Qui m'aime me suive...

Carnet de route.

mardi 31 juillet 2007

Festival « VIVRE LIBRE » du Cinéma Québécois (uniquement sur ce blog !!!) - 6ème et derniere partie.

Pour finir ce festival (je vous aurai parle de TOUS les films quebecois que j'ai vu) j'ai garde le meilleur (pour la fin) avec deux films que je considere comme (relativement) engage, en tout cas plus que les autres, et qui du coup s'insriv plus que les autres dans une possible thematique de "vivre libre"... le nom que j'ai donne a ce mini Festival personnel, en reference au titre de mon blog.

P5485La Moitie Gauche du Frigo, de Philippe FALARDEAU (2000)
avec Paul Ahmarani et Stéphane Demers...
Le pitch : Stéphane est un militant social, formé dans le domaine du théâtre. Christophe est un ingénieur au chômage. Les deux amis sont co-locataires. Ils s’engagent tous deux dans la création d’un documentaire sur l’emploi. Christophe accepte que son ami filme ses démarches jusqu’à ce qu’il trouve du travail. L’entreprise éprouvera sérieusement leur amitié. La caméra vidéo de Stéphane suit Christophe à chaque entrevue d’embauche, dans les séminaires de formation à la recherche d’emploi et dans les rencontres avec les conseillers en placement. Stéphane obtient les moyens financiers de s’adjoindre une équipe technique. Plus l’espoir de Christophe diminue, plus le tournage s’étire en longueur en n’épargnant aucune sphère de sa vie de chômeur. Son flirt avec une caissière, ses loisirs et même son sommeil, tout est filmé. Pour Stéphane, dorénavant intéressé par les congédiements massifs, la sous-traitance et les intérêts égoïstes des compagnies, le projet limité au début devient un tremplin politique qui finit par nuire à la recherche d’emploi de son ami.
Mon avis : J'ai decouvert ce film un soir tres tard sur Radio Canada (la chaine de tele nationale). J'ai tout de suite voulu en savoir plus sur ce realisateur, comprendre ce qu'etait ce film, et je n'ai pas arrete d'en parler autour de moi. En fait je n'ai pas vu les premires minutes, et donc le genrerique, et comme c'etait a la tele, j'ai cru pendant une bonne partie du film qu'il s'agissait d'une emission de tele realite, ou un gars filmais son coloc dans sa recherche d'emploi... ce qui en soit ne m'aurait pas beaucoup etonne comme concept ou comme experience. C'est dire a quel point les acteurs sont bons et jouent vrai. Petit a petit je me suis rendue compte que c'etait une fiction, surtout quand j'ai constate qu'il y avait plus d'images sur le hors-champ de la telerealite, que d'image prise par le coloc lui meme de son ami chomeur... Mais quoiqu'il arrive, j'ai continue a adherer aux thematiques du film : le chomage et la difficulte que certaines personnes hyper diplomees ont a trouver un emploi, mais aussi du coup le theme de la tele-realite, de ses effets dans la vie de ses sujets, et le probleme de ses limites, et enfin celui plus general des societes capitalistes dans lesquelles nous vivons et de la prevalance de l'economie sur le social et l'humain dans les systemes de pensees qui les regissent. Ceux qui me connaissent comprennent tout de suite en lisant la phrase precedente pourquoi ce film m'a plu.
Rien d'exceptionnel du point de vue de la realisation : camera a la main ou l'epaule pour les sequences de tele-realite... cadrage intimiste... coherent avec les thematiques. Mais c'est un film critique sur son epoque, un film relativement engage, surtout au travers de la tension qui se cree entre les deux personnages, tres travaille : l'un, ingenieur en mecanique super-diplome et sans emploi, en train de perde petit a petit sa self-estime, casse par ses echecs, malgre ses strategies et ses ambitions tres pragmatiques et realistes, et son absence de conviction politique qui puisse l'empecher de reussir... et l'autre, metteur en scene et comedien de theatre, qui decroche un contrat et recoit des revenus grace au tournage de ce documentaire aux accents de tele-realite (le comble), au discours politique anti-capitalisme et humaniste bien rode, et qui va jusqu'a faire echouer certaines des potentielles embauches de son ami, sous prexteste que ses futurs employeurs ne seraient pas respectueux de l'humain dans leurs pratiques professionnelles et leurs strategies economiques... Ce personnage de Stephane va tres loin dans la provocation et dans la mise en oeuvre de ses ideaux. Et celui du chomeur, Christophe, est presqu'enervant tant il reste inerte, immobile, meme quand il subit les pires deceptions, voire humiliations... Il se laisse maltraiter par le systeme, sans jamais se revolter. Ce film joue habilement avec les paradoxes dans lesquels nous vivons, et en ce sens il offre une analyse subtile de la situation.

