Qui m'aime me suive...

Carnet de route.

jeudi 10 mai 2007

Transit en France (suite et fin)

Je prends enfin le temps de dire qu’elles ont été mes dernières heures de réjouissances en France en cette fin de mois d’avril 2007 et ce début de mois de mai 2007, juste avant que nous ne changions d’ère politique…

DSC_2506__800x600_En Bourgogne, j’ai enfin pu me poser un peu vu que j’y suis restée deux jours. Avec David et Cécile, les activités se sont organisées autour de Lubin, entre ses repas, ses changements de couche, ses petites colères pour cause de digestion difficile et douloureuse… Enfin. J’exagère car non seulement c’est un bébé tranquille mais en plus ses parents sont plutôt efficaces dans la gestion du quotidien. Nous avons même tenté une promenade d’un peu plus de 10 kms au départ de leur domicile. Je dis "tenté" car la pluie nous a arrêtés au début du parcours envisagé. Nous avons juste fait les quelques kilomètres qui nous séparaient de la maison jusqu'à l'entrée du chemin, et un peu plus… Sur le retour nous avons fait des courses, car Cécile et David revenaient d'une expédition à Bordeaux en camping ca et que les boîtes de ravioli et de taboulés ne suffisaient plus à combler notre appétit, et surtout notre envie de saveurs…
Le lendemain il a fait très beau (mardi 1er mai) mais nous n'avons pas tenté le diable… Nous nous sommes contentés, après un déjeuner bien lourd (j'ai fait un gratin de pâtes aux légumes mais avec de la crème fraiche à la place du "soja cuisine" auquel j'ai pris l'habitude lors de mon séjour en Guadeloupe au domicile parental, c'est beaucoup plus gras…) et trop épicé (j'y ai mis un piment espagnol entier et une bonne dose de gingembre en poudre…), nous nous sommes donc contentés de monter ma tente (ma nouvelle tente tunnel, ultra légère, soit 980 grammes…) achetée le mois d'avant et toujours pas testée. David m'a chronométré pour le premier montage… Et comme j'ai bugué (et lui aussi) sur la méthode d'enfilage des arceaux… ce premier montage ma pris 18 minutes. Après, il semble qu'en réalité, quand on sait comment faire, elle soit vraiment simplissime à mettre en place. Je ne me donne pas 3 minutes avec l'habitude. Bref : j'ai pu vérifier qu'elle est normalement constituée, qu'il n'y manque rien, et qu'elle correspond vraiment à ce que je recherchais.

DSC_2496__800x600_Nous avons finis la journée dans les jeux de société, et pour rester dans la thématique de mon départ pour Montréal, nous avons joué plusieurs fois à un jeu que j'ai découvert et qui consiste à faire du canoë sur un fleuve se jetant… dans les chutes du Niagara ! Fort sympathique, très dynamique. A chaque fois que Cécile me fait découvrir un jeu je me demande où ils vont chercher toutes ces idées les gars qui les inventent. Là il y avait carrément un système qui permettait de simuler une grande crue sur le fleuve en cas de changement climatique décidé par un joueur… pouvant entrainer les canoë dans les chutes… et ceci sans mécanisme compliqué, ni aucun recours à un moteur ou l'électronique, le principe consistant simplement à faire coulisser des disques en plastique transparent servant de case pour les déplacements dans une glissière de carton équivalent au lit du fleuve.
Mercredi 2 mai donc, je repartais déjà pour Paris. J'ai vécu alors es premiers aléas du voyage. Alors que j'avais rendez-vous à la Défense entre midi et deux avec ma cousine Myriam chez qui je dormais le soir pour qu'elle me passe ses clés, David me dépose à la gare de Montbard rapidement avant de rejoindre lui même un rendez-vous avec Cécile et Lubin chez une assistante maternelle, et là, que vois-je ? Mon train n'existe pas. Il a été annulé pour travaux. E le suivant ne permet pas d'avoir ma correspondance, et donc d'être à l'heure à mon rendez-vous. Finalement, tout est bien qui finis bien, je prends un train qui est presque une demi heure plus tard, et le train suivant qui part en retard, m'attends presque… et j'arrive à l'heure prévue initialement à Paris, alors qu'entre temps j'avais repoussé d'une heure mon rendez-vous avec ma cousine… Grrr… je vais donc tuer le tems en faisant quelques courses aux Halles, plutôt que de redéplacer encore mon rendez-vous…

DSC_2529__800x600_Ensuite je vais passer tout mon après-midi à faire mon sac à dos pour le grand départ le lendemain. Et heureusement, après l'effort, le réconfort, je vais passe une soirée de folie avec Myriam et deux amis à elle qu'elle a invitée pour l'occasion. L'occasion ? Le premier barbecue de la saison, sur son balcon. Ce sera d'ailleurs une soirée très chaude, parce qu'en dehors du fait qu'à la télé se déroule alors le grand débat entre Ségo et Sarko, Myriam a littéralement mis le feu a son tout neuf grill électrique. Mais heureusement elle a du sang froid : elle a tout simplement arrosé les flammes, pour éteindre le mini incendie qui commençait à gagner la balustrade en bois… Enfin, cela ne l'a pas refroidie pour autant car nous avons quand même terminé la soirée aux chandelles avec une bonne bouteille de vin chilien. Une dernière soirée donc inoubliable.

