mercredi 11 juillet 2007
Toutes les photos de NYC, ou presque !

Enfin ouf. J'ai réussi à en venir à bout. Je viens de finir de télécharger sur le blog les photos de NYC. 285 au total (un record !), pour votre plus grand plaisir. J'avais du mal à choisir... alors j'ai presque tout mis... enfin, juste la moitié... toutes celles que j'estimais potables. Et le premier qui trouvera où est Charlie (dans l'album de NYC évidemment) en me donnant le numéro de la photo, ou encore le nom du lieu où j'ai réussi à le photographier à son insue, recevra une petite surprise par la poste... ^_^ D'ailleurs j'invite ceux qui sont vraiment fan de Charlie à se rendre sur le site officiel en cliquant ICI.
Voili, voilou.
vendredi 29 juin 2007
La preuve que j'ai marché.

Le trou dans mes tongues usées jusqu'à la corde. Et cela ne s'est pas fait en un jour, ou en deux cents mètres...
Et le bronzage sur mes pieds, avec la trace des tongues... je suis pas allée me le faire dans un centre de bronzage non plus !
jeudi 28 juin 2007
New York New York ! Comment tu t'appelles ?
Que dire de New York... Vous le savez déjà : j'avais toujours rêvé d'aller à New York. Je peste sans cesse contre les villes mais il y en a comme ça que je trouve belles, vivantes, riches, mystérieuses, attachantes...
Ce que je n'aime pas dans les villes c'est le bruit, les gens, leur indifférence, l'agitation, les odeurs désagréables,... et aussi, le temps perdu dans les transport, la gueule de six pieds de long des gens dans les métros, le fait qu'ils ne se parlent pas, ne sourient pas, leur stress, ceux qui marchent d'un pas pressé, ceux qui vous toisent et vous dévisagent comme si vous étiez un extra-terrestre... en général, la ville m'agresse.
Mais surtout, ce que je déteste le plus en ville, c'est cette sensation que le temps vous échappe, vous courrez sans cesse d'un endroit à l'autre et tout ça pour accomplir les banalités du quotidien, et puis le coût de la vie, qui dans les trois quart des situations vous rend inaccessible toutes ces activités culturelles qui vous narguent... En ville, soit vous travaillez comme un acharné, et il vous manque du temps pour vivre vraiment. Soit vous refusez de vous assouvir au travail, et c'est l'argent qui vous manque pour profiter de la vie. Résultat vous êtes là stressé, frustré, névrosé... Et là je parle bien sure des grandes villes.

Dans les moyennes, la médiocrité est pire à mon sens, parce que si vous êtes nouveau, vous pouvez en plus de tous les inconvénients cité ci-dessus, rester seul ad vitam eternam (je veux dire par là ne jamais vous faire d'amis) car dans les villes moyennes, genre villes de province, genre Nancy (je me rappelle), genre Montréal... les gens se connaissent depuis l'enfance, ou l'adolescence, ils sont allés au jardin d'enfant, ou à l'université ensembles, ils appartiennent à des groupes, des bandes, se réunissent fréquemment et presque à lieu et heure fixes, ils ont leur réseau, leurs habitudes, leurs peurs de l'Autre (comme partout d'ailleurs mais dans la ville moyenne cette apréhension de la part du local, le visiteur la ressent de façon encore plus puissante)... et vous, vous pouvez toujours attendre un geste de bienvenue, un geste d'attention, d'intérêt, un instant de partage... ne serait-ce qu'une question ("comment tu t'appelles ?"), vous êtes exclu, par principe... parce que de toute façon le groupe, la bande, les amis de longue date constituent une unité auto-suffisante. Ce n'est pas personnel, ne le prenez pas pour vous, personne n'a rien contre vous. C'est juste que vous ne servez à rien, on a pas besoin de vous, vous perturbez l'unité, vous êtes de trop, vous vous sentirez rapidement transparent, inexistant.
Dans les très grosses villes, comme New York, il y a tellement de nouveaux, tellement de visiteurs, que vous ne resterez jamais très longtemps seuls. Vous ferez des tas de rencontres, la plupart ne dureront pas, ne seront pas approfondies, mais parmi toutes vous en ferez au moins une qui en vaut la peine, qui vous donnera envie de rester, qui vous aidera à apprécier la ville, malgré tous les inconvénients de la vie en ville.
Voilà pourquoi les villes énormes comme New York m'attirent... dans un premier temps (même si je suis sure qu'avec le temps je finirai pas m'en lasser)...
Voilà pourquoi je n'en peux plus de Montréal. Les gens sont gentils bien sure. Mais qu'est-ce que je m'ennuie avec eux !
Même les rares conversations presque intéressantes que j'ai pu avoir ici me semblent futiles... aucune ne m'a laissé un souvenir impérissable... du genre l'extase et l'enthousiasme dans lequel on se sens quand on vient de faire une belle rencontre avec quelqu'un, et qu'on s'est senti tellement bien avec la personne qu'on en a oublié l'heure, qu'on passe des heures avec elle, qu'on cherche à la revoir le plus rapidement possible, et que même quand on doit la quitter ensuite, et même si on ne lui écrit jamais et qu'on ne la revoit jamais, on se rappelle d'elle, et de cet instant qu'on a passé avec elle.
Je pourais mettre des petits caillous comme ça, sur une frise chronologique de ma vie, ou sur une carte des pays que j'ai visité, à tous les moments et tous les endroits où j'ai rencontré des gens avec qui j'ai partagé des instants inoubliables, ou au moins agréables... Je ne pourrai pas faire la liste intégrale des petits caillous que j'ai semé, mais il y en aurait trois New York : Jenny (mercredi 20 juin 2007), Shailoh et Sultan (jeudi 21 juin 2007), Cora et un jeune homme sont je n'ai même eu le temps de lui demander son nom (je n'y ai même pas pensé tellement nous étions absorbés par notre conversation)(vendredi 22 juin 2007). New York, deux jours et demi, 5 caillous. Montréal, bientôt deux mois, 1 caillou ! Et encore, elle est française. Enfin.
