Qui m'aime me suive...

Carnet de route.

mercredi 25 novembre 2009

Et si le Coca ça poussait ???

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Nature VS Culture en Colombie.
Et si le Coca ça poussait ??? Faut-il le planter par la tête ?
Lors de notre sortie au Charco Negro dimanche après-midi dernier, l'un d'entre nous a glissé sur une pente boueuse, s'est super bien rattrapé puisqu'il ne s'est absolument pas sali, mais la bouteille de Coca-Cola qu'il portait l
ui a échappé des mains et a atterri la tête la première et s'est planté ainsi dans la terre.

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lundi 15 juin 2009

Le Quotidien : comment gérer de façon optimale les contrainte spatio-temporelles ordinaires.

Voici les données du problèmes :
- une chasse d'eau dont le bras du flotteur ne remonte pas tout seul, ayant pour conséquence que l'eau coule et se gaspille dans le cuvette une fois que le réservoir est plein,
- une bouteille d'eau de un litre et demi que je remplis systématiquement après la vaisselle pour la ranger au réfrigérateur et toujours avoir de l'eau fraiche pendant les repas,
- une vaisselle qui donner envie de pisser parce que l'eau coule et qu'en plus vous avez bu presque toute la bouteille d'eau pendant le repas...

Il faut donc : faire la vaisselle, remplir la bouteille et la ranger dans le réfrigérateur, aller pisser et remonter le bras du flotteur pour que l'eau ne se perde pas, et le tout sans attendre que la bouteille se remplisse, ni que le réservoir des toilettes ne se remplisse, afin de ne pas perdre de temps, car le temps c'est de l'argent.
Allez ! C'est facile !!!

PS : Nicolas connait la solution : tu n'as pas le droit de jouer !!!

Voili, voilou.

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mardi 16 décembre 2008

Le furet... il est par ici, pourvu qu'il ne repasse pas par là.