Jeudi matin je me suis levée en même temps qu'elle, je pensais avoir de la marge… je me suis arrêtée dans une poste pour envoyer à mon frère un colis de choses que je ne souhaitais pas emmener, et en fait, je me suis retrouvée dans le RER A direction Roissy, en grand stress. J'en sortais à peine moins d'un quart d'heure avant la fin de l'enregistrement de mon vol. Je suis arrivée en courant et en nage dans la très courte file de personnes qui finissaient d'enregistrer. Je me suis fait remonter les bretelles par l'agent de la compagnie qui vérifiait les billets. Et il a encore fallu que je fasse un sprint jusqu'à l'agence située dans l'aéroport pour retirer mon billet, ce que je ne savais pas. Enfin bon. Comme vous savez, je l'ai eu cet avion!

Voili, voulou.

PS : Comme d'habitude, il faudra patienter pour les photos, et quand à la suite… vous la lirez dans ma nouvelle rubrique : 3 – Montréal, Québec, Canada.
Photos ajoutées lundi 14 mai 2007 : mieux vaut tard que jamais !

Posté par siempreCHA à 16:53:00 - 02- Transit en France. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 30 avril 2007

J-3 : Pas de nouvelles, bonnes nouvelles !

Enfin une vraie bonne grasse matinée. Je me suis levée à 10h45, en même temps que toute la maisonnée, et après m’être couchée à un peu moins de minuit. Croyez-moi, après la semaine fort mouvementée que je viens de connaître, ça fait du bien. Je suis à Montbard en Bourgogne, chez David et Cécile. J’ai fais la connaissance hier soir à mon arrivée nocturne, de Lubin, le nouveau né, adorable. Eux étant revenus vers 17h d’une expédition en camping-car à Bordeaux, et nous étions donc tous très fatigués. Même Lubin qui pourtant, du haut de ses presque deux mois, ne se préoccupe pour l’instant que de ses repas. Et de l’état, agréable ou non, de sa couche. Qu’il est bon d’être un bébé…

J’ai pris beaucoup de retard dans le récit de mon périple en France, et pour cause, j’ai couru dans tous les sens, mes nuits ont été courtes, et les journées sans répit, sans beaucoup d’instants pour me poser, et surtout, j’ai autant que faire ce peut, voulu profiter au maximum des moments que je partageais avec mes amis.

A Bordeaux, j’avais une mission, confiée par ma cousine : remettre à un ami à elle quelques cadeaux de sa part. Ce fût compliqué pour fixer un rendez-vous à ce monsieur qui visiblement travaille beaucoup et avec des horaires abracadabrants, mais j’y suis parvenue… le dernier jour de mon séjour chez mon frère, en très début de matinée, ce qui m’a obligée à me lever très tôt, alors que naturellement, je m’étais couchée très tard… Enfin. C’est presque ce qui s’est passé tout au long de ce séjour en France.

DSC_1822__800x600_J’ai profité d’être à Bordeaux pour voir Sylvain que je n’avais pas pu croiser l’été précédent. Il a passé presque toutes les soirées et même les nuits, chez Patrick et ses colocs qui l’ont accueilli, très enthousiastes. Invité le lundi pour un barbecue, il est reparti le jeudi, en même temps que moi. Enfin, je crois… peut-être y est-il encore.

Il nous a montré un extrait d’une heure et des poussières des rushes en court de montage de son voyage de quinze jours au Togo, au long duquel il a tourné environ 45 heures de rushes au total, autour d’un stage de danse organisé par un ami togolais vivant à Bordeaux, et dont il tente de faire un film documentaire qui s’intitulera Au Cœur du Togo. Je ne vois pas comment on peut cerner une culture que l’on connaît depuis quinze jours… mais en tout cas il a écrit de jolis commentaires sur l’humanisme et l’Humanité pour accompagner le film.

Le mardi je suis aller chez lui, et j’ai revu ses parents (pas vu depuis si longtemps), car en ce moment il vit chez ses parents. Et il a ressorti du fond de son disque dur de son ordinateur les tableaux vidéo que j’avais fait entre 2000 et 2002. Nous y avons collé des percussions togolaises, et il m’en a gravé un DVD. D’ailleurs c’est étonnant les percussions togolaises : ils utilisent souvent et parfois uniquement la bouche pour faire des rythmes, comme les « boul-a-guèl » [se lit « boulaguèle »] en Guadeloupe.

Une proposition de colocation à Montréal.

DSC_1850__800x600_J’étais à Bordeaux chez Patrick quand j’ai reçu l’offre de colocation de Ludovic, un copain de Kim-Soo, le copain à moi qui m’avait déjà proposé de m’héberger à mon arrivée à Montréal. Il s’agit de louer une chambre dans un appartement qui en comprend deux (de chambres) au deuxième étage dans le quartier du plateau Mont-Royal, avec métro, bus et commerces à proximité. La chambre n’est pas meublée mais elle comprend tout de même un lit. L’appartement lui est meublé et équipé comme il faut, et loyer + électricité + chauffage + téléphone + Internet, le tout partagé à deux, cela me ferait 402$CAN, soit un peu moins de 265€. Génial, non ? Caroline et Karine qui revienne justement de Montréal où elles ont étudié un an (elles y ont fait leur Maîtrise d’Anthropologie) ont trouvé ça cher comparé à ce qu’elles payaient elles (Karine 120$CAN et Caroline 380$CAN), mais après coup, elles m’ont conseillé d’accepter si j’en avait les moyens. Je me suis laissée le temps de la réflexion, car au départ, mon idée était plutôt de chercher une voiture d’occasion et de vadrouiller partout sur le continent nord américain, la rencontre de mes amis : Kim-Soo et Alix à Montréal (aucune nouvelles d’Albert qui pourtant y vit encore aux dernières nouvelles), Kelly à Chicago, Jean à Orlando, Leslie à Las Vegas… avec aussi le projet de visiter New York et San Francisco. Bref… ce n’est pas le prix qui me déciderait mais plutôt l’envie ou la nécessité de rester ou non à Montréal. Enfin. Ludovic m’a même envoyé des photos de l’appartement dans le week-end suivant : sympa.