Ma quotation : ****


aaae77e7Les Invasions Barbares, de Denys ARCAND (2003)
avec Remy GIRARD, Stephane ROUSSEAU...
Le pitch : Montréal 2002. Début cinquantaine et divorcé, Rémy est à l’hôpital. Son ex-femme Louise rappelle d’urgence leur fils Sébastien, qui fait une brillante carrière à Londres. Sébastien hésite — son père et lui n’ont plus rien à se dire depuis longtemps — puis finit par accepter de venir avec sa fiancée française donner un coup de main à sa mère.
Dès son arrivée, Sébastien remue ciel et terre pour obtenir un diagnostic clair sur l’état de santé de son père et pour adoucir les épreuves qui attendent Rémy. Il usera de son imagination, jouera de ses relations, bousculera le système de toutes les manières possibles et aura recours aux pots-de-vin, entre autres tactiques illégales, pour procurer à son père de meilleures conditions… et un peu de bonheur.
Entre temps, parents, amis et amantes affluent au chevet de Rémy pour lui offrir leur soutien ou régler leurs comptes… et réfléchir à leur propre existence. Au nombre des visiteurs, on retrouve plusieurs membres de la joyeuse bande qui a marqué le passé de Rémy. Que sont-ils devenus ? Divorcée de Rémy depuis une quinzaine d’années, Louise est-elle parvenue à l’oublier et à refaire sa vie ? Claude, dont le peu d’amour-propre lui interdisait de se reproduire, s’est-il enfin rangé ? Jusqu’où les pulsions charnelles de Diane l’ont-elle menée ? Contre qui se love désormais Dominique, qui n’avait aucun scrupule à réchauffer son lit avec les maris de ses amies? Et Pierre, l’homosexuel, est-il toujours soumis à son irrépressible instinct de chasseur ?
Quel que soit le chemin qu’ils ont suivi, ces intellectuels n’ont pas perdu leur goût pour la conversation habile et délicieusement irrévérencieuse. Quant à Rémy, l’heure du bilan a sonné. Au cours de scènes touchantes et de dialogues vifs et pénétrants — notamment avec sa nouvelle amie droguée avec qui il entretient une relation de symbiose et avec une religieuse attachante et pleine d’esprit — Rémy porte un regard candide sur ses excès et ses lacunes. Mais cette introspection sera-t-elle suffisante pour provoquer la réconciliation de Rémy avec son fils, qui représente tout ce qu’il méprisait chez son propre père ?
Mon avis : Ce film est tres certainement le meilleur film quebecois que j'ai vu. Denys Arcand n'a pa usurpe sa renommee internationnale. Il est tres largement au dessus du lot. Il fait du cinema engage, connecte au monde dans lequel il vit, qui evoque des questions de ss culture et de sa nation, tout en exprimant des problematiques universelles, dans lesquelles chacun peut se retouver... comme la difficulte de l'amour filial, la transmission des valeurs dans la famille. Il ne plonge pas cruement dans la dure realite de la vie, ni ne nous transporte dans le reve et le fantasme possible d'un ideal inaccessible, mais les deux (la realite et l'utopie) sont la, quelque part dans le sous-texte de ses dialogues, de la profondeur de ses personnages, dans l'emotion que genere les scenes qu'il imagine. Chaque personnage a sa place, sa valeur symbolique, et le film tout entier semble etre un microcosme, representatif du Monde dans lequel nous vivons. Il y a l'individu, ses idees, et le conflit de ces idees avec la realite, et puis vient la maladie, qui nous rend plus que jamais incapable d'agir pour changer le monde, et au bout la mort. Quelques traits sont caricaturaux, comme la vision qui est donnee des syndicats... Et le projet du fils, pour rendre la maladie de son pere moins desagreable, malgre leurs inimities, en payant pour qu'il ait une chambre a lui, avec tout le confort, et qu'il puisse faire les examens necessaires aux Etats-Unis parce qu'au Quebec la file d'attente est trop longue, puis des pigures d'heroine pour soulager sa douleur... s'il n'est en rien realiste, ce projet a quelque chose de romantique, d'heroique qui ne nous laisse pas indifferent. L'idee aussi que tous ses amis se reunissent autour de lui pour vivre avec lui ses derniers jours semble assez peu realiste, mais les personnages, attachants, nous donnent envie d'y croire.
Deux valeurs s'affrontent dans se film, ou plutot font la course... car elles ne sont jamais vraiment opposees, l'enjeu etant juste de savoir laquelle des deux va dominer en fin de compte : l'argent ou l'amour. Et finallement, si l'argent soulage la douleur, il semble que ce soit l'amour qui offre la delivrance. Nous vogons entre realisme et idealisme, et cela nous redonne delicieusement une petite etincelle d'espoir. C'est un film qui fait du bien.