Qu'est-ce que j'ai fait à New York ? Eh bien j'ai joué les touristes, c'est tout. Voulez vous que je vous fasse la liste de tout ce que j'ai vu ? Vous seriez impressionnés, pour deux jours et demi de visite. J'ai marché des kilomètres et des kiloméetres. Au point d'en faire un trou dans mes tongues usées jusqu'à la corde.
Je ne vais pas non plus vous décrire New York, ce serait bien trop commun, vous irez vous rincer l'oeil dans l'album que je vais ajouter au blog. Mais sachez que je ne me suis pas contentée de rester sur la Cinquième Avenue (je ne suis pas venue là pour faire du shopping... quoi que j'y étais à la période des soldes) ou Time Square Garden by night (je ne l'ai fait que
my pendant un quart d'heure juste avant de reprendre le bus vendredi soir car le terminal de bus était tout proche et mon bus partait à 23h).
La seule chose que je me sois "payée" c'est le ferry pour aller sur Elis Island (le Musée de l'Immigration est gratuit) et sur Liberty Island (quand même...).
D'ailleurs il m'est arrivée une chose amusante quand j'ai embarqué sur le ferry. Les sacs à mains de tous les visiteurs étaient scannés, et les visiteurs eux même devaient passer sous un portique détecteur de métaux avant de monter sur le bateau. Et là, que vois-je ? Partout sur les murs, des écriteaux "No knives" (Pas de couteau)... or bien sure j'avais mon Opinel préféré dans mon sac, pas seulement parce que je l'ai toujours avec moi, mais parce que ayant très peu de sous j'avais acheté une boule pain sur un marché bio et que je comptais en faire mon déjeuner avec un peu d'eau (au pain et à l'eau !!!). Le sueur commence à perler sur mon front, et pas seulement parce qu'il faisait terriblement chaud sous la tente où se déroulait le contrôle, mais je résous de jouer le « I don't speak english very well... I don't understand... I didn't know... Sorry but... » (Je ne parle pas anglais très bien... je ne comprends pas... je ne savais pas... désolée mais...) Je dépose mon sachet plastique (qui me servait alors de sac à main) et mon appareil photo dans le panier sur le tapis roulant du scanner, je passe le portique, et là l'agent derrière l'écran fait un signe à sa collègue devant le tapis...
« - It's your bag Miss ? (C'est votre sac Mademoiselle ?)
- Yes... (Oui)
- Do you have any liquid inside ? (Contient-il un liquide quelconque ?)
- Yes... (Oui)
- Show it to me. What is it ? (Montrez le moi. De quoi s'agit-il ?)
- Water... (De l'eau) » dis-je tout en sortant ma gourde de son sac isotherme.
Un petit silence s'écoule, elle me lance un regard réprobateur. Je lui fais les yeux doux comme le chat botté dans Shrek :
« - You're good. Enjoy. (C'est bon. Bonne visite.) »
Je la remercie et m'en vais sans demander mon reste. C'est fou, non ? Les services de sécurités ont plus peur de l'eau que des couteaux maintenant... Et vu le prix du gobelet d'eau du robinet sur Elis island et Liberty island, je peux vous dire que j'ai fait une bonne affaire que d'amener ma gourde d'un litre et demi d'eau fraiche !
Et puis je ne sais pas si la CIA a déjoué une attaque terroriste le jour où j'ai visité Wall Street, mais la rue était occupée par une farandole* de policier armés jusqu'aux dents... mitraillettes et tout et tout. Etrange sensation.
J'ai été amusée aussi dans cette rue de voir le nombre de salles de sport de luxe (vestibule d'entrée or et marbre...), intercallées entre les banques et la bourse.
Je vous l'ai peut être déjà dit mais que ce soit à Toronto, ou à Chicago, j,ai pu profiter de tout un tas d'activités et de spectacles gratuits, en plein air ou pas. Eh bien à New York c'est pareil. Jenny, la jeune femme qui m'a hébergée deux nuits chez elle dans le Up-Uptown de Manhattan (le nord de Harlem, un quartier dominicain dépaysant), dans le cadre du Couch Surfing, avait tout un tout un tas de plans gratuits, et même un guide du New York gratuit. C'est ainsi que j'ai su que certains musées étaient gratuits le vendredi.
J'ai donc choisi de m'en faire un, et pas un des moindres : j'ai choisi le MoMa, Museum Of Modern Art. Le plus cher quand il est payant : 20$. Une visite hallucinante. Impossible de tout voir les quatre heures du créneau gratuit, d'autant que sur les quatres heures gratuites, vous en passez bien une demie (heure) à faire la queue, et que dans chaque salle il y a tellement de monde devant les toiles les plus célèbres, les gens allant jusqu'à se faire photographier Une Nuit étoilée de Vincent Van Gogh ou les Nymphéas de Claude Monet... que tout voir est vraiment mission impossible. Mais quel régal !
Le musée en lui même, le bâtiment est beau. La collection s'étale sur six étages. Et les volumes communiquant entre eux par un jeu de fenêtres, de balcons et d'escaliers qui s'ouvrent sur le vide... alors qu'en fait le contenu est si dense, si riche, qu'il est inaccessible dans sa totalité, ou même dans sa globalité... sauf peut-être en de nombreuse visites.
Le Musée a été fondé par des mécènes et toutes les oeuvres appartiennent à des colelctionneurs privés. Il y a tant d'oeuvre dans ce musée que je n'aura jamais imaginé voir en vrai de ma vie. Et certaines sont tellements plus impressionantes en vrai que reproduites dans des livres en photo ? Je dis certaines parce que bien sure tous les goûts sont dans la Culture et que je n'aime pas tout ce que j'ai vu à MoMa. J'ai zappé des salles entières. Mais je me suis surprise à contempler certaines oeuvres pendant de longues minutes, et je me emandais si je ne contemplais pas plus le fait d'être là devant cette toile, que la toile elle même.
Mais en sortant j'ai eu une pensée terrible... J'ai réalisé soudain qu'il n'y a pas que les richesses financières et naturelles qui soit possédées par une élite, mais que la majorité des oeuvres d'art sont également possédées par une minorité d'individus.