DSC_1868__1600x1200_Entre le super bon pain que Patrick nous a fait maison, le Chili Con Carne et Con Dombré trop pimenté que j’ai fait le mercredi soir, et les jeux de sociétés dont raffole Caroline, comme moi, et dans lesquels nous avons réussis à entraîner les autres (Tarot, Trivial Pursuit…), j’ai passé de supers bons moments dans cette grand maison. Le quartier est très bourgeois, c’est-à-dire calme et désert. Il y a même un voisin qui surveille les alentours de sa maison jusque dans la rue avec des caméras mobiles plantées dans son jardin… ce qui me semble-t-il n’est pas autorisé (surveiller un lieu public depuis un lieu privé). Avec Patrick on s’est amusé à lui faire des grimaces. Mais au contraire, l’ambiance dans leur maison est plutôt système D et la vie en communauté se déroule plutôt bien apparemment. Chacun a son espace. Ils ne sont pas tout le temps les uns sur les autres. Ils ne se prennent pas la tête avec l’ordre et la propreté… juste assez pour éviter les infections (hahaha !)… ils ne se prennent même pas la tête pour savoir à qui c’est le tour de faire la vaisselle… peut-être aussi parce que je les ai quasiment toutes faites quand j’ai été là !

J’ai aussi vue Adèle, le mercredi 18 : nous nous sommes baladée sur les quais tout beaux, tout nouvellement aménagés de Bordeaux. La Place du Palais de la Bourse a retrouvé sa fontaine, et de l’autre côté de la route, sur les quai, il a été installé un miroir d’eau (ni plus, ni moins une flaque de trois centimètres de profondeur, qui ruisselle et surtout reflète le Palais de la Bourses) : c’est de plus en plus touristique et chic comme ville, en plus de l’ambiance bourgeoise qui y a toujours régné. Avec Adèle nous avons bu un verre en terrasse en nous racontant nos vies, et l’après-midi est passé très vite.

Le jeudi 19 matin, c’est Luvinsky que j’ai rejoint dans Bordeaux centre. Nous sommes allé manger une salade dans un salon de thé fort sympathique, avec une carte entièrement « bio ». Il m’a raconté ses projets, et nous nous sommes séparés sur la Place Camille Julian (devant l’Utopia) un quart d’heure avant qu’il ne rejoigne le studio non loin de là où il enregistre depuis plusieurs semaine son album (dont vous pouvez écouter quelques extraits ici).

Qu’est-ce que cela fait du bien de revoir les amis. Ces moment ont été courts, mais vraiment forts, et intenses.

DSC_1933__800x600_Je suis repartie pour Paris jeudi 19 en fin d’après-midi, après avoir serré fort dans mes bras mon grand petit frère. Ce soir là j’ai dormi avec Sonia, chez ses parents. Nous nous sommes couchées après avoir regardé deux courts métrages indépendants anglais dont j’ai oublié les titres mais qui m'ont bien plu. Très bien réalisés : avec une mise en scène et un cadrage originaux, très esthétiques, et pas pour autant superficiels, du genre qui apporte du sens, d’un point de vue symbolique. Elle a réussi à supporter mes ronflements, et j’ai même pu laver du linge chez elle, vu qu’ils ont un sèche-linge. Car je repartais dès le lendemain pour Nancy.

Une rencontre fort enrichissante.

DSC_1934__800x600_A midi, ce vendredi là (le 20), j’ai pique niqué avec Christine. Christine, c’est une française d’origine vietnamienne que j’ai rencontré en Argentine, lors de ma visite des ruines Quilmes, dernier bastion de la résistance amérindienne argentine. Quand on s’est rencontrées, ni elle, ni moi n’aurions imaginée que nous étions toutes les deux françaises, et nous avons d’abord essayé de communiquer en espagnol. Son espagnol n’étant pas très bon je lui ai propos l’anglais, et quand j’ai entendu sa prononciation en anglais (comme elle a du entendre la mienne) je n’ai pas eu de doute : nous avons deviné que nous étions toutes les deux francophones. Depuis nos retours respectifs, nous sommes restées en contact. Depuis elle est devenue juge dans un tribunal administratif (et depuis peu d’ailleurs). Nous avons donc pique niqué ensemble, et alors que nus abordions le dessert, nous apprêtant à casser l’œuf au chocolat Méga Maxi Kinder Surprise que je lui avait offert, une personne à la fenêtre de son appartement, donnant sur la jardin public où nous étions installées, nous a interpellé, nous demandant s’il n’y en avait pas un peu pour elle. En fait, il s’agissait d’une amie à elle, pas vue depuis deux ou trois ans, et qui s’est jointe à nous pour le dessert. Une rencontre très enrichissante pour moi puisque Anna (c’est son nom) a réalisé avec deux amis un film documentaire intitulé Kings of the World : un portrait des états-uniens au moment de l’affrontement électoral Bush/Kerry tout au long d’un road-movie à travers l’Arizona, la Californie, le Névada et l’Ohio. Un documentaire en road-movie, qui alterne portrait et paysages, toute la vérité sur les états-uniens tels qu’ils sont… loin des clichés culturels qu’ils véhiculent dans les produits télé et ciné. Tout ce que j’aime. Tout ce que j’aurai aimé faire en Amérique du sud lors de mon premier voyage. Filmer et voyager au fil de ses rencontres. Le film sort le 13 juin dans deux salles parisiennes. Alors que j’exprimais mon regret de ne pas pouvoir le voir, ne voilà-t-il pas que cette jeune femme que je ne connaissais que depuis une demi-heure, me propose de me prêter un DVD de son film pour le week-end afin que je le visionne et que je lui dise ce que j’en pense. Je suis étonnée de cette marque si rapide de confiance, et flattée de cet honneur. J’accepte, et c’est son DVD sous le bras que je m’en vais quelques heures plus tard en week-end à Nancy où je n’avais pas remis les pieds depuis dix ans.

