samedi 25 octobre 2008
Muraquitã et la Grenouille.
Jadis, il y avait une tribu de femmes guerrières, les Icamiabas, qui n'avaient pas de maris, et qui ne laissaient personne s'approcher de leur village. Il semblerait que Laci, la lune, les protégeait. Une fois par an, elles recevaient dans leur village les guerriers Guaracis, comme s'ils étaient leurs maris. Si de cette rencontre naissait un petit garçon, elles le confiaient aux guerriers pour qu'ils l'élèvent. Si c'était une petite fille, elles la gardaient. En ce jour spécial, un peu vanat minuit, quand la lune était presque plaine, elles se rendaient en procession au lac, amenant sur leur dos des jares pleines de parfum qu'elles versaient dans l'eau pour un bain purificateur. A minuit elles se baignaient dans le lac et en sortaient une vase verte à laquelle elles donnaient diverses formes : grenouille, poisson, tortue et autres animaux. Mais c'est la forme de grenouille qui était la plus représentée, pour ête considérée comme la plus originale. Elles donnaient aux Guaracis, qui portaient des pendentifs à leurs colliers, des mèches de cheveux tressées de leurs amantes, comme amulette. Dénommée Muriraquitãs, ces talismans apportaient chance, protégeant ceux qui les portaient des maux et des dangers.
(Traduit du portugais au français par mes faibles ressources linguistiques)
Voili, voilou.
mercredi 13 août 2008
Le restaurent de la famille
Et où se réfugie un groupe de huit touristes français quand ils sortent de la forêt amazonienne affamés par une expédition de survie ?...
Certains ne prennent pas de frites (ça fait grossir ?) mais trois hamburgers... Ronald aurait du penser au menu "gros morfale".
Voili, voilou.
Activités ludiques en forêt amazonienne.
Quand on sait faire tout plein de choses de ses dix doigts et qu'on vit dans la forêt amazonienne, on peut faire guide pour touristes en mal d'activités manuelles...
Quand on sait grimper aux arbres, on peut même les divertir en les mettant au défi : toutes les techniques sont autorisées.
Voili, voilou.
Cherche maison trois pièces avec jardin, cascade, forêt...
Dans le sens de lecture : la cuisine > le salon qui fait aussi salle à manger, salle de jeu... > la chambre des guides > la cuisine bis > la salle de bain > la chambre des invités. Je n'ai pas photographié les toilettes dans le soucis de préserver un minimum de notre intinmité mais ils sont parfois si près du sentier qu'il arrive à certain de marcher dedans... Cela crèe des liens... et surtout fous rires, et même des souvenirs impérissables.
Voili, voilou.
Remèdes naturels.
Encens naturel : résine sécrétée par un arbre. A des vertues apaisantes contre les maux de tête. J'ai pu le vérifier.
Infusion avec des écorces. Là c'est juste pour le goût, mais il y en a qui soignent aussi bien sûre.
Ecorce qui paraît-il, sert à la fabrication du viagra. Elle a surtout des vertues fortalisantes, rien d'aphrodisiaque. Nous en avons tous bu, et certains en ont même emporté dans leur sac, au cas où...
Voili, voilou.
lundi 28 juillet 2008
L'irlandais.
Il était une fois un irlandais qui n'avait rien demandé à personne et qui s'en était pris plein la gueule. Dans son long voyage de un an seul et avec son sac sur le dos en amérique du sud, il avait eu l'idée de faire une excursion de quatre jours dans la forêt amazonienne au Brésil, et par le plus grand des hasards, il se retrouva à partager cette expérience inoubliable au coeur de la Nature la plus pure, avec un groupe de spécimens exceptionnels de la pire des Cultures Humaines qui soit donnés de rencontrer á la surface de cette planète. Certes, le dit irlandais, sous toutes apparences, n'avait pas toutes les qualités pour attirer á lui la sympathie d'Autrui, mais nul ne mérite le mérpis ou la moquerie de celui qui par dessus tout se croit mieux placé pour juger du haut de ses principes ce qu'il interprète des intentions d'autrui.