- Oscar du Meilleur Film Etranger en 2003
- Prix du Scenario et d'Interpretation Feminine au Festival de Cannes en 2003.

Ma quotation : *****

Je declare le Festival "Vivre Libre" du Cinema Quebecois, en exclusivite sur ce blog, termine ! Il y a des films que je n'ai malheureusement pas vu. Particulierement Le Declin de l'Empire Americain de Denys Arcand. Mais bon, si jamais j'en vois d'autre a l'avenir et qu'ils me plaisent, je vous en ferais part dans la rubrique =Coup de Coeur=...

Voili, voilou.

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lundi 30 juillet 2007

Festival « VIVRE LIBRE » du Cinéma Québécois (uniquement sur ce blog !!!) - 5ème partie.

100986_poster_1Gaz Bar Blues, de Louis BELANGER (2004)
avec Serge THERIAULT, Gilles RENAUD, Sebastien DELORME, Danny GILMORE...
Le pitch : M. Brochu tient depuis 15 ans le Gaz Bar Champlain, station d'essence d'un quartier pauvre de Québec. Ravagé par les vols, le modeste commerce familial est condamné à une mort certaine devant l'arrivée des libres-services...
Mon avis : Une belle histoire, que je vous recommande plutot deux fois qu'une. Le film est construit avec un flashback, en boucle. Il commence par la fin, puis tente de raconter (avec la voix-off du personnage principal, le pere) comment les choses ont degenerer pour conduire a cette situation dramatique, et nous sommes du coup deja averti que c'est une histoire qui finit mal : la station service subit un hold-up qui se solde par la mort d'un des personnages. Cette astuce scenaristique nous permet de regarder autrement le recit qui est fait ensuite du quotidien de cette famille. En effet, mis-a-part cette evenement exceptionnel qui ouvre et ferme le film, Gaz Bar Blues ne presente pas une intrigue pleine de suspens. Nous decouvrons plutot en profondeur les tensions qui animent la vie des quatre hommes de cette famille : le pere et ses trois fils, qui tentent de garder ouverte cette station service. Et certainement, parce qu'on connait deja la fin, on porte plus d'interet au pourquoi du comment ils ont pu en arriver la, et on attend moins d'etre surpris par des evenements intelectuellement stimulant d'un point de vue dramatique. Les personnages peuvent sembler un peu caricaturaux au premier abord : chacun des fils a sa passion dans la vie (musique, photo et sport)... un peu comme les biomans qui ont chacun leur couleur. Mais au fil des scenes ont decouvre des personnalites complexes et attachantes, des relations conlictuelles et pleines de reliefs, un habile melange entre l'ordinaire et l'exceptionnel... quand par exemple, l'aine apprenant par la television que le Mur de Berlin est en train de tomber, decide sur un coup de tete d'aller photographier l'evenement (et en quelque sorte de franchir le pas vers une vie de photographe reporter professionnel). Car il s'en passent des choses dans cette station service de banlieue, et fort heureusement, cela ne depasse jamais la mesure du possible, du realisme. Les ingredients sont savamment dose pour entretenir notre interet, et nous permettre de nous attacher irremediablement aux personnages dont on vient a souhaiter qu'ils ne connaissent pas la tragedie que l'on sait pourtant qu'il vont vivre... notre voeux sera-t-il exhaucee ?