Réconciliée avec Nancy.

DSC_1995__800x600_J’ai commencé mes études à Nancy en 1994. J’y suis restée trois ans et y ai passé une licence de Lettres Modernes. J’en avais gardé un très mauvais souvenir, à cause d’expériences douloureuses vécues là-bas. Mais j’y avais laissé quand même quelques amis. C’est Anja [se prononce /ania/ ] qui m’y a accueillie la première. Nous étions si contente de nous retrouver que nous nous sommes jetées dans les bras l’une de l’autre. Elle s’était lancée le défi de me faire apprécier Nancy, et elle y a réussi : entre une promenade de jour sur la place Stanislas et dans le Vieux Nancy, et le samedi soir, de nouveau une promenade sur la place Stanislas. J’ai mitraillé Nancy sous toutes ses coutures, et je n’en ai vu que les joli côté. En plus je suis tombée pile poil pendant la période de la Fête foraine : nous avons fait un tour de grande roue et j’ai pu photographier la ville du haut de ses 50 mètres. Le même week-end où j’y étais, il y avait des ateliers d’artistes ouverts pour deux jours. Nous en avons visité un à la MJC Lillebonne : des gravures très sombres, où l’artiste avait posé lui même… Pas terrible terrible. Je me suis même amusée lors de notre sortie nocturne à refaire avec mon appareil DSC_2123__1600x1200_photo reflex numérique, la toute première photo que j’avais prise à l’époque à Nancy lors d’un atelier avec un appareil photo reflex argentique qui m’avait été prêté : une gargouille de la Basilique Saint Evre. Avec Anja j’ai littéralement redécouvert Nancy, et j’ai beaucoup aimé. En plus la ville a beaucoup changé depuis l’époque où j’y étais : il y a un tramway maintenant, mais aussi des lumières sur les monuments la nuit… ses beautés sont bien mises en valeur.

Le dimanche 22 j’ai retrouvé Fatima à la gare, et Anja et Renaud nous ont déposé chez elle à Vandœuvre Lès Nancy. J’ai passé la fin du week-end avec elle. Elle m’a chouchouté, me préparant de véritable festins : courgettes au miel, tajine de petits poids, fonds d’artichaut et viande. Puis nous avons passé l’après-midi à nous balader dans des coins de Nancy que je ne connaissais pas, d’abord à la recherche de la statue de Auguste Coué dans un jardin public dont j’ignorais l’existence, puis ensuite à visiter encore trois ateliers d’artistes, dont un qui s’appelle Fah, et dont le travail est absolument fabuleux : il découpe des petits bonhommes dans du papier et les mets en scène dans de petit cadres. Il fait aussi de très beau travaux photographiques et de graphisme. Mais surtout, il a couvert les murs de sonDSC_2151__800x600_ appartement de mosaïques, aménagés ses étagères avec des planches qu’il a taillé et polies lui même avec de superbes arrondis, il joue avec les formes, la couleur, la lumière, à la manière d’un Gaudi, et avec en plus un certain sens pratique. Fatima et moi sommes restées en extases devant cet appartement dont il a fait un chef-d’œuvre… ou bien est-ce un chef d’œuvre dont il a fait sa maison ? Je lui ai volé une photo de sa salle de bain pour vous faire voir… c’est divin.

Une semaine de folie : un emploi du temps de ministre !

Lundi 23 au matin je suis retournée sur Paris, et ensuite ça a été la course. Lund j’ai galéré des heures à joindre tout le monde. Après le déjeuner j’ai bu un verre avec Anna dans le quartier de Montorgueil, lui rapportant en détail ce que je pensais de son film documentaire, vu deux fois dans le week-end, une fois avec Anja, une fois avec Fatima. Puis à 17h j’ai bu de nouveau un verre, cette fois avec Katherine, ma copine brésilienne, à place de Clichy : on s’est racontées nos vies et le temps est passé vite. Le soir j’ai dormi à Ris-Orangis, chez Maryline qui m’a généreusement accueillie presque toute la semaine.

DSC_2172__800x600_Mardi 24, Marie-Anna, une amie qui était au lycée avec moi en Guadeloupe et qui travaille maintenant comme technicienne pour les labos des douanes après avoir entamé un doctorat de chimie, est montée depuis Lyon en TGV pour passer la journée avec moi. Elle avait du shopping à faire. Je l’ai donc guidée dans les quartiers commerçants, en commençant par les coins pas cher : Barbès en tête. Nous avons beaucoup marché, mais elle a trouvé les chaussures, les pantalons qu’elle cherchait, et même un petit haut pour l’été. Nous avons déjeuner dans une pizzeria près de la gare du Nord, et nous avons rejoins les Halles dans l’après-midi. J’ai trouvé une montre Casio pas belle mais fonctionnelle, pour remplacer ma Swatch achetée avant mon départ pour l’Amérique du sud en 2002, et après avoir bu un verre avec une copine à elle, Marie, avec qui elle avait passé le concours des douanes, nous nous sommes séparées, elle pour reprendre son TGV retour pour Lyon, et moi pour prendre un TER pour Vernon où j’étais attendue par Chanh.