De plus je me suis dit que certainement l'une des plus grande réussite de l'Occident aura été d'élever l'Art au rang suprême de valeur supérieure à toute. Car n'importe quel insignifiant un tantinet arriviste, opportuniste, sans scrupule et malin, peut se faire beaucoup d'argent rapidement... mais lequel d'entre eux pourra posséder ces oeuvres qui appartiennent presque toutes aux mêmes depuis plus d'un siècle ?
Et pourtant, ces oeuvres ne sont-elles pas inutiles au regard de la Nature, du moins tout aussi inutiles au regard de la Nature (l'essentiel pour la Vie), qu'elles ne sont précieuses et fascinantes au regard de la Culture (le vital pour nos Imaginaires) ?
Quand on y pense... Et dire que certains laissent couler l'eau quand ils se brossent les dents, qu'ils laissent tourner l'air conditioné dans leur appartement quand ils sont au travail, qu'ils sortent leur voiture pour aller acheter une bouteille à l'épicerie, ou qu'ils négligent de trier leurs ordures... Ce sont sans doutes les même qui se font prendre en photo devant les Nymphéas. Je me demande quels nymphéas aurait peint Monet dans cent ans. Quel dommage que l'Art et le Beau aient plus de valeur aux yeux de l'Occident que la Nature, la Vie, l'Homme, son Environnement... Pourtant la beauté de cette Nature représentée dans l'Art est bien réelle... mais cette foule qui se précipite au MoMa pour dire qu'ils étaient là voient-ils les nymphéas, derrière Les Nymphéas ?
J'ai quand même fait deux choses dont j'ai un peu honte... qui sont contre mes principes... peut être même trois. Premièrement j'ai pris des photos de certains tableaux, avec l'étrange sensation d'essayer ainsi de les posséder, et l'encore plus bizarre impression de les voler à leurs auteurs, de leur en arracher l'âme par le simple fait de les réduire à des photos. Pardonnez moi si vous m'entendez.
Deuxièmement j'ai fait des photos de Ground Zero, et particulièrement des travaux en cours pour remplacer les Twins Tower par un espèce de Mémorial... je me suis sentie complètement mal à l'aise en faisant cela, comme une voyeuse, une buveuse de sang, sans respect pour l'Histoire et les morts, sans respect pour la pudeur des New Yorkais qui travaillent là et qui tous les jours voient des cons de touristes prendre des photos et leur rappeller qu'il y a quelque chose là... Mais je n'ai pas pu m'empêcher de le faire. J'avoue.
Et puis troisièmement, en dehors du fait que je me suis surtout balladée dans la ville pour l'explorer et que je me suis parfois arrêtée dans des quartiers pour en respirer l'ambiance, en apprécier la vie, j'ai quand même vécu une véritable course contre la montre pendant ces deux jours et demi : j'étais un peu dans une espèce de course frénétique à la consommation visuelle, pour en voir le maximum.
A New York j'ai sombré dans le vice : je me suis rendue coupable de vol, de profanation, de voyeurisme, de consummérisme excessif,... Il va me falloir au moins une dizaine de bains à la Rivière Rouge pour me laver de tous ces péchers dans mon échelle de valeurs personnelles.
Enfin, ainsi va la vie, les nouvelles expériences, les découvertes, de soi et des autres... New York m'a beaucoup plu, et je crois bien que j'y retournerai, au moins une fois dans cette vie là.
Voili, voulou.
* Farandole : au sens propre, danse de Provense exécutée par une chaîne de danseurs et de danseuses. Au sens figuré, chaîne ininterrompues de personnes. J'ai réussi à le placer !!!
NB : encores quelques heures et ce message sera illustré de photos... je file au cyber café pour les télécharger !
29/06/07 : photos ajoutées !!!
mardi 26 juin 2007
Chicago... premier contact avec les United States of America !
En fait le tout premier contact avec les Etats-Unis d'Amérique cela a été le passsage de la frontière et les douanes états-uniennes. Dur, dur... J'avais été avertie par une amie que les français devaient payer une taxe de 6$US alors avant de partir j'avais fait du change en prévision... mais je ne savais pas qu'il fallait pouvoir fournir une adresse de résidence dans le pays... et en l'occurence je ne connaissais absolument pas l'adresse de Kelly, l'amie qui me recevait à Chicago, et quand à New York, n'en parlons pas, j'avais prévu de faire du couch surfing et je n'avais encore trouvé personne. Je me suis donc trouvée fort démunie quand le douanier m'a demandé de remplir le formulaire et que je n,avais rien à inscrire à la case adresse où vous aller resider aux U.S.A.. le pire c'est que je suis tombée sur le plus aimable et le plus sexi des douaniers... si vous voyez ce que je veux dire. Je ne sais pas s'ils sont tous comme ça mais le mien avait l'air de sortir tout droit d'un film de Quentin Tarantino ou d'Abel Ferrara... Genre cheveux intégralement blanc, coiffés en espèce de banane, mais pas du genre qui tombe sur le front... non en fait c'est cheveux faisaient une sorte de vague très haute le long de la délimitation de son incarnation capilaire, et le tout maintenu et lissé par une dose abondante de laque. Il n'avait pas l'air si vieux que cela malgré ses cheveux blancs comme la neige... au contraire il avait la peau très lisse et comme tirée ou couverte d'un film plastique, et de petit yeux crispés sous des sourcils froncés... il ressembalit à un vrai maniaco-sado-pervers-frustré, et c'est ainsi qu'il a agit avec moi. Quand je lui ai expliqué poliment (précisons qu'il était tout de même deux ou trois heures du matin) que je ne connaissais pas l'adresse où j'allais résider mais que je pouvais téléphoner à mon amie pour lui demander, il m'a demandé froidement si j'avais un téléphone cellulaire, j'ai dit très calmement et presque mieleusement que non mais qu'il devait bien il y avoir un téléphone public, il m'a rétorqué sèchement que non. Après un long silence, et