Ma quotation : ***


crazyC.R.A.Z.Y., de Jean-Marc VALLEE (2006)
avec Marc-Andre GRONDIN, Emile VALLEE, Michel COTE, Pierre-Luc BRILLANT, Danielle PROULX...
Le pitch : C.R.A.Z.Y. designe en fait la fratrie : Christian, Raymond, Antoine, Zachary et Yvan. De 1960 à 1980, entouré de ses frères, de Pink Floyd et des Rolling Stones, entre les promenades en moto pour impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et grandes disputes et, surtout, un père dont l'amour lui est si cher, Zac nous raconte son histoire. Il a une mere devote qui est persuadee que sa meche de cheveux blancs et sa naissance le jour de Noel sont le signe qu'il a des dons de guerisseurs. Et son pere lui essaye a tout prix de faire de lui un homme, un vrai,... a partir du jour ou il le surprend en train de mettre les vetements de sa mere en cachette. Zachary fait tout pour reconquerir l'estime de son pere, et  refoule longtemps sa preference pour les garcons, qu'il dissimule en allant jusqu'a sortir avec sa meilleure amie.Un portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires à la poursuite de leur bonheur.
Mon avis : Ce film est presque parfait. La musique y occupe une place importante, Zachary se refugiant dans l'univers de ses idoles successives, comme pour trouver un modele auquel s'identifier, a defaut de retrouver l'amour et la presence de son pere. Les decors, les costumes, les musiques, les maquillages suivent les epoques que traverse sa vie de facon parfois un peu schematique, mais cela aide beaucoup a nous transporter dans l'espace-temps du heros. La musique n'est d'ailleurs pas la que pour signidier les epoques et illustrer la personnalite du personnage principal, ni meme uniquement pour rythmer et accompagner le film, mais aussi en tant que symbole, a traver les deux idoles du pere, qui elles sont un peu datees, mais qui reviennent aussi dans le film, comme une sempiternelle rangaine : Charles Aznavour, qu.il immmite et chante a tous les repas de famille, et particulierment tous les noels, mais aussi Patsy Cline, dont Zac a le malheur e casser un des vyniles prefere de son pere,... histoire qui revient sur le tapis plusieurs fois, et qui devient symboliquement l'enjeu de leur relation pere/fils, le pere sera-t-il capable de pardonner au fils d'avoir casse son vynile prefere, ou d'avoir des penchants homosexuels... Tous ces elements construisent un recit riche en symboles, visuels ou sonores, qui reviennent regulierement, et finissent par porter toute la profondeur des enjeux relationnels et psychologiques du film. Encore une fois, nous avons des personnages qui pourraient nous sembler caricaturaux au depart : l'aine est un litteraire serieux, le cadet un rebel qui sombre dans la drogue, le troisieme un fan de sport qui se fait tres discret,... etc... mais rapidement, ils prennent plus de volume, a travers les rapports au sein de la famille, et la place tres fluctuante qu'ils occupent dans l'amour de leur pere, particulierement. Sur le theme de l'homosexualite, le film ne recourre pas trop au prejuges et aux cliches habituels, et au contraire, denonce longuement le machisme et l'homophobie de la societe, ne serait-ce qu'a travers le personnage du pere. Le film est tire d'une histoire vraie, un peu romancee... celle du scenariste. C'est sans doute la raison de l'authenticite et de la subtilite du recit.

Ma quotation : ***** (le maximum !)

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samedi 28 juillet 2007

Festival « VIVRE LIBRE » du Cinéma Québécois (uniquement sur ce blog !!!) - 4ème partie, deux films de plus !

face_cachee_de_la_luneLa Face cachee de la Lune, de Robert LEPAGE (2003)
avec Robert LEPAGE.
Le pitch : L’action se déroule à Québec et en Russie. Alors que leur mère vient de mourir, Philippe et son frère (Robert Lepage interprète les deux personnages), de parfaits opposés, demeurent seuls membre de la famille. Alors que son frère est annonceur météo à la télévision, Philippe échoue, pour la seconde fois, sa soutenance de thèse de doctorat sur l’importance du narcissisme dans l’odyssée des programmes spatiaux russes et américains. Il travaille au service de télévente du journal Le Soleil. Seul, mais ayant comme tout humain, besoin d’une adresse, il commence à réaliser un vidéo pour S.E.T.I., un organisme qui organise un concours planétaire de messages à diffuser dans l’espace pour d’éventuels extraterrestres. C’est au retour d’un voyage à Moscou pour y discourir de son sujet de thèse que Philippe apprend que sa vidéo est choisi et que s’opère un nouveau rapprochement entre les deux frères.
Mon avis : Dans le fond ce film est beau. Il semble qu'il soit tire d'une piece de theatre. Sans doute les egarements existentiels du heros trouvent-ils mieux leur place sur une scene de theatre, mais le realisateur (qui joue aussi les deux roles principaux) a cree un univers visuel, et cinematographique interessant pour figurer la poesie contenue dans le texte. La realisation et la direction artistique sont tout a fait significatives, et enveloppent a merveille une histoire tres surrealiste. Elles arrivent a creer tout un univers de couleurs et de symbole, tres esthetisants. La dynamique dramaturgique etant differente au theatre, le film en garde un cote long et lent, mais rien qui ne soit supportable. Ce film est presque, si on peut dire, toute l'histoire de l'Oedipe innaccompli d'un fils aine qui vit dans des reves, des illusions, un ideal... et prend beaucoup de temps (plus de trente cinq ans) pour se defaire de l'influence de sa mere (a travers laquelle il vit, alors qu'elle est morte, et qu'il continue d'idealiser), et mettre les pieds sur Terre, accepter le principe de realite. Alors oui, il y a de la poseie, ne serait-ce que dans le sujet de la these de philosophie du heros (these qu'il passe pour la enieme fois sans l'obtenir), et dans ce voyage qu'il effectue en Russie, et qui est en quelque sorte un rite de passage de l'enfance a l'age adulte, mais aussi du reve a la realite. Il faut etre dans des conditions particulieres pour se laisser dans l'univers tres personnel et tourmente du heros... mais les emotions, la sensibilite, les noeuds, les questions sont la, humaines et universelles. Alors forcement, le film est touchant.