DSC_2259__1600x1200_Mercredi 25 j’étais donc avec Chanh. J’ai dormi sur le canapé du salon. Elle habite une très grande maison avec Jérôme, le militaire avec qui elle vit depuis 10 mois. Ils ont chacun acheté un appartement qu’ils louent, ce qui leur fait des rentes et leur permets de louer cette grande maison dans un quartier où toutes les maisons sont louées à des militaires, donc pas trop cher. Jérôme a un fils de 4 ans, Enzo, d’un premier mariage. Ils avaient déjà prévu de l’emmener à Disney Land Paris. Je les y ai donc accompagné. Nous avons passé près de dix heures à marcher de manège en manège. Et naturellement, nous étions là pour faire plaisir à Enzo : nous avons donc fais les manèges exclusivement pour enfant : à cheval, en éléphant, en navette spatiale, en voiture, en train, en bateau… Nous nous sommes même perdu dans le labyrinthe du jardin de la Reine de Cœur, comme Alice au Pays des Merveilles. Enfin. Nous nous sommes perdus parce que nous suivions Enzo qui nous emmenait sans cesse dans les impasses : mais c’était plus drôle comme ça. A la fin de la journée, ils ont voulu faire un tour de circuit en voiture de sport, mais il y avait 40 minutes d’attente. Le Space Moutain était juste à côté, avec zéro minutes d’attente : j’ai eu le temps de m’en faire trois tour. Je ne marchais plus très droit après…

Nous avons passé tellement de temps dans le parc, et à la fin de la journée, nous avons perdu tellement de temps pour trouver de l’eau, le « Doudou-Mickey » et la glace qui avait été promise à Enzo, qu’il était 20h30 quand nous avons rejoins la voiture sur le parking. Ils m’ont déposé à la gare de Lyon pour que je reprenne le RER pour Ris où j’étais attendue normalement à dîner. Heureusement, Ingrid (une ancienne collègue de travail) qui m’avait proposé que nous nous voyons ce soi là n’était plus très disposée, et moi très en retard, plus trop disponibles. Nous avons donc décidé de nous voir le lendemain midi.

DSC_2304__1600x1200_Jeudi 26 matin, après une bonne nuit de sommeil, j’ai passé la matinée avec Maryline. Nous nous sommes promenées avec Pearl sa chienne (un Berger malinois qui a 12 ans, peur des pétard, et adore bouffer tout ce qui traîne par terre). Nous sommes allées jusqu’à un cyber café, puis à la Poste, et à notre retour il était déjà temps que nous allions à Evry, au centre commercial, où nous avions rendez-vous avec Ingrid pour déjeuner. Maryline a eu la bonne idée d’aller chez le chinois plutôt que dans les habituelles chaînes de restaurations raides, et j’ai passé à peine deux heures avec Ingrid, car elle a du quitter son travail au lycée pour me retrouver pour le déjeuner. Ensuite je suis allée perdre mon temps à la Fnac, et c’est là que j’ai trouvé mon bonheur, un disque dur externe portatif de 10cm x 6cm x 2cm, noir, au design profilé : 160 Go pour 120€. Moins 6% parce que je suis adhérente Fnac. Et j'aurais même pas eu besoin de parcourrir toute la rue Montgallet. Et voilà une bonne chose de faite !

L’après-midi j’étais attendue à Paris, métro Bastille, par Hélène et Annabelle, deux copines rencontrées par l’intermédiaire de David et Cécile, mes amis de Bourgogne. Nous avions prévu avec les filles d’aller voir une exposition de photo faites par le Ché qui avait lieu depuis début mars au Barrio Latino. Déception. Je ne sais pas comment les clichés ont été choisis, et même archivés, mais les tirages actuels d’après négatifs originaux n’étaient pas terrible. Mis à part quelques photos de mécanismes industriels, très esthétisantes, prises par le Ché quand il était Ministre de l’Industrie. Nous avons même eu droit à une visite guidée, par le gars qui s’occupait de l’accueil. Pour moi qui ait lu trois biographie du Ché, et presque tous ses écrits publiés, je n’ai pas appris grand chose, et d’un point de vue technique il n’a pas tellement pu répondre à nos questions. Mais cela a tout de même donné lieu à un débat entre Annabelle et moi à propos de ce qu’est une « bonne photo », elle considérant qu’une photo trop contrastée où n’apparaissent que des noirs et des blancs n’est pas bonne, la bonne photo devant êtreDSC_2325__1600x1200_ composée de la gamme de gris la plus nuancée possible… Heureusement que tous les artistes ne respectent pas ces règles parce qu’il y aurait beaucoup de photos magnifiques que nous n’aurions jamais eu le loisir d’admirer. Enfin. Pour en revenir à l’expo, il semblerait que les 5€ de l’entrée (tout de même) serve à financer un centre d’archives culturelles à Cuba… Les photos étaient encadrées sous des plexis, d’où des reflets terribles sur les images… Je ne dis pas que le Ché devait forcément être un bon photographe en plus d’être un révolutionnaire, mais si ses photos sont si mauvaises que cela, à quoi bon les montrer ?

Nous avons passé à peine une demi-heure à l’exposition (60 photos, c’est vite vu) et puis nous nous sommes posées à la terrasse d’un café sur Bastille en attendant qu’Emmanuelle nous rejoigne vers 17h30. Une fois qu’elle a été là nous nous sommes posées dans les jardins du Port de l’Arsenal, nous avons fait révise ses cours d’Histoire-géo à Manue qui prépare le concours de Professeur des Ecoles,… et puis nous nous sommes racontées nos vies, nos projets, et le temps est passé très vite. Nous avions toutes pas mal de route pour rentrer chez nous, et un programme chargé le lendemain, alors nous ne sommes pas allées dîner ensemble finalement.

Vaccinée mais pas trop !