Pour tout dire, l'étranger, qui en plus du malheur d'être un anglophone qui ne fait pas beaucoup d'efforts pour parler espagnol ou portugais quand il voyage en amérique latine (un anglophone quoi!), semblait avoir des moeurs incompréhensibles et inacceptables aux yeux du groupe de français qu'il a eu le malheur de rencontrer. En effet, dès qu'il était au soleil, l'irlandais se cachait dans son tee-shirt, le faisant remonter au-dessus de son nez, sans doute par crainte d'un coup de soleil douloureux sur sa peau de roux, non sans s'être au préalable badigeonné d'une bonne couche de crème solaire, de façon, comment dire, dégoulinante. De plus, il portait, sous son tee-shirt, anciennement blanc, et maculés de tâches de toutes les couleurs pouvant se rapprocher de la crasse, un coupe vent noir, dès qu'il partait marcher dans la forêt, peut-être par peur des piqures de moustique, mais au contact direct de sa peau, ce qui devait le faire suer particulièrement, et devait être à l'origine de l'odeur qui émanait de lui, aux dire de certains membres du groupe. Et enfin, le pire de ses défaut aux yeux des français, ces derniers étant dotés d'une grande éducation et d'un savoir vivre au dessus de tous soupçons, était d'avoir un sacré coup de fourchette. Car lá était le point sensible, le talon d'achille de certains des membres moteurs du groupe.
La présence de cet Autre, particulièrement vorace, a révélé chez eux une véritable angoisse de la famine, et même, plus précisément une obsession de la répartition équitable des aliments au sein du groupe. Il est vrai que partir en "expédition" dans la forêt amazonienne avec un guide (fort expérimenté, qui a coutume de travailler avec l'armée brésilienne, et qui ayant bien compris le stress de certain, s'est empressé de nous apprendre á reconnaître l'arbre "coupe-faim", un arbre qui peut permettre de survivre plusieurs jour en buvant une goute de sa seve diluée dans de l'eau...), partir comme ça dans la forêt, á 3 heures á pied et une heure en bateau de toute épicerie, quand on a toujours vécu à la ville avec un Mac Do à cinq minutes de chez soi et un frigo bien plein, c'est pas facile facile.
Bref, au camp de base, quand l'irlandais s'est servit sa première assiétée lors du premier déjeuner que nous avons fait avec lui, les commentaires ont fusé bon train, et quand le soir il s'en est servit, et qu'il n'est pas resté assez de poulet pour deux des membres du groupe qui étaient arrivés á table en retard, cela a été le scandale. Quand le groupe a su le lendemain matin que monsieur "je-bouffe-tout-et-j'en-laisse-pas-une-miette-aux-autres" avait son guide perso et ne viendrait pas avec nous, ce fût un "ouf" de soulagement chez les angoissés de la bouffe. Mais quand en fin d'après-midi, il a débarqué sur notre campement, en plein milieu de la forêt, avec un nouveau guide, cela a été la panique á bord ! Tout de suite, les mauvaises langues ont déclarés que c'était pour manger plus, qu'il avait peur de ne pas en avoir assez s'il était seul avec un guide, qu'il avait du demandé á rejoindre notre groupe (en réalité, l'endroit oú nous campions était déjà á moitié aménagé et sans doute le seul point de chute pour ce genre de sorties en foret), et je ne sais quelle autre hypothèse farfelues.
Bref, le soir même, quand le guide nous a servi sa bouillie de riz aux carottes et aux oignons, les éléments moteurs (les angoissés, qui croyaient bien sure bien faire, pour la survie du groupe) ont illico presto pris les choses en main, en se chargeant de fait, de la répartition de la pitance. De toute façon, les guides ont trés bien géré le truc (dont je pense qu'ils ont trés bien compris les tenants et les aboutissants), parce qu'il ont fait á manger, et ont mis la marmitte sur le sol devant le tronc d'arbre qui nous servait de salle á manger, et débrouillez-vous, chacun se sert s'il veut, ce qu'il veut... au pillage ! Précisons, qu'entre temps, lors du seul repas fait sans l'irlandais, les mêmes éléments avaient déjà trouvé un nouveau bouc émissaire, en la personne d'un membre du groupe qui s'était servi un peu trop copieusement á leur goût. C'est alors qu'on a pu s'apercevoir (mais certains ne s'en sont pas aperçut car ils ne voulait pas le voir) que non seulement il y en avait assez pour tout le monde, mais qu'en plus il y en avait assez pour se faire éclater la panse. Résultat, il en est resté, et on a pu même manger de la soupe de riz caramélisé (ou carbonisé au fond de la marmitte, c'est selon) le lendemain au petit déjeuner.