Ma quotation : ****


untitled1er Juillet, de Philippe GAGNON (2004)
Le pitch : Mis à la porte de leur logement par leur propriétaire, trois colocataires doivent se trouver un appartement avant minuit. Un adolescent se voit contraint de suivre ses parents qui viennent d'acquérir une maison dans un village. Sous le regard amusé d'un ami, un jeune couple voit son avenir mis en péril à cause d'un horrible divan orange.
Mon avis : C'est une tradition au Quebec de demenager le 1er juillet, au point ou cela concentre une part de certaines ativites economiques a cette periode (les demenageurs, les banques, etc...). Et c'est de ce phenomene que veut parler ce film, mais sans y mettre une vraie structure dramatique. Le recit s'apparente a trois tranches de vies : trois demenagements, de trois generations differentes (20, 30 et 40 ans), et trois configurations familiales differentes (des colocs, un couple, et une famille), avec trois situations financieres differentes naturellement (fauches, moyens et aises), dans trois types d'environnements (l'apparetement en ville, la maison en ville et la maison a la campagne)... un peu comme un inventaire de tous les demenagements possibles. Les trois histoires se croisent, mais n'ont aucune espece d'influence ou d'interaction les unes avec les autres... ce qui est fort dommage. Conclusion on s'ennuie. La problematique existentielle du couple qui s'installe ensemble pour la premiere fois et essaye de rendre compatibles leurs attentes forcement differentes, voire divergeantes, vis a vis de cette experience, est peut etre la plus interessante, la moins caricaturale, et la plus approfondie des trois. Mais ce qui enerve le plus dans ce film, c'est le personnage feminin des trois colocs qui se retrouvent a la rue. Elle a garde le loyer des trois derniers mois, en faisant croire a ses deux colocs (soit disant ses deux meilleurs amis) qu'elle avait paye le proprio, tout cela pour oragniser une fete. Et quand le proprio vient les expulser et qu.ils decouvrent le pot au rose, elle trouve le moyen de les culpabiliser eux, et de pretendre etre leur seul espoir de se sortir de cette situation... Les deux gars se laissen seduire et manipuler par elle, ils y vont chacun entre eux de leurs petites trahison, mais ce personnage feminin, completement histerique, manipulatrice, caracterielle, psychologiquement desequilibre, est juste improbable, et enervant... et je crois bien que c'est en partie ce qui gache le film.

Ma quotation : meme pas une etoile !

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vendredi 27 juillet 2007

Festival « VIVRE LIBRE » du Cinéma Québécois (uniquement sur ce blog !!!) - 3ème partie, deux films de plus !

Et revoici le Festival "Vivre Libre" du Cinema Quebecois. J'ai encore pres d'une demi douzaine de films a vous presenter... et je n'arrive pas a trouver suffisemment de temps pour rediger les resumes et les critiques, mais j'espere en arriver a bout avant la fin de l'ete. Laissons durer le plaisir...

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Les Boys, de Louis SAÏA (2000)- Comedie.
Le pitch : Le patron d'un bar est aussi l'entraineur d'une equipe de hockey amateur pour l'essentiel compose de ses amis qui se retrouvent apres les matchs dans son bar pour boire des bieres. Chacun a sa vie privee, ses soucis... les joeurs et amis sont issus de milieu professionnels tres divers... mais tous sont renuis par la passion du jeu, sur la glace. La sason est terminee quand l'entraineur, etrangle par une dette, demande aux joueurs de participer a un ultime match, contre une equipe incinnue, et menee par son creancier. L'enjeu : s'ils gagnent, sa dette est effacee, s'ils perdent il paye en cedant son bar.
Mon avis : Les personnages sont un peu comme les biomans : au lieu d'etre identifiables par la couleur de leurs costumes, le spectateurs peut les categoriser facilement chacun en trois mots maximums, sur leurs apparence, ou suivant leur activite professionnelle. Il y a l'agent immobilier, le medecin, le garagiste, l'avocat, le producteur de tele, le policier, le musicien rate, etc... etc... De ces personnalites diverses naissent des situations diverses, mais dans le fond, ce sont les mensonges des un et les egos surdimmensionnes de tous qui creent les situations les plus cocasses au sein de ce groupe exclusivement masculin. En terme artistique et technique le film est tres classique... le scenario lui meme reprend quelques cliches deja vu dans les comedies basiques... bref, rien de transcendant, tout juste un bon divertissement, et surtout un film culte des annes 80 pour le Quebec. A voir pour savoir de quoi parlent les autres quand vous etes en bonne compagnie dans un bar a regarder un match de hockey avec des quebecois... des phrases er des situations du film sont tellement bien connues qu'elles ressurgissent naturellement dans des conversations, un peu comme avec le films des Nuls, ou avec Le Pere Noel est une Ordure, en France... a voir donc si vous voulez savoir de quoi rient les autres !