Vendredi 27 j’ai dû me lever tôt à Ris chez Maryline pour retourner encore à Paris. Heureusement j’avais eu la judicieuse idée de prendre une carte orange cinq zones pour la semaine. Je suis allée au Centre médical de l’Institut Pasteur pour me faire revacciner contre la typhoïde. Non seulement j’ai voulu aller de gare de Lyon à Montparnasse en bus, ce qui m’a pris un temps fou, mais en plus j’ai perdu encore plus de temps à marcher dans le quartier pour trouver le Centre Médical. Et une fois arrivée, la doctoresse a voulu me vacciner contre tout : la rage, l’hépatite A… et puis elle a voulu que je fasse une visite de conseils aux voyageurs, sur rendez-vous bien sure, et payante. J’ai dit non à tout. Je ne veux recevoir que les vaccins obligatoires. Et la visite de conseils aux voyageurs je l’ai déjà faite en 2002 : le docteur qui m’avait reçu à l’époque m’avait même expliqué que les vaccins contre l’Hépatite et la rage étaient absolument inutiles. Il faut bien mourir de quelque chose… Mais surtout j’ai trouvé qu’elle avait une vraie agressivité commerciale cette doctoresse. Cela m’a beaucoup déplu. Enfin.

DSC_2345__800x600_Ensuite j’ai traversé Paris encore en Bus, jusqu’à la gare Saint-Lazare, pour trouver une boîte de flûte traversière, dans un magasin qui m’avait été conseillé la veille chez Paul Beuscher. J’ai encore une fois perdu beaucoup de temps, pour rien en plus, puisque je n’ai pas trouvé la dite boite, juste un gars compétent pour m’expliquer qu’elle pouvait être commandée et livrée sous une semaine… J’ai donc laissé tomber. J’étais attendue par Frédéric et Guillaume avec qui ‘avais prévu de passer la journée. Finalement j’ai débarqué chez eux pour le déjeuner. Une super bonne salade de riz aux légumes, une sieste en jouant à des jeux de société, et puis en milieu d’après-midi nous sommes allés à pied à l’UGC Ciné Cité Les Halles. Et là, le choc ! Plus de caissières. Juste des machines : tu choisis ton film, et tu payes avec ta carte bleue, ou ta carte d’abonnement. J’en reviens toujours pas. Non seulement l’entrée coûte cher (9,80€) mais en plus ils font des économies monstres sur le personnel. Vous imaginez tous les étudiants qui bossaient là pour subvenir à leurs besoins pendant leurs études ?… Mais où va-t-on !!

tres_bien__merciNous sommes allés voir Très Bien, Merci. Angoissant, réaliste, touchant. Non il ne s’agit pas d’un film d’horreur, ni d’un thriller, ni même d’un drame romantique. Non en fait, cela raconte l’histoire d’un Monsieur Tout Le Monde qui un matin en allant au travail se fait contrôler par la RATP en sortant du métro et se prend un PV pour avoir déjà allumé sa cigarette, à 20 mètres de la sortie. Il est choqué par l’incident qu’il trouve injuste. Le soir, en sortant du travail il assiste au contrôle d’identité de deux jeunes par des policiers. Les policiers n’apprécient pas qu’il regarde, et lui demande en le tutoyant de s’en aller. Il estime être dans son droit, n’accepte pas la brutalité des mots des flics, résiste aux ordres… et se fait arrêter. Il passe la nuit au poste et le lendemain il demande à voir le commissaire alors qu’on le remet en liberté. Il est emmené aux urgences psychiatriques, les policiers présents ne comprenant pas qu’il n’accepte pas la situation, et ne s’y soumette pas… et les choses vont encore plus loin, il va être interné, perdre son travail, et puis je ne vous raconte pas la fin, mais ce film est troublant de réalisme, dans la façon dont parle les policiers, et les autres interlocuteurs, et la façon dont cet homme qui ne hausse jamais le ton, mais souhaite simplement se faire respecter, être libre, et qui de plus ne fait rien de mal, à aucun moment, va finir par être hors la loi pour retrouver sa vie normale. Un film à la limite de la morale, mais qui fait réfléchir sur la société dans laquelle on vit. Un scénario formidable, et des acteurs extras (Sandrine Kiberlain et Gilbert Melki) malgré une réalisation très classique et une image pas toujours très bonne.

DSC_2370__800x600_Le soir je suis redescendu (encore) dans la banlieue et j’ai retrouvé Julien à la gare d’Evry-Courcouronnes. Nous sommes allés dîner au restaurent avec Virginie (ce sont deux anciens collègues de travail, comme Ingrid et Maryline). Et nous avons bien rigolé toute la soirée, devant un morceau de viande et des frites. Ils sont tous les deux encartés au parti socialiste, et forcément nous avons parlé politique, campagne électorale, etc… etc…

DSC_2418__800x600_Samedi 27 matin train très tôt, j’ai quitté Maryline (et la banlieue) définitivement, pour prendre le train à destination de Saint-Lazare pour Chaumont en Vexin où j’ai passé la journée avec Aliénor, une amie gardée depuis Bordeaux, et est devenue depuis Archéologue (oui, oui... c'est pas que dans les films de Spielberg!*). Elle habite avec son compagnon, Grégory, prof d’Histoire-Géo, en pleine campagne picarde. J’ai passé un très bon moment avec eux. Ils se cousent des vêtements, tissent de la laine, entassent des objets anciens et rares. Bref, ils sont très chouettes tous les deux. Aliénor m’a offert un livre de circonstance… mais je l’ai déjà lu, deux fois : « On The Road » de Jack Kerouac. Et un autre de Barjavel. Elle est la troisième qui m’offre des livres. C’est très gentils, mais il faut les porter ensuite !