je commençais réellement à baliser, il m'a demandé si je n'allais pas visiter de musées... j'ai dit que oui bien sure, ne comprenant pas trop où il voulait en venir, mais cela m'a donné une idée. J'ai sorti mon guide touristique de New York que j,avais acheté avant de partir de Montréal pour mieux planifier efficacement ma visite de la ville (chose que je fais rarement) et j'ai commencé à le feuilleter comme pour trouver une adresse d'hotel ou d'auberge de jeunesse quelconque, car il était bien clair que sans cette adresse je pouvais retourner illico à Montréal. Le truc c'est que le guide que j'ai acheté ne comprenais aucune adresse. Ce n'est pas un guide pratique mais un guide culturel. Conclusion, après quelques hésitations, encore de longs silence, et voyant mon charmant douanier s'impatienter... j'ai recopié soigneusement l'adresse de l'Empire State Building sur le formulaire, 302, 5th avenue, New York (je n'ai pas ocsé mettre celle de Ground Zero, anciennement Twin Towers... cela aurait été de la provocation et je passais déjà un suffisemment désagréable moment). Il m'a alors présenté un appareil pour prendre les empreintes digitales de mes deux index, puis a pris une photo de moi (à trois heures du mat quand vous n'avez pas beaucoup dormi... vous comprenez mieux la sale tête des photos sur les avis de recherche quand des étrangers sont soupçonnés de terrorisme et que leur bobine est diffusée en boucle dans les infos États-uniennes...), et puis il a relu mon formulaire : " So, the adress where we can find you during your journey here is 302, 5th avenue, New York... New York City in New York State ?" - " Yes sir !" que je lui réponds... et hop ! il a tamponné mon papier, en a détaché une partie, l'a agraphée dans mon passeport... et voilà, je suis entrée pour la première fois de ma vie, tant bien que mal, aux États-Unis d'Amérique. Et devinez jusqu'à quelle date j'aurai pu y rester si j'avais voulu étant donné que je suis rentrée le 12 juin 2007 et que les français sont libre d'y circuler trois mois sans visa s'ils ont un passeport électronique ??? Le 11 septembre 2007. Effrayant, non ?
Je suis arrivée à Chicago avec une demi heure de retard, la tête dans le cul, et Kelly avait loué une voiture pour venir me chercher au Terminal de bus. Puis elle est allée au travail. J'ai dormi toute la matinée, et puis je l'ai rejointe plus tard au centre ville à la sortie de son travail pour commencer à explorer la ville.
Chicago est une ville superbe. Une ville moderne, une ville de grattes ciels, mais une ville propre, bien organisée, et dont les batiments aussi élevés soient-ils datent parfois du 19ème siècle et ont du coup tout le charme de l'architecture nord-américaine de cette époque. Je vous laisse aprécier les photos dans l'album que j'y consacre, mais vraiment c'est une ville que je recommanderai de visiter. En plus l'ambiance y est no stress, et il y a des tas de choses gratuites à y faire : concerts, projections de films dans les parcs et jardins, ou dans des sentres culturels, festivals de danse, expositions... Il y a un réseau de trolley gratuits qui permettent d'explorer le centre ville aisément. Et même le métro (qui est pour la plupart aérien) est pas cher. J'ai acheté une carte de transports illimités valable cinq jours pour 18$. Quand le ticket à l'unité pour un trajet est à 2$, c'est largement rentabilisé.
Les bords du lac comprennent de nombreux espaces verts et des plages. Autour du centre ville qui est une énorme concentration de grattes ciels, il y a toute une ceinture de quartiers residentiels bien agréables à vivre, avec des immeubles pas très hautes et de jolies maisons avec des jardins à l'arrière... mais au delà de cela, j'ai eu l'occasion de sortir de la ville avec Kelly pour aller à un barbecue en banlieue... Bien sure il y a de jolies maisons avec de grands terrains et des piscines dans certaines banlieues, mais ce n'est pas vraiment une région verte, rurale, boisée, ou quoi que ce soit. C'est bel et bien une région fortement industrielle.
Kelly n'a pas de voiture (elle n'en a pas besoin, elle vit et travaille en ville) mais elle a souscrit à un réseau de partage de voiture. Celui qu'elle a choisi est géré par un oragnisme à but non lucratif dont le but est de protéger l'environnement. Elle paye 75$ d'inscription la première année, puis 25$ de renouvellement par an, pour pouvoir utiliser à sa guise les voitures du réseau. Elle peut utiliser ces voitures en les liuants à l'heure, ou en prenant un forfait horaire d'utilisation par mois, mais quoiqu'il arrive elle n'a plus rien à se soucier : l'assurance, les réparations, l'entretien,... et même l'essence, tout est compris dans le service. Les voitures sont garées à des endroits précis. Elle en réserve une pour un créneau déterminé sur internet, et avec un système de carte elle peut ouvrir la voiture et récupérer les clés. Sympa, non ?
J'avais entendu parlé de ce système à Montréal aussi. Mais je ne l'avais jamais vu avant. Je trouve que ce serait une idée à copier...
A Chicago j'ai perdu deux choses qui m'étaient chères et je ne sais pas comment. Dès le premier soir, quand nous sommes rentrées chez Kelly après avoir bu un verre avec une amie à elle, je n'ai plus retrouvé ni ma bague en bois gravée d'une spirale que je portais tout le temps depuis qu'Anja me l'avait offerte (valeur sentimentale énorme)... ni la batterie de rechange de mon appareil photo qui a du glisser du sac de mon appareil lors d'une manipulation car je l'utilise aussi comme sac à main (j'y met mon argent, mon passeport etc...)... ce qui constitue une perte plus financière, car une batterie rechargeable d'appareil photo cela coûte quand même 75 euros... soit 100$. Enfin. Rien de grave... je n'ai pas encore perdu ma tête.