Mais les membres qui avaient eut le courage et la responsabilité de prendre cette situation á bras le corps en prenant l'initiative de faire le service afin que personne ne soit lèsé par l'ignoble goinfre sont sans doute allés se coucher avec le coeur léger et l'esprit en paix, fiers d'avoir sauvé la survie du groupe et d'avoir assuré l'équité et la justice dans la répartition de la nourriture... En tout cas, cela a dû calmer temporairement leur angoisse parce que quand l'irlandais le lendemain a osé se lever du tronc d'arbre salle á manger pour se resservir du même riz collant de la veille, ils ont regardés, surveillé, scruté ses gestes... mais n'ont rien dit, en tout cas pas tout de suite.
Le pire, c'est que vu comment, avec ou sans irlandais, la nourriture disparaissait en mois de cinq minutes comme si personne n'avait fait de repas depuis huit jours, vu comment chacun se jetait sur la bouffe, soit dans la peur de ne pas en avoir, soit par appétit réel, soit juste pour avoir sa part (même s'il n'a pas faim, afin de ne pas la laisser á un autre, et que la répartition soit égale, peu importe si les appétit eux ne le sont pas)... ce n'est pas tellement l'irlandais qui posait un probleme avec la nourriture, mais bien le groupe.
Heureusement pour lui, celui qui était la cause de tous les maux du groupe, parce que le groupe n'était plus capable de parler d'autre chose, ne s'est pas joint à nos promenades le jour suivant : il a fait les siennes dans son coin avec son guide. En effet, les membres actifs les plus virulants de cette fatoua à celui qui osera menacer la survie alimentaire et donc physique du groupe, formulaient leur critiques ironiques et parfois franchement de mauvais goût, á haute voix, et en présence du principal interessé, tout en sachant que tous savaient qu'il (l'irlandais), non seulement comprenait le français, mais en plus le parlait un peu.
Personnellement j'étais trés gênée pour lui de tout ce qui se disait sur lui et de l'attitude du groupe avec lui, et quand il m'a adressé la parole je lui ai répondu : j'ai même fait des photos de lui pour lui á sa demande, et je lui ai traduit en anglais quelques explications du guide lors de la seule activités qu'il a fait avec nous. ce dont il m'a remerciée. Mais il aurait été plus logique pour moi que ce soit le groupe qui aille vers lui. Ce qui n'a jamais eu lieu.
Mais quand le 2éme jour de l'excursion (1er jour en pleine foret), j'en ai eu marre d'être prise á partie par ces commentaires qui á mon sens extrapolaient complètement et auxquels je refusais de participer, alors que nous étions tous réunis sur le tronc d'arbre qui nous servait de salon (aussi), j'ai fini par dire "stop". Et lá, j'ai tout bonnement été accusée de vouloir "créer un clan" dans le groupe, avec l'un des membres qui lui aussi refusait de donner dans la persécution de l'irlandais (comme par hasard, celui qui était devenu bouc émissaire en l'absence du bouc émissaire le midi même). Ce á quoi j'ai répondu que "précisément non, c'est ce que je ne voulais pas, des clans qui s'affrontent, des groupes qui s'acharnent sur celui qui est plus faible parce que seul". Ce á quoi il m'a quand même été répondu que "je n'avais qu'à m'en aller si cela ne me plaisiait pas". Je m'étais levée pour aller prendre ma douche dans la cascade á ce moment là. J'ai donc répondu au membre qui m'avait interpellé qu'il avait dû déjà remarqué que je prenais peu part aux activités et aux conversations du groupe depuis deux jours, que ma désolidarisation était délibérée. Et je suis allée prendre ma douche.
Les rumeurs, remarques, commentaires se sont calmés, du moins en ma présence et á ma direction. J'en ai reparlé ensuite avec certains : du comportement de groupe qui prafois prend des dimensions incontrolables et qui peut avoir des conséquences irréparables, et surtout de l'exclusion d'un individu qui doit faire face á un groupe aussi peu engageant, voire même rebutant... Mais il a fallut quand même quelques jours APRES la fin du séjour dans la forêt pour que les quolibets sur l'irlandais cessent, et depuis que nous sommes revenus á la civilisation, chacun mange á sa faim (vu qu'on a beaucoup mangé au resto et que lá chacun paye sa part s'il veut doubler...).
Ceci dit, il était étrange quand même cet irlandais (dont certains á la fin du séjour ne savaient même pas qu'il s'appellait David) : il faisait de la musique tout seul dans son coin avec sa langue et ses dents en utilisant sa bouche comme caisse de résonnance... Super bizarre cet irlandais.
Voili, voilou.
L'impact de la presence humaine dans la nature.