DSC_2437__800x600_Dans la soirée je suis rentrée sur Paris et repartie vers la banlieue, proche banlieue : Colombes. J’étais invitée chez Eric à une soirée Loups Garous, qui a terminé en soirée jeux de société parce que nous n’étions pas très nombreux. Juste cinq. C’est assez pour un Trivial Pursuit que nous n’avons pas mené à terme mais que j’ai largement mené, et d’autres jeux fort sympathique que je ne connaissait pas et qui m’ont bien amusé. J’ai dormi chez Eric dans mon sac de couchage sur le parquet de son petit studio, et le lendemain matin il m’a déposé chez Tatiana. J’espérais y être pour 11h. Nous nous sommes levés en conséquence. Mais nous sommes partis en retard, et en plus nous sommes restés coincés dans des embouteillages sur le périphérique et surDSC_2467__800x600_ l’autoroute. Mais où allaient-ils tous ces gens un dimanche matin ? Je suis arrivée chez Tatiana et David à 13h passé. Nous sommes rapidement passés à table et j’ai passé avec eux 4heures à peine, chrono en main, vu que le soir je devais prendre le train pour venir ici en Bourgogne. J’ai quand même passé un très bon moment avec eux, et avec leur fils Killian qui marche sans problème, a 18 dents, commence à parler, dit « Merci » pour dire « Tiens », et ne m’a pas vraiment reconnu…

Les bonnes nouvelles en question !!!

Bon, il faut quand même que je vous annonce deux choses :
- primo, j'ai accepté la collocation pour deux mois à Montréal,
- secundo, samedi matin j'ai reçu un email du lycée français de Pereira en Colombie où ils m'annoncent qu'ils ont retenu ma candidature pour un poste de professeur de français à la rentrée prochaine (septembre 2007)... reste une décision à prendre : vais-je accepter ?

Voili, voulou.


PS : pour les photos qui viendront illustrer ce long message il faudra encore un peu patienter... choix... recadrage... compression... téléchargement... pour le traitement d'image je ne suis pas encore tout à fait opérationnelle.
Photos ajoutées lundi 14 mai 2007 : mieux vaut tard que jamais ?!

* jeudi 10 mai 2007 : Dans une première publication de ce message j'avais déclaré qu'Aliénor était étudiante en archéologie... erreur de ma part, car j'ai appris depuis qu'elle est devenue entre temps officiellement "archéologue", en attestent ses feuilles de paye !!! (dit-elle) Encore désolée, gente damoiselle, pour cette bavure concernant votre statut ! Respect à vous et félicitations pour le formidable chemin accompli !

Posté par siempreCHA à 14:58:00 - 02- Transit en France. - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 17 avril 2007

Encore de passage sur Bordeaux...

Alors, alors. Me voilà à Bordeaux chez mon cher et tendre frère. A Caudéran, dans la grande maison où Patrick et trois de ses amis vivent en collocation, et où semble-t-il, il est difficile de partir quand on y est, car en effet, Sylvain, un ami à moi, y est arrivé hier soir pour dîner (barbecue), et qu'aujourd'hui 12H57 il est toujours là, vautré sur une banquette devant la télé.

DSC_1677Tout d'abord, pour reprendre le récit de mes aventures là où je l'ai laissé. Après la fiesta d'anniversaire de Tonton Jean-Paul, je suis rentrée avec Mamie Claude chez elle pour y dormir. Comme l'air de Rouffignac est réputé (et c'est prouvé) soporifique, j'y ai dormi comme un loir... un tour de cadran : 12h... là je crois que j'ai récupéré. Puis le lendemain matin, dans la fraîcheur et la douceur matinale (enfin, en fin de matinée), je suis partie effectuer des fouilles archéologiques dans la grange où huit mois plus tôt j'avais stocké mes quatre uniques cartons d'affaires personnelles, pour y retrouver mon carnet de santé, et surtout mon carnet de vaccination internationale, indispensable pour le voyage, et négligemment oublié dans mon déménagement. J'espérais qu'il serait dans le premier... mais non. J'ai ouvert le deuxième : rien en vue. Puis le troisième : toujours rien. Et le quatrième... j'étais couverte de toiles d'araignée et de poussières... et rien. Et me voilà bonne pour recommencer à fouiller chaque carton, en détail : j'ouvre toutes les boîtes, et que vois-je ? Il est là dans le deuxième carton. Enfin. Voilà une chose de réglée. DSC_1700

Midi, déjeuner avec Mamie Claude. Dans la matinée, Stéphane (mon oncle) nous rejoint. Après le déjeuner il m'accompagne chez Geneviève et Jean-Paul pour boire le café, où Jean-Louis (mon cousin) nous ravie de ses récits de voyageen Mauritanie, et en fin d'après-midi, je quitte Rouffignac avec Stéphane, direction Périgueux.

DSC_1711Nous faisons une petite halte à l'aéroclub où il doit déposer une remorque de planeur, et faisant chemin nos discussions vont bon train : écologie, politique, moteurs de voiture, aviation... et j'en passe et des meilleures. La discussion avec Tonton Stéphane est vraiment intéressante, enrichissante. Le soir nous dînons chez lui. Faustine, sa fille me fait découvrir les Télétubies. Elle allume seule la télévision et le lecteur DVD alors qu'elle ne parle pas encore tout à fait... Ainsi va le monde. Ses parents ont tout le mal du monde à l'endormir ce soir : sans doute une conséquence du retour des vacances qui a dû perturber son rythme et ses habitudes spatio-temporelles, mais aussi peut-être est-ce du à ma présence. Nous ne flânons pas tard devant la télé mais le lendemain matin c'est Faustine qui carillonne le lever de toute la maisonnée.

Après un copieux petit-déjeuner, Capitaine Stéphane m'accompagne à la gare, et me revoilà repartie vers Bordeaux, pour une simple escale où Patrick, mon frère, me retrouve. Nous déjeunons ensemble, un kébab et des frites, je lui remets tout ce que je trimbale pour lui dans mon sac depuis mon départ, puis je repars illico presto pour Mont-de-Marsan.

