Alors, alors. Me voilà à Bordeaux chez mon cher et tendre frère. A Caudéran, dans la grande maison où Patrick et trois de ses amis vivent en collocation, et où semble-t-il, il est difficile de partir quand on y est, car en effet, Sylvain, un ami à moi, y est arrivé hier soir pour dîner (barbecue), et qu'aujourd'hui 12H57 il est toujours là, vautré sur une banquette devant la télé.

DSC_1677Tout d'abord, pour reprendre le récit de mes aventures là où je l'ai laissé. Après la fiesta d'anniversaire de Tonton Jean-Paul, je suis rentrée avec Mamie Claude chez elle pour y dormir. Comme l'air de Rouffignac est réputé (et c'est prouvé) soporifique, j'y ai dormi comme un loir... un tour de cadran : 12h... là je crois que j'ai récupéré. Puis le lendemain matin, dans la fraîcheur et la douceur matinale (enfin, en fin de matinée), je suis partie effectuer des fouilles archéologiques dans la grange où huit mois plus tôt j'avais stocké mes quatre uniques cartons d'affaires personnelles, pour y retrouver mon carnet de santé, et surtout mon carnet de vaccination internationale, indispensable pour le voyage, et négligemment oublié dans mon déménagement. J'espérais qu'il serait dans le premier... mais non. J'ai ouvert le deuxième : rien en vue. Puis le troisième : toujours rien. Et le quatrième... j'étais couverte de toiles d'araignée et de poussières... et rien. Et me voilà bonne pour recommencer à fouiller chaque carton, en détail : j'ouvre toutes les boîtes, et que vois-je ? Il est là dans le deuxième carton. Enfin. Voilà une chose de réglée. DSC_1700

Midi, déjeuner avec Mamie Claude. Dans la matinée, Stéphane (mon oncle) nous rejoint. Après le déjeuner il m'accompagne chez Geneviève et Jean-Paul pour boire le café, où Jean-Louis (mon cousin) nous ravie de ses récits de voyageen Mauritanie, et en fin d'après-midi, je quitte Rouffignac avec Stéphane, direction Périgueux.

DSC_1711Nous faisons une petite halte à l'aéroclub où il doit déposer une remorque de planeur, et faisant chemin nos discussions vont bon train : écologie, politique, moteurs de voiture, aviation... et j'en passe et des meilleures. La discussion avec Tonton Stéphane est vraiment intéressante, enrichissante. Le soir nous dînons chez lui. Faustine, sa fille me fait découvrir les Télétubies. Elle allume seule la télévision et le lecteur DVD alors qu'elle ne parle pas encore tout à fait... Ainsi va le monde. Ses parents ont tout le mal du monde à l'endormir ce soir : sans doute une conséquence du retour des vacances qui a dû perturber son rythme et ses habitudes spatio-temporelles, mais aussi peut-être est-ce du à ma présence. Nous ne flânons pas tard devant la télé mais le lendemain matin c'est Faustine qui carillonne le lever de toute la maisonnée.

Après un copieux petit-déjeuner, Capitaine Stéphane m'accompagne à la gare, et me revoilà repartie vers Bordeaux, pour une simple escale où Patrick, mon frère, me retrouve. Nous déjeunons ensemble, un kébab et des frites, je lui remets tout ce que je trimbale pour lui dans mon sac depuis mon départ, puis je repars illico presto pour Mont-de-Marsan.

DSC_1755A Mont-de-Marsan je suis accueillie à bras ouvert par une amie pas revue depuis 2002. Une amie rencontrée à Bordeaux l'année universitaire 1999-2000, à la résidence universitaire d'été. Elle a prévu de me régaler des délices de la région : magret, foie gras,... mais aussi de saveurs exotiques qu'elle expérimente : crevette fraîches, légumes poêlés, épices... un week-end culinaire, et spirituel. Le dimanche nous faisons une belle et longue ballade de long de la Midouze (la Douze et le Midou se rejoignant dans Mont-de-Marsan pour donner la Midouze.... original, non ?), et je suis épatée par notre rencontre. Nous ne nous sommes pas vue plusieurs année, et c'est comme si nos expériences, et la vie nous avaient rapproché. Nous partageons tellement de choses, sur notre vision de la nature humaine, thème qui m'est si cher, et sur la nécessité de dépasser les blessures de la DSC_1768colonisation, de l'esclavage, sur l'urgence de construire des ponts entre l'occident et le reste du Monde pour mieux partager les connaissances et les richesses, mais aussi la nécessité de le faire dans la respect des uns et des autres, en ouvrant un dialogue profond et spirituel entre les communautés, plutôt qu'en imposant une aide humanitaire qui ne fait qu'assister les uns, et les rendre dépendant des autres, qui les exploitent déjà économiquement. Bref. Je ne retranscrirais pas ici l'étendue des discussions fabuleuses que nous avons eu, mais qu'est-ce que cela m'a fait du bien de la revoir, et de reconnaitre en elle une part de mon discours et de mes aspirations. qu'il est bon de se sentir moins seul parfois. Merci Fadi.

Je suis repartie comme je suis arrivée, par le train, et pour rejoindre encore Bordeaux, où cette fois j'étais attendue par Patrick, et Karine, une de ses colocatrice, et aussi sa petite amie. Mon ami Sylvain était censé être à la gare... mais je ne l'y ai point vu. Alors je l'ai appellé : il nous a proposé de le rejoindre chez un copain à lui en face de la gare... mais le plan a foiré, je n'ai pas trouvé l'appart malgré ses explications, et j'étais plutot fatiguée, alors nous avons regagné le quartier hautement bourgeois où vivent Patrick et ses trois colocs : Manu, Caroline et Karine. Où me voilà aujourd'hui.

Voili, voulou.