Ma quotation (sur échelle de 1 à 5 étoiles, 5 étoiles étant le mieux) : **


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Nez Rouge, de Erik CANUEL (2003) - Comedie romantique.
avec Patrick HUARD et Michele Barbara PELLETIER.
Le pitch : Après avoir été trouvé ivre au volant, un critique littéraire doit travailler, durant le temps des fetes, pour Operation Nez Rouge (qui consiste a raccompagner benevolement chez elle les personnes ivres qui ne peuvent pas conduire et qui le demandent) avec une auteure, dont il a sévèrement critiqué une pièce de théâtre, et son avocat plutôt étrange qui propose de l'aider. Le critique ne reconnaît pas tout de suite l'écrivaine, alors que celle-ci cherche à se venger de lui. Se sentant tomber amoureuse, elle laisse peu à peu tomber ses plans de vengeance.
Mon avis : C'est un peu Bridget Jones sans Hugh Grant, ou meme Coup de Foudre a Notting Hill sans Hugh Grant. Un classique du cinema : deux personnes, un homme et une femme qui se detestent au depart, ou du moins se repoussent, sont forcees de partager une epreuve, une situation, qui fini par les rapprocher... ils se marierent et eurent beaucoup d'enfant. En fait c'est ce que le cinema hollywoodien des annees 30-40 a appelle la "screwball comedy" (mes anciens eleves de BTS Audiovisuel vous diraient comme exemple : Cary Grant et Katherine Hepburn dans Bringing up Baby de Howard Hawks, 1938... par esemple, entre autre). Un grand classique de l'amour impossible... qu illustre a merveille la rangaine des cours d'ecole primaire : "L'amour commence toujours par la haine". Bref, une histoire convenue, mais avec ceci d'original que plusieurs themes sont developpe dans ce film : celui de la solidarite a la periode de Noel, celui de la critique litteraire et de ses contradictions, et meme si on veut, celui de la securite routiere... Notez que le personnage de l'avocat n'est en fait que le Pere Noel... le film est en fait une longue accumulation de cliches, et quand je dis longue, je pese mes mots, car en effet, 110 minutes c'est vraiment beaucoup pour raconter une si simple histoire. Cela manque vraiment de rythme. Les joutes verbales entre les deux personnages (ce qui est encore une caracteristique de la Screwball Comedy) sont par contre parfois franchement bien ecrites, et on regrette vraiment qu'il n'y ait pas un peu plus de folie dans ce film.

Ma quotation : **

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vendredi 20 juillet 2007

Festival « VIVRE LIBRE » du Cinéma Québécois (uniquement sur ce blog !!!) - 2ème partie, Palme d'Or de la Kétenerie Québecoise

EXTRAIT :
Elvis Gratton, de Pierre FALARDEAU et Julien POULIN,
avec Julien POULIN dans le rôle de Bob Gratton (1985).