Le vendredi soir de ma semaine passée à chicago, Kelly, et une amie à elle, Tracy, m'ont emmennée voir une pièce de théâtre : In Continuum, écrite par deux commédiennes, une afro-américaine et une africaines, qui se sont rencontrées lors de leurs études de théâtre à New York, Danai GURIRA et Nikkole SALTER. La pièce porte sur le thème du SIDA tel qu'il peut être vécu par deux femmes qui vivent dans deux mondes très différents : une journaliste africaine, et une jeune femme désoeuvrée états-uniennes. Chacune des deux comédienne interprète donc le rôle d'une de ces deux femmes qui font face chacune au même drame : on leur apprend qu'elles ont le SIDA. Mais les deux femmes ne se rencontrent jamais physiquement, même si dans les dialogues il y a une sorte d'écho et de résonnance, et que dans la mise en scène les deux femmes interagissent symboliquement, particulièrmeent dans les trnaistions entre les scènes. Les comédiennes d'ailleurs ne jouent pas que ces deux personnages car elles entrent dans la peau de toutes les inerlocutrices des deux femems chacune dans leur univers, chacune dans leur enfer. Le texte est magnifiquement poétique et touchant. Il y a bien sure certainement bien des subtilités de la langue qui ont du m'échapper, mais la mise en scène et les comédiennes éateient criantes de vérité, de sensibilité, très émouvantes... et j'ai été touchée, impressionnée, convaincue par ce spectacle. Convaincue de quoi d'ailleurs, je ne sais pas, car elles ne propose rien... elle exprime juste une détresse, une urgence, un état des choses, une réalité... elles la dénonce. Mais vraiment cela a été une expérience très enrichissante que de voir cette pièce de théâtre, dans qui plus est une très belle salle du centre ville de Chicago. Que d'émotions...
Le samedi cela a été la journée filles. L'après-midi nous étions invitées à un barbecue entre filles (pendant que les hommes étaient au golf) chez une amie de Kelly en banlieue, Monica, enceinte de sept mois. Et à midi nous étions invitées à un Brunch à la terrasse d'un café tout proche de chez Kelly... c'est là que j'ai rencontré Angela, Sophia, Editha, Shereen, et retrouvé Tracy qui nous avait emmené au théâtre la veille et invitée à manger au restaurent (cuisine moderne asiatique délicieuse soit dit en passant... une salade de calamars fris énorme et succuelente !). Les conversations sont allées bon trains, et sont passées de commentaires pouvant être jugés ultra superficiels sur les stars et sur combien, la bad-smart-girl Angelina Jolie est un bien meilleur parti pour Brad Pitt que la très girl-next-door Jennifer Aniston... à des propos bien plus sérieux, enagagés, et très critiques sur la politique du gouvernement Bush et sur la nécessité d'éjecter tout candidat républicain aux prochaines élections.


Il faut dire que l'ensemble de ce séjour à Chicago aura été un véritable régal culturel et intellectuel car tous les amis de Kelly sont des gens ouverts, curieux, interessants, progressistes, et largement auto-critiques sur leur propre pays. J'en reviens franchement rassurée sur la culture états-unienne... un peu comme après avoir vu le documentaire Kings of the World, mais en mieux, en vrai. Je suis rassurée.
Il n'y a bien que les médias et le gouvernement aux États-Unis qui soient détraqués à ce point. Mais la question du coup qui me vient, étant donné le système électoral des présidentielles aux Etats-Unis qui permet facilement à un candidat médiatiquement habile d'être élu sans la majorité des éelecteurs mais juste la majorités des grands électeurs, et éatant donné l'ultra efficaité du système médiatique ultra libéral qui permet à ceux dont les intérêts financiers sont en jeu de décider de la politique des candidats qu'ils ont choisi au détriment des citoyens américains... je me demande si les états-uniens, tous ces états-uniens qui résistent, désapprouvent la politique américaine actuelle, et en patissent en grande partie, s'ils ont encore un quelconque pouvoir démocratique ou électoral de changer les choses et de chosir l'avenir qu'ils souhaitent !? That is the question !
Le hic dans ce système (et c'est la même chose dans une moindre mesure en france) c'est que la politique ne se soucie plus d`être représentative, ou même idéologique... elle se contente d'être une stratégie médiatique en fonction d'intérêts industriels et économiques. Et elle le fait au nez et à la barbe des citoyens. Ce n'est pas nouveau, mais cela devient extrême, parce qu'elle s'éloigne vraiment de nous, nous méprise. Au point que ceux qui sont bien intentionnés, veulent vraiment défendre les intérêts des citoyens, sont obligés de jouer ce jeux de relations de pouvoirs et d'image médiatique... à en devenir schyzophrène... voire à se compromettre pour arriver à ses fins, fussent-elles justes. La fin justifie les moyens ?
Personnellement j'aurai tendance à être radicale sur ce point, et à (vouloir) croire qu'une fin juste requierts des moyens humeinement aussi justes. Mais bon. Il semble que le mot politique ait été littéralement dépossédé de son sens premier : "qui concerne les citoyens", "polis" venant du grec "cité", et le suffixe "tique" en français désignant ce "qui se rapporte à".
En fait, aux Etats-Unis, plus que partout ailleurs où je suis allée, j'ai le sentiment qu'il ya d'une part les gens (the people), le peuple, et d'autres part ceux qui les gouverne, les contrôle, règlemente, ordonne, décide... et non pas POUR le peuple, mais CONTRE. On est pas loin de Big Brother en fait. Et la paranoïa (et le rejet) que certains états-uniens développent à l'égard du gouvernement et de sa supposée volonté de nuire à l'individu, de l'utiliser, le manipuler, le surveiller, lui enlever sa liberté... n'est pas complètement infondé.
Mais les états-uniens en eux-même, les gens, dans le fond, ne sont pas tellement difféerents de vous et moi. La très grande majorité de ceux que j'ai rencontré en tout cas sont ultra lucide, éveillés, conscients du problème qui se pose à eux.
C'est ça qui me rassure.
Le dimanche c'était Father's Day (la Fête des Pères), et en plus téléphoner à mon papa chéri dans des conditions déplorables car la communication était d'une qualité catastrophique : j'entendais à peine et devinais difficilement ce que me disais mon père (mais lui m'entendais très bien), j'ai eu l'honneur d'être conviée à déjeuner au restaurent à midi avec la femille de Kelly. J'ai ainsi rencontré son père, sa mère et sa soeur. C'est amusant car son père est originaire de la Louisiane et que tous ils passeraient sans problème pour des antillais... beaucoup plus que la plupart es afro-américains que j'ai rencontré.