DSC_1755A Mont-de-Marsan je suis accueillie à bras ouvert par une amie pas revue depuis 2002. Une amie rencontrée à Bordeaux l'année universitaire 1999-2000, à la résidence universitaire d'été. Elle a prévu de me régaler des délices de la région : magret, foie gras,... mais aussi de saveurs exotiques qu'elle expérimente : crevette fraîches, légumes poêlés, épices... un week-end culinaire, et spirituel. Le dimanche nous faisons une belle et longue ballade de long de la Midouze (la Douze et le Midou se rejoignant dans Mont-de-Marsan pour donner la Midouze.... original, non ?), et je suis épatée par notre rencontre. Nous ne nous sommes pas vue plusieurs année, et c'est comme si nos expériences, et la vie nous avaient rapproché. Nous partageons tellement de choses, sur notre vision de la nature humaine, thème qui m'est si cher, et sur la nécessité de dépasser les blessures de la DSC_1768colonisation, de l'esclavage, sur l'urgence de construire des ponts entre l'occident et le reste du Monde pour mieux partager les connaissances et les richesses, mais aussi la nécessité de le faire dans la respect des uns et des autres, en ouvrant un dialogue profond et spirituel entre les communautés, plutôt qu'en imposant une aide humanitaire qui ne fait qu'assister les uns, et les rendre dépendant des autres, qui les exploitent déjà économiquement. Bref. Je ne retranscrirais pas ici l'étendue des discussions fabuleuses que nous avons eu, mais qu'est-ce que cela m'a fait du bien de la revoir, et de reconnaitre en elle une part de mon discours et de mes aspirations. qu'il est bon de se sentir moins seul parfois. Merci Fadi.

Je suis repartie comme je suis arrivée, par le train, et pour rejoindre encore Bordeaux, où cette fois j'étais attendue par Patrick, et Karine, une de ses colocatrice, et aussi sa petite amie. Mon ami Sylvain était censé être à la gare... mais je ne l'y ai point vu. Alors je l'ai appellé : il nous a proposé de le rejoindre chez un copain à lui en face de la gare... mais le plan a foiré, je n'ai pas trouvé l'appart malgré ses explications, et j'étais plutot fatiguée, alors nous avons regagné le quartier hautement bourgeois où vivent Patrick et ses trois colocs : Manu, Caroline et Karine. Où me voilà aujourd'hui.

Voili, voulou.

Posté par siempreCHA à 14:30:00 - 02- Transit en France. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 12 avril 2007

J-21 : le réconfort parmi les siens...

Petit message pour vous dire que je suis bien arrivée.
J'ai passé déjà une chouette après-midi dans le parc des Buttes Chaumont à pique niquer un bobun (en souvenir du bon vieux temps) et à discuter au soleil avec mon amie Sonia. J'ai encore découvert un coin du Parc que je ne connaissais pas, du côté de la Maison de l'Air, et d'où on voit tout Paris comme depuis le Sacré Coeur. Je me suis juste un peu refroidie parce que j'ai négligé d'emmener ma polaire, et qu'à chaque fois que le soleil se cachait derrière les nuages, je frissonais. Maintenant j'ai le nez qui coule...DSC_1663
Puis une chouette soirée avec ma (notre) cousine Myriam, et son amie Daniela, dans son appartement grand luxe de Suresnes, très joliemment aménagé et décoré (à l'image et aux couleurs de Myriam, sophistiqué et rafiné...).
Puis une courte nuit à essayer de récupérer. En effet, je n'ai pas dormi dans l'avion, j'ai préféré faire une nuit blanche pour me recaler sur l'heure d'ici plus rapidement et pour résister au sommeil j'ai regarder deux films : Déjà Vu de Tony Scott avec Denzel Washington, et Les Infiltrés de Martin Scorsese avec Léo Di Caprio, Matt Damon, Jack Nicholson... j'ai trouvé le scénario du premier bien ficelé, et le jeu d'acteur du deuxième extras, surtout pour Jack et Léo, mais rien d'oscarisable à mes yeux...
Puis une longue matinée et un début d'après midi en train, après une correspondance-déjeuner de sandwich américain à Bordeaux... J'ai eu Patrick, mon frère, qui vit à Bordeaux, au téléphone : il viendra déjeuner avec moi quand je ferais ma correspondance à Bordeaux entre Périgueux et Mont-de-Marsan samedi midi, et je lui ai transmis le message de Papa et Maman, qui attendent impatiemment qu'il les appelle...
DSC_1668Et me voilà en famille, à Rouffignac, avec Tatie Geneviève qui est ravie de la plante grasse que lui a fait passer Maman, mais aussi le cousin Jean-Louis qui est venu me charcher à Périgueux dans la Ford Fusion toute neuve, et la cousine Christine que je n'avais pas revue depuis plus de 20 ans, et aussi son fils Tibo que je n'avais vu jusque là qu'en photo, et que je n'ai pas encore vraiment vu puisqu'il se cache derrière sa maman quand il me voit... En plus, je tombe bien, puisque c'est l'anniversaire de Jean-Paul (mon oncle) aujourd'hui, va y'avoir du beau monde, et un vrai festin au programme ce soir.
Ah, et puis j'ai une super bonne nouvelle : ma copine brésillienne Katherine m'a remboursé les 400€ qu'elle me devait depuis août 2003 par un versement sur mon compte... c'était un bon placement finallement, puisque le remboursement tombe à point nommé quand j'en ai besoin ! Merci Kate !!!
Voili, voilou.

Posté par siempreCHA à 09:38:00 - 02- Transit en France. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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