Le pitch : Bob Gratton est garagiste, et son hobbie, sa passion c'est Elvis Presley, auquel il s'identifie au point de l'imiter. Persuadé d'être le meilleur imitateur d'Elvis qui soit (meilleur en tout cas que ceux qu'il voit à la télévision), il décide de participer au grand concours de sosies d'Elvis Presley. Il gagne, mais ce n'est pas tout, il gagne un voyage sur une île au soleil, et à son retour il décide de fêter Noël comme Elis l'aurait certainement fait s'il avait vécu à Acapulco...
Mon avis : En fait ce film est une compilation de trois courts métrages... et cela se sent : il y a, dans l'ordre, "Bob Gratton meilleur sosie d'Elvis", puis "Elvis Gratton en vacances à la plage", et enfin "Elvis Gratton fête Noël". Cela se ressent dans le rythme, qui n,est pas vraiment soutenu, ni organisé autour d'un noeud dramatique. Il faut se laisser aller à suivre les péripéties de Bob, l'accompagner dans son quotidien, y compris quand il passe un long moment à se contempler dasn la glace pour se faire une banane comme celle d'Elvis avec sa touffe de cheveux bouclés et revêches.
Bob Gratton est le beauf par excellence, et par conséquent, le type d'humour développé par le film nous fait beaucoup penser aux Bronzés, à la troupe du Splendide... Quand Bob se bat avec sa chaise pliante sur la plage, il frôle le burlesque de Buster Keaton. Quand Bob explique ce que c'est que d'être québecois, il frise l'autodérision, la satire.
Bob n'est pas un souverainiste, mais un canadien fier d'être américain, et il exprime à merveille toute l'ambiguïté, voire l'ambivalence de l'identité québecoise. Bob est entrepreneur, et donc libéral, voire capitaliste. Il se préoccupe surtout de lui, de son confort, et en sens, il l'emblème de l'individualisme des sociétés occidentales de consommation...
Le film a eu des suites, et je n'ai pas eu le courage de me les "taper", mais je vous recommande tout de même vivement ce fleuron du cinéma québecois, très marqué par les thématiques qui lui sont chères en général, quelque soit le mode sous lequel il les traîte... Simplement, prévoyez du pop-corn, des chips, ou faites votre comptabilité, reprisez vos chaussettes, faites votre repassage tout en le regardant... ou buvez des bieres avec des potes : vous l'apprécierez mieux de cette manière.

Ma quotation (sur échelle de 1 à 5 étoiles, 5 étoiles étant le mieux) : ** (faut pas pousser tout de même)
- avec une mention TRES spéciale du jury (moi), juste pour l'hommage à un film culte de l'histoire du cinéma québecois -

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jeudi 19 juillet 2007

Festival « VIVRE LIBRE » du Cinéma Québécois (uniquement sur ce blog !!!)

Voici une petite présentation de deux des films québecois que j'ai vu et que j'ai le plus apprécié. J'essayerai d'en voir le plus possible jusqu'à mon départ et de vous en parler ensuite, mais mon entreprise est rendue un peu difficile du fait que chez Héloïse où je suis hébergée maintenant je ne peux pas regarder de DVD, donc inutile de les emprunter à la bibliothèque ou dans un vidéo club, je dois me contenter de ceux que je peux visionner sur place à la bibliothèque, et qui ne sont absolument pas les mêmes... mais bon, je vous réserve encore quelques surprises.

crabedansteteUn crabe dans la tête de André TURPIN (2000)
Le pitch : c'est l'histoire d'un plongeur photographe qui à la suite d'un accident de plongée doit retourner vivre à Montréal. Là il rencontre une jeune femme, une journaliste critique de cinéma, dont il tombe amoureux, mais il est rapidement rattrapé par les fantômes de son passé, ceux qu'il avait voulu fuir en voyageant partout dans le monde. Et puis il est revenu de cette plongée fatidique avec des photos mystérieuses dont son agent est sure qu'elle vont faire de lui une star. Il ne sait pas dire "non", veut plaire à tout le monde, et chacun attend de lui qu'il soit celui qu'il a été, mais il a changé, et le film raconte tout le chemin qu'il va accomplir pour finallement oser être qui il est dans le fond, prendre en quelque sorte possession de son âme, et dire tout haut ce qu'il pense et ressent.
Mon avis : Ce film a une très belle photo et une très belle direction artistique; les images sous l'eau, les mystérieuses photos de sa dernière plongée, les décors choisis et le cadre très travaillé donne un côté poétique et stylisé à une histoire fondée sur des questions existentielles. Même si le scénario est un peu décousu au début, et que la tension dramatique est mal gérée ou presque absente, l'acteur principal, qui ne déplaira pas à ces dames, réussit à nous entrainer dans ses élans sentimentaux, et nous interesser au devenir de son personnage, que l'on sens perdu, manipulateur, mais manipulé par lui même, les intentions qu'il n'a pas, les choses qu'il ne dit pas... Il passe de l'état de victime passive de lui même et de son destin, à celui d'acteur de sa propre vie incarnant pleinement son propre rôle. C'est tout à fait le genre d'histoire dans lesquelles tout un chacun peut aisément trouver un bout de lui même. Il y a quelque chose d'universel, même si la symbolique de l'image du crabe m'échappe complètement, et qu'à mon sens, plus d'un spectateur sur deux, à la recherche d'une existence sensationnelle par procuration à travers le cinéma, plus que de sensations existentielles authentiques, risquera de s'ennuyer...