Tiens ! Prends toi la lumière de ma lampe troche dans la gueule... Et encore, s'il n'y avait que ça : manipulé maladroitement (et même brusquement étant donné la crainte de certains d'être mordus), par neuf touristes et deux guides (un peu plus expérimentés et doux) pendant une bonne quinzaine de minutes, plus aveuglé par une bonne vingtaine de flashs d'appareils photos... Moi je dis que si ce bébé crocodile ne finit pas en psychanalise toute sa vie, c'est qu'il aura lu tout Boris Cyrulnik et qu'il aura compris le concept de résiliance appliqué á sa propre expérience de traumatisme... Mais où était sa mère ce soir là ? Comment a-t-il pu échapper á sa vigilance ? Quelle mauvaise mére peut ainsi laisser trainer son fils sur les bords du fleuve tout en sachant que trainent á cette heure lá les pires spécimens de prédateurs : ceux qui chassent sans en avoir besoin, juste pour le plaisir d'altérer la nature, de l'exploiter á des fins qui dépassent les limites de l'entendement, du raisonnable, de l'équilibre naturel des choses... l'Homme.
Voili, voilou.
Pêche aux piranhas...
Ça mord pas trop la pêche aux piranhas. Parait qu'il faut y aller tot le matin ou en fin d'aprés-midi. Nous on y étais dès 4h de l'après-midi... Mais bon, les petits bout de poulet vert qu'on leur a proposé n'ont pas semblé trop les mettre en appétit. Alors les explication du guide (qui sont logiques) sont que non seulement à cette période de l'année, le niveau de l'eau étant très haut, les poissons ont plus d'espace pour se nourrir eux-même et donc leur population est moins dense au mètre cube d'eau, ils sont moins affamés, et donc morde moins facilement á l'hameçon... mais en plus il semble que les eaux dans lesquelles nous avons essayés recellent peu de poissons en général parce qu'elle sont noires, ce qui indiquent donc qu'elles sont trés acides. Bref... le touriste il faut quand mê
me l'emmener pecher le piranhas pour qu'il ne se plaigne pas qu'on l'a arnaqué dans le tarif de l'excursion qu'il a payé, quitte á ce qu'il se fasse chier deux ou trois heures á se faire mal au coccyx sur une pirogue... Enfin. Nous on a bien ri (c'est peut-être mon rire de poule qui a fait fuir les piranhas), on a vu un superbe coucher de soleil, et on a même poursuivit des dauphins en pirogue sur le chemin du retour. On a même (c'est le comble quand même) pu faire des test sur la flotaise des tongues brésilienne de la célèbre marque Havaïanas... et oui, je vous le confirme (sur la photo), elles flottent !
Voili, voilou.
Piment : petit mais fort.
Le piment le plus petit que j'ai vu de ma vie, et aussi celui qui pique le plus que j'ai goûté de ma vie...
Leticia - Manaus en bateau : les photos.
Quand on s'ennuie sur le bateau... rien de tel que d'emmener une petite bouteille de Castillo del Diablo (vin clilien)... cela occupe, au moins un soir sur les quatre... En plus il coûte moins cher dans la superette de Leticia qu'á l'Exito de Pereira, alors pourquoi se priver ?
Sur la photo, pour ceux qui ne les connaissent pas, il s'agit de Clémence, mon amie et ex-collègue du lycée français de Pereira, prof de CM1 et de philosophie, et son mari brésilien et capoeiriste, Adriano, mes compagnons de voyage.
Voyager en bateau sur le fleuve Amazone, en hamac, il faut le faire au moins une fois dans sa vie... la promiscuité, les coups de pied du voisin de gauche, le voisin de droite qui se colle á vous et vous chauffe toute la nuit, celui de derrière qui ronfle (plus fort que vous), ceux qui ne dorment pas et dansent en tapant des pieds toute la nuit sur le pont supérieur, avec la musique à fond parce qu'aprés deux verres de bière ils sont sourds, les contrôles surprises de la police fédérale en plein milieu de la muit pour fouiller tous les sacs, jusqu'á la moindre culotte, les repas dans le refectoire exigüe, toujours la même viande en sauce qui baigne dans l'huile, avec toujours, des pates, plus du riz, plus des haricots rouges, plus de la farine manioc, et quand on a de la chance, des crudités... on en redemanderai !!!
Heureusement il y a la musique de mon Ipod à écouter, les livres en espagnol à lire avec le dictionnaire dans l'autre main à lire, les levers et couchers de soleil à photographier, pour passer le temps...
Voili, voilou.