Le déjeuner éatait délicieux encore une fois (qui a dit que les américains ne savaient faire que des hamburgers dégueulasses). Et le soir j'ai entraîné Kelly à la plage sur les bords du Lac Michigan (car Chicago est au bord d'un Lac et au confluants de plusieurs courts d'eau). J'ai pris un bain dans le lac. La température était agréable, si je ne restais pas trop immobile. Par contre j'ai du marcher très loin pour pouvoir immerger mon coprs sans avoir l'impression d'être dans une pataugeoire, et je me suis baignée à un endroit où il n'y avait pas grand monde alors forcéement quand le surveillant de la plage m'a vu, il m'a sifflé et appellée pour que je revienne dans son périmètre de surveillance... alros je suis rotie. Je déteste les plages surveillées.

La plage où nous sommes allées est toute proche d'un quartier hispano et elle était bondée d'hispanos venus avec tout le tintouin pour pique niquer toute la journée (tables, chaises, relax, hamac, filet de voley-ball, grill, radio, glacières, etc... etc...). Ça sentait la grillade de partout et comme nous étions en fin de journée le sol était jonché d'ordures, les poubelles débordaient... Moyennement agréable. Mais bon nous avons regardé le coucher de soleil sur la ville et puis nous sommes rentrées en bus.
Pendant mon séjour chez Kelly j,ai aussi beucoup regardé la télévision. Y a-t-il meilleur moyen de connaître la culture d'un pays qu'en regardant ses programmes télé ? En fait, pendant la journée, quand Kelly était au travail, je passais mes matinées à regarder la télé, et mes après-midi à explorer la ville, avant de la retrouver quelque part et de sortir ailleurs avec elle. Elle est abonnée au cable, elle dispose de centaines de chaines, pour la plupart thématiques, mais aussi des chaînes où l'on peut regarder des films ou des séries à la demande.
J'ai ainsi regardé près d'une dizaine de films en une semaine... aucun de très marquant. Mais surtout j'ai découvert sur HBO la série Curb your Enthousiam de Larry David (l'auteur et créateur de la série Seinfield)... d'un cynisme savoureux !
Et aussi une sorte de talk show politique qui s'appelle Real Time with Bill Maher, du non de son présentateur, qui reçoit des célébrités et des hommes politiques et traite avec humour et critique l'actualité.
Bref... il n'y a pas que la FOX aux USA, et d'ailleurs toutes les personnes que j'ai rencontré ont déclaré ne jamais regarder la FOX, et certaines même m'ont avoué qu'elle ne regardaient plus les infos made in USA, et que si elles voualient s'informer de ce qui se passe elles préféraient les news de la BBC... C'est fou, non ?
Voilà pour mes aventures culturelles à Chicago. Je dois ajouter à cela que cela a été un véritable bonheur de retrouver Kelly, que je n'avais pas revue depuis juillet 2001. Nous nous sommes rencontrées pendant l'année scolaire 2000-2001, ma première année à Paris, et de colocation avec Mélanie. Je travaillais au lycée Brassens de Courcouronnes près d'Evry
en banlieue parisienne comme emploi jeune, et elle y étais assistante d'anglais. Nosu avons sympathisé, et avons passé beaucoup de temps à faire la fête à Paris où elle habitait comme moi. Je lui ai présenté mes amis, et elle a même passé quelques semaines de vacances à Bordeaux chez Julie ma soeur l'été suivant avant de repartir aux Etats-Unis. Et puis nous étions juste restées en contact par email, épisodiquement. Mais Kelly a fait chemin entre temps, à travers ses études, son travail, ses expériences, sa réflexion (et peut-être moi aussi), qui nous a vraiment rapprochées. Nous n'avons pas seulement repris notre relation là où nous l'avions laissée, nous partageons aujourd'hui encore plus de choses qu'à l'époque.
Résultat, quand elle m'a demandé de prolongé mon séjour à Chicago, et qu'en plus je ne trouvais pas de canapé où sufer à New York, ma destination suivante, c'est avec plaisir que j'ai reporté mon départ de deux jours. Et si j'avais pu je serais restée plus longtemps. Mais je ne suis sure qu'il ne passera pas 6 ans de plus avant que nous nous revoyons. Je vais m'arranger pour que ma route repasse par Chicago.
En plus Kelly m'a reçue comme une reine. Ses amis aussi d'ailleurs. Je n'avais pas un sou en poche et ils ont tout pris en charge pour moi, sans que je ne demande quoi que ce soit, comme si c'était normal, ce qui m,a rendu un fier service, car j,ai pu ainsi ne pas zapper NYC mon étape suivante, et en profiter un peu, sur les trois jours qui me restaient...
Enfin. Un peu... BEAUCOUP !
Mais bon ça, je le garde pour mon message suivant.
Voili, voulou.
PS : il manque des photos pour illustrer ce message mais j'ai du mal à les télécharger depuis le poste de la bibliothèque alors cela attendra que j'aille au cyber café... Patience...
28/06/07 : Photos ajoutees !!!
lundi 25 juin 2007
Toronto, ou NYC en microscopique.
Je ne vais pas vous raconter mes quinze jours d'escapade hors de Montréal en détail parce que mon récit sombrerai rapidement dans la béatitude touristique la plus ennuyante qui soit, mais je vais essayer de partager avec vous ce qui a été les moments forts de ce périple.
Tout d'abord, heureusement que j'ai effectué ce voyage dans le sens Toronto, Chicago, New York City parce que dans l'autre sens je serais allée de déceptions en déceptions. En effet, je suis passée d'une petite ville de grattes ciels, ultra moderne, spacieuse, propre et tranquille (Toronto), à une grosse ville de grattes ciels, mélange d'anciens et de moderne, dense et tranquille (Chicago), pour finir par une énorme ville de grattes ciels, mélange d'anciens, de modernes, et résultat d'une surenchère interminable dans la mégalomanie architecturale, ultra dense et hyper agitée (New York City)...