Ma quotation (sur échelle de 1 à 5 étoiles, 5 étoiles étant le mieux) : ****
- avec une mention spéciale du jury (moi) pour la photo et la direction artistique -


neg_morin0Le Nèg' de Robert MORIN (2002).
Pitch : Dans un petit village tranquille de la campagne québecoise, les deux inspecteurs de police du coin, dont l'un est à deux doigts de la retraite, doivent se pencher sur un double meurtre... celui d'une vielle dame connue des riverains, et celui d'un jeune noir, visiblement nouveau dans le coin. Le premier indice, et ce qui semble être la cause du drame, est une statuette décorative de jardin représentant un noir en tenue de paysan, équipé d'une canne à pêche... comme on en trouve beaucoup dans les jardins de la campagne québecoise. Les témoignages des uns et des autres ne vont pas faciliter la tâche aux deux policiers, l'alcool et les consiences pas claires, ne conduisant pas les responsables directement aux avoeux, mais le mystère de ces deux morts sera finallement élucidé.
Mon avis : Le montage de ce film est admirable. Il adopte le point de vue de chacun des témoins, et suit ainsi rigoureusement l'enquête des inspecteurs, qui n'en savent jamais plus que nous, et ce sur une seule journée. Le jeune acteur noir qui tient le rôle de la victime d'un crime raciste (c'est ce qu'on découvre au fil de l'enquête) est extraordinairement mis en scène : il ne décroche presque pas un mot de tout le film, à peine un cri quand il est brutalisé... tout son jeu passe par l'expression de son visage, terrorrisé par ce qui lui arrive... presque à la manière des acteurs du cinéma expressioniste muet, en plus subtile, mais cela lui confère une place étrange : il est presque réduit à la fonction d'un animal que l'on a capturé et ligoté pour qu'il ne s'enfuit pas et qui est effrayé par ce qui l'attend, voire même à la fonction d'un objet, à l'image de cette statuette de pécheur noir qui cause colère du jeune homme et dont la destruction par ses soins va entrainer la situation de crise et le drame que découvre par strates le film. Ce film démontre l'incompréhension entre plusieurs mondes, plusieurs cultures : le monde rural et le monde urbain, les jeunes encore plein d'espoirs, et les moins jeunes, désilusionnés parce que broyés par la vie,... Il ne se résume pas à une question raciale ou raciste. Les personnages sont profonds, très travaillés, touchants... et finallement les thèmes qui pourraient sembler secondaires, comme les conditions de travail dans les grosses exploitations agricoles, l'alcool qui décime la jeunesse des campagnes, le manque d'éducation de ces mêmes jeunes adultes, nourissent autant cette histoire touchante, en forme de dénonciation de la bêtise humaine universelle. Car certes, cela se passe au Québec, mais cela aurait pu être dans n'importe qu'elle campagne blanche occidentale. A la différence peut-être de cette question que se pose les deux inspecteurs : "C'est quoi notre problème à nous autres avec les noirs ? Pourquoi on les aime pas ? Ils nous ont rien fait, C'est juste pour faire comme les américains ?..." (ou quelque chose comme ça). Le Nèg' est avant tout une enquête policière, et je crainds que son discours engagé et critique au second, voire plus de degrés, n'ait échappé à la plupart... Le film n'oblige pas nécessairement à décider de ce qui est bien ou mal, au point qu'un spectateur raciste peut très bien s'identifier à ces jeunes cons auteurs de ce crime raciste, trouvant ainsi une justification à leur racisme, et pouvant ainsi le vivre par procuration dans le film... J'ai envie de croire que le réalisateur et le scénariste du films désapprouvent le racisme, mais ils s'attachent plus à démontrer la pauvreté culturelle et intellectuelle de ces jeunes de la campagne, et la violence que cela génère de leur part, qu'à denoncer le racisme en lui même... ce qui peut être problématique d'un point de vue éthique à mon sens, d'ou les réactions partagées àa la sortie du film.

Ma quotation : *****
- avec une mention spéciale pour le montage -

LIRE : à propos du film dans VOIR (propos de l'auteur et réactions des spectateurs).


À propos du Festival « VIVRE LIBRE » du Cinéma Québecois qui se déroule exclusivement sur ce blog, je tiens à vous demander de bien vouloir m'excuser pour la longue interruption dans la publication des présentations de film. Je republie ces deux premières, que vous aviez pu découvrir le 11 juillet, et je peux vous garantir que vous en découvrirez d'autre dans les prochains jours... J'ai vu désormais près d'une dizaine de films, et maintenant que la polémique est éteinte autour de la "cyber-altercation" qui animé ce blog, et que j'ai réussi à rattraper mon retard en matière de récit de mes dernières aventures, plus rien ne peut m'arrêter dans ma programmation cinématographique !

Voili, voulou...

Posté par siempreCHA à 12:00:00 - * Festival VIVRE LIBRE du Cinéma Québecois * - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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