Toronto après NYC m'aurait certainement semblé bien fade. Parce que je dois avouer que Toronto aura été dans ma vie (du coup) ma première ville de grattes ciels... et que cela m'a vraiment mpressionné. Mais bon, je ne savais pas encore à ce moment là ce que me résrverai Chicago (de longs momens d'extases devant les vieux grattes ciels aux entrées dorées, aux pierres sculptées... et même si je connaissais preque par coeur NYC pour avoir acheté et lu presque tous les guides culturels qui existent en français à son sujet, la réalité dépasse quand même l'idée que l'on peut s'en faire, même à partir de photos. Bref...
Ma première difficulté à été pour trouver un canapé sur lequel sufer à Toronto. Il y a peu de couch surfer à Toronto et si au final ils m'ont tous répondu (tous ceux que j,ai contacté) aucun n'était disponible le week-end où j'y étais. Résultat 'ai du trouver une auberge de jeunesse pas chere. Parce que mon budget ne prévoyait pas du tout que je dépense des sous pour me loger... Sur internet la veille de mon départ j'en ai repéré une, j'en a noté l'adresse, et j'y ai débarqué à mon arrivée en bus.
Toute proche du centre ville (j'y suis allée à pied) elle était dans une grande maison dans un quartier résidentiel. J'a dormi dans un dortoir de filles où il y avait quatre lits superposés (soit huit lits) sur une surface de 15m² environ, avec une salle de bain attenante. Petit déjeuner compris (toats à griller dans un grille pain mis à disposition, café ou thé avec lait en poudre et sucre à disposition, margarine, confiture trop sucrée et beurre de cacahuette).
Supers sympas, je suis arrivée là à huit heure du matin, et bien que je n'y reste que la nuit suivante, le veilleur de nuit qui a fait mon entrée a accepté que je prenne le lit tout de suite. Conclusion, comme je n'avait pas beaucoup dormi dans le bus, je suis allée me coucher illico après que les filles qui occupaent la chambre aient toutes pris leur douches et soient parties pour la journée, et je ne suis ressortie que vers 13h...
J'ai eu de la chance car le week-end où j'étais à Toronto, il y avait un festival intitulé Carnivalissima, basé principalement sur le port de Toronto (Toronto donne sur le Lac Ontario), avec des tas de concerts, d'ateliers maquillage, deguisement, des marionettes géantes, etc...
Mais avant de découvrir tout cela par hasard, je suis d'abord partie à la recherche de l'agence dont m'avait parlé Héloïse pour visiter les Chutes du Niagara. Elle m'avai dit que cela lui avait couté 20$ et que le tour se faisait dans un bus scolaire... J'ai trouvé leur adresse sur internet et j'ai décidé d'y aller à pied après m'être procuré une carte de la ville. Je me suis retrouvée dans un obscur noman's land entre une cité dortoire e une zone industrielle et portuaire, sous une autoroute aérienne... dans un dépot de bus.
Heureusement j'ai croisé là un conducteur de bus qui s'en allait chez lui en voiture et à qui j'ai demandé des renseignements. Il m'a dit que les bureaux étaient fermés le week-end mais m'a donné le numéro de téléphone de quelqu'un qui pourait m'aider. Je suis donc repartie sur mes pas, à la recherche d'un téléphone... Je suis tombée alors sur une partie du festival, dans les mur d'une ancienne distillerie. J'ai trouvé le seul téléphone du lieu, et après deux ou trois autres coups de fils, j,ai obtenu un rendez-vous le lendemain matin devant un hotel pour un tour d'une journée aux chutes du Niagara avec le Magic Bus (c'est son nom), pour la maudique somme de 60$, plus 13,50$ pour se rapprocher des chutes en bateau... J'étais un peu dégoutée du prix, parce que je comptais sur 20$ et que le prix annoncé revenait au même que celui affiché à l'auberge de jeunesse et dont j'avais refusé l'offre. Mais bon, je me voyais mal venir à Toronto sans visiter les chutes du Niagara, vu que sans elles je ne serais peut être jamais allé à Toronto. Enfin.
Là j'ai vu que non loin de la distillerie il y avait un bateau gratuit pour aller vers le centre ville et les festivités. Je l'ai attendu au soleil, et puis j'ai profité d'une petite ballade sur la Lac Ontario. Arrivée au centre ville sur le port Harbourfront, je me suis retrouvée dans la foule, l'agitation, la musique,... Après avoir trouvé quelque chose à manger je me suis installée sur une pelouse devant une scène pour écouter des concerts. Le festival avait visiblement pour but de présenter des musiques et des cultures du monde car c'était un veritable mélange internationnal. J'ai assisté à un concert de danse et musique afro-amérindiennes de Louisianne : Big Chief Brian Nelson and the Mardi Gras Indian Collective (dont j'ai retrouvé une photo sur internet pour que vous imaginiez le metissage entre calnaval, culture afro-américaine, Nouvelle Orléan et amérindiens du Nord...).
Puis j'ai regardé un spectacle de danse-théâtre-percussions-récit-chants d'une troupe de Trinidad and Tobago retrançant toute l'histoire de la culture créole des Antilles de l'esclavage à nos jours... par COBA, Collective of Black Artists. Incroyable à quel points les danses, les chants, les traditions peuvent ressembler à celles de la Guadeloupe, et d'ailleurs, la présentatrice du spectacle qui introduisait chaque dans en la ressituant dans son contaxte a bien dit que ces traditions étaient communes aux antilles anglophones et francophones. Je l'ignorais et j'ai été très agréablement surprise, d'autant que ces danseurs et chanteurs étaient vraiment brillants. Ils m'ont fait penser à la troupe de danseurs qui a accompagné qualues chansons du groupe Soft lors de leurs concerts au Centre des Arts et de la Culture à Pointe-à-Pitre en janvier dernier. Formidable, émouvant.
J'ai découvert depuis sur internet que la troupe est basée à Toronto même et qu'ils font des spectacles sur toutes les cultures africaines (pour en savoir plus cliquer ici) mais je soupçonne la plupart de ces artistres d'avoir de vraies origines africaines et antillaises parce que même dans la symbolique des gestes tels qu'elle était présentée par la présentatrice du spectacle (qui parlait au nom des Trinidadiens, comme si elle en était, et elle doit en âtre, parce qu'elle avait également un fort accent caribéen dans son anglais) il y avait vraiment énormément d'authenticité pour ce que je connais de ma propre culture.
Le dimanche matin à 9h20 j'étais donc au rendez-vous fixé par téléphone pour que le Magic Bus me récupère et m'enmène aux Chutes du Niagara. Il y avait là une jeune femme qui attendait aussi. Un homme un peu plus agé l'a rejoint et ils ont atendu tous les deux. Au bout d'un moment elle m'a demandé si je partais faire un tour aux Chutes car elle aussi. En fait elle était française, s'appelle Constance, et sembalit faire ce tour avec une autre comagne que moi et surtout payer beaucoup moins cher. L'homme avec elle était écossais et se fait appeller Tess. Il n'avait visiblement pas réservé mais espérait qu'il resterait une place dans le bus. Vu le prix de son tour aux chutes, je décide que si son bus arrive avant le mien, j'essaye d'y embarquer aussi et je plante mon rendez-vous... n fait quand le bus arrive, nous découvrons que les deux compagnies ne font qu'une et que le prix pour moi n'est pas 60 mais 40$... Jolie surprise. Il y a de la place pour Tess, alors nous embarquons tous les trois.
Cette journée a été tout simplement extraordinaire. D'abord j'ai rencontré des personnes extras : j'étais assises à côté de Sylvia, une mexicaine, fleuriste à la retraite, venue à Vancouver pour apprendre l'anglais, et de passage dans l'est du Canada pour découvrir le pays. Deriière moi dans le bus il y avait deux chiliennes avec qui nous avons fait plus ample connaissance dans la journée, Marianne, et sa mère Valeria. Et puis en fin de journée nous avons fini par faire connaissance avec Enrique, un colombien au patronime francophone, venu à Toronto pour une conférence dans le cadre de son travail.
Tess, Constance, Sylvia et moi avons décidé de trouver un super marché pour nous faire dans sandwichs aux moindres frais pendant l'hure de pause qui nous étais accordée à midi, et nous avons tellement discuté que ous en avons oublié l'heure et que nous sommes revenus au bus avec vingt minutes de retard... ce qui nous a valu les remontrances amusées de Mike, le jeune guide.
Enfin, cette histoire de retard est littéralement devenue un running gag entre Mike et moi car à chaque fois qu'il disait de combien de temps nous disposions pour chaque pause, je faisais comme si j'avais mal compris en demandant confirmation d'une durée plus longue et une durée encore plus courte. Quand il disait que nous avions "fiteen minutes", je répodais "fifty minutes ?" et il rétorquait "One minute for you !", jusqu'à ce qu'il me dise la dernière fois "you stay in the bus !". Tout a commencé à la pause pipi sur une aire d'autoroute quand Tess, Constance et moi sommes arrivés parmi les derniers. Il a commencé à dire que les françaises étaient toujours en retard, que c'était de la faute de Constance et moi, et puis que j'avais une mauvaise influence sur les autres, parce que j'en riais, et nous en avons bien rit toute la journée, avec lui, et entre nous.
Il y avait vraiment une super ambiance dans ce bus. Comme si la quinzaine d'autres passagers n'existaient pas (des asiatiques essentiellement, qui n'ont parlé qu'entre elles). J'ai beaucoup servi de taductrice à Sylvia qui ne comprenait rien de ce qui se disait. Et le soir, quand Mike nous a déposé chacun à nos hotels, j'avais en poche cinq ou six emails pour garder contact avec ces compagnons de tourisme bien sympathiques, et afin que je leur envoie les photos de la journée (ce que je n'ai pas encore fait).
Je ne vais pas vous décrire les chutes du Niagara... vous irez voir les photos dans l'album, ou vous irez les voir vous même... cela en vaut la peine... mais je peux juste vous dire que c'est beau, impressionnant, quoique moins puissant que les Chutes d'Iguazu en Argentine, mais que ce qui gache un peu cet endroit magnifique, c'est tout le business autour, les hotels, les casinos, les attractions sensationnalistes... J'ai adoré la douche sous les chutes quand on a fait le petit tour en bateau pour s'en approcher... et j'aurai bien aimé avoir le temps de faire l'attraction qui emmene le visiteur à marcher derrière les chutes... mais j'en ai eu pour mon argent étant donné le bon moment que j'ai passé là bas, même si je le dois en grande partie aux rencontres que j'y ai fait.
A Toronto j'ai dépensé beaucoup trop d'argent par rapport à mon maigre budget. La nuit en auberge de jeunesse, 20$CAN, puis le tour aux Chutes du Niagara 40$CAN + 13,50$CAN pour le petit tour en bateau... plus quelques très couteuses heures passées sur internet à chercher un canapé où sufer à NYC, parce que je n'avais aucune réponse positives alors... plus les quelques repas que j'ai fait (hot-dogs pas chers dans la rue)... j'ai dépensé beaucoup plus proportionnellement en deux jours à Toronto (135$CAN au total) que sur toute la durée du reste de mon séjour aux Etats-Unis à Chicago et à NYC (160$US au total). Et encore : je n'ai pas visité la CN Tower à Toronto (20$CAN)... qui est soit disant l'attraction touristique la plus importante de la ville, qui il faut le dire, en comporte peu, il est vrai... Et puis même si ce tour aux Chutes du Niagara m'a coûté cher, il m'aurait couté plus cher si j'y étais allée par mes propres moyens. En effet, u aller retour en bus aux chutes du Niagara coûte 35$CAN + 13,50$CAN pour le petit tour en bateau = 48,50$CAN, et je n'aurait pas visité un vignoble ontarien (les seuls producteurs de "red ice wine" du monde... pas mal du tout), je n'aurais pas vu les gorges qui précèdent les chutes et où l'on voit l'eau tenter de remonter le court du fleuve (voir les premieres photos de l'album)... et surtout je n'aurais pas rencontré Constance, Tess, Sylvia, Marianne, Mike, Enrique... Enfin.
Heureusement que Kelly m'a reçu comme une princesse à Chicago et qu'elle ne m'a rien laissé payé, parce que sino je n'aurai jamais vu New York... Merci Kelly.
La prochaine fois je vous raconterai Chicago.
Voili, voulou.