D'habitude je dors la fenêtre ouverte, et c'est la douce mélodie des freins grinçants des bus dans la rue qui me réveille, ou le léger claquement de la porte de la maison quand Virginie part au travail à 7h, si je ne suis pas déjà réveillée depuis quelques minutes, l'esprit occupé à dix miles réflexions. Pourtant depuis trois jours, à cause du froid je ferme la fenêtre de ma chambre, à cause du froid, et d'une sale grippe que j'ai choppé. D'où vient ce bruit alors ? J'entends des cris, des gens se battent, c'est la guerre dehors. Des voix d'hommes. Ils beuglent. Qu'est-ce qui se passe ? Je me lève. Nicolas me regarde, il est debout à la fenêtre. C'est sur notre porte que ça frappe. Un bélier en métal essaye de défoncer notre serrure. "Ouvrez la porte !", gueulent-t-ils. J'ai peur. Mon cœur bat à cent à l'heure. Putain. C'est qui ? Ils vont nous tuer. Ils sont au moins cent derrière cette porte. On nous attaque. Que vont-ils nous faire ? Que veulent-ils ? Je crie : "Qu'est-ce qui se passe ?!" La porte ondule sous la force des coups qui s'arrêtent quand ils m'entendent. "Ouvrez la porte !" J'ouvre. Ils déboulent dans la pièce. Certains continuent leur chemin vers le deuxième étage (nous sommes au premier). Là j'ai un blanc. Je ne sais pas ce qui s'est passé entre l'ouverture de la porte, l'entrée de cinq ou six hommes en bleu marine, armés de mitraillettes, et le moment où Virginie, Nicolas et moi on se retrouve assis en pyjamas (plutôt en tee-shirt et culotte) sur l'unique banquette de notre salon face à la porte d'entrée restée ouverte. Ils ont fait le tour des pièces, très vite, demandé s'il n'y avait personne d'autre, ce à quoi nous avons répondu par la négative, puis ont continué leur exploration dans la cage d'escalier, laissant un de leur comparses, mitraillette en main, à nous surveiller. Nous sommes restés sages, comme des images. Nous avons parlé, en français. Le policier nous a demandé d'où nous étions. Nous lui expliquons que nous sommes français. Il nous demande depuis quand nous vivons ici en Colombie, ce que nous y faisons, mais il n'a rien de menaçant. Là haut par contre ça gueule encore. Ils ont ouvert la porte. Puis les policiers ont arrêté leurs cris de guerre. Ils fouillent. Un chien monte les escaliers accompagné de son maître. Nous entendons la voix de Manu qui demande des explications. Il est pas du genre à se laisser faire, même plutôt du genre à s'énerver facilement. Pourvu qu'il ne leur arrive rien. Pourvu qu'ils ne fassent pas de bavure ces cons de flics. C'est tellement vite parti un coup, un tir. Putain d'armes de merde. Mon cœur bat à dix mille à l'heure. Virginie, Nicolas et moi on écoute, pour comprendre. Rien à faire. On parle. Le policier ne nous en empêche pas. Il n'y a pas beaucoup d'hypothèses possibles. Manu, le prof de maths français qui vit au-dessus en collocation avec Daniel, colombien, étudiant en école d'ingénieur, fils de la proprio de tout l'immeuble, sont irréprochables. Qu'est-ce qu'ils cherchent ? L'heure tourne. Nicolas n'a pas pris sa douche. Il a cours à 7h. On demande à notre jeollier si il peut prendre sa douche en attendant. Non. "Tu arriveras en retard au lycée, c'est pas plus mal... je serais toi j'en profiterai", ironise Virginie. Elle, elle commence à 8h. Elle qui pensait traîner au lit jusqu'à 7h aujourd'hui... C'est raté. Mon cœur bat toujours aussi vite. Putain, ça dure. Qu'est-ce qu'ils veulent ? Un des hommes vient prendre nos cedula (carte d'identité) étrangères pour contrôler nos identités. Il les emmène en haut. Nicolas donne même son passeport. Virginie et moi n'avons pas encore signalé notre changement d'adresse au DAS (police qui s'occupe des étrangers et des frontières). Chacun essaye de se rassurer comme il peut. Après tout on a rien à se reprocher. Nicolas stresse pour son retard. Virginie dédramatise : "Et qui va descendre les poubelles ? c'est le jour des poubelles... on va les descendre après le passage des éboueurs avec toute cette histoire !" Elle rigole même, nerveusement. J'ai peur. Une bavure est tellement vite arrivé. L'énervement. La suspicion prise pour une évidence. Je m'imagine que quand ils auront trouvé ce qu'il cherche on les verra sortir avec et passer là dans la cage d'escalier sur laquelle la porte de notre appartement est grande ouverte. Rien. Ils ne trouvent rien. Et Eric, le voisin prof de SES qui va bientôt passer chercher Nicolas pour prendre le taxi et aller travailler... Il faudrait le prévenir ? Nicolas demande s'il peut aller prendre son portable dans sa chambre pour l'appeler. Notre gardien accepte. Nicolas n'a plus de minutes... ça fait deux fois qu'il recharge 10.000 pesos pour une validité d'un mois et qu'il n'a pas le temps de les utiliser dans le délais imparti. Je vais chercher le mien, avec la permission de notre gardien. Eric est prévenu. Nous on est toujours en culotte sur la banquette du salon. Là haut on entend Manu se plaindre du mauvais traitement d'un des policiers en particulier. On saura après qu'ils ont été couchés au sol et gardé en joug la mitraillette posée sur le crâne, et qu'il n'auront relâché la pression qu'après que Daniel dise que Manu est français... C'est fou : être étranger, ou du moins français, donne droit à des traitements de faveur. C'est qu'il ne faudrait tout de même pas qu'on aille se plaindre à notre ambassade... Après tout ce que notre cher président a fait pour que Ingrid Betancourt soit libérée à la faveur de Uribe, le président colombien. Quelle mascarade ! La femme qui fait des photos dont on voit les flashs très puissants (comme ceux des séries à la con que télécharge et regarde tout le temps Nicolas : CSI, NCIS, et j'en passe et des meilleures) entre dans notre appartement. Elle demande que quelqu'un l'accompagne dans les pièces pour faire des photos (histoire qu'on ne dise pas après qu'elle a volé ou mis des choses à notre insu). Je l'accompagne. Elle photographie la chambre en désordre de Virginie, normal. Puis celle de Nicolas, qui ne peut être en désordre qu'entre son réveil et son départ, c'est à dire précisément au moment où ils ont débarqués. Elle discute avec moi, et en oublie de photographier ma chambre, la salle de bain... On demande ce qui se passe. Notre gardien dit que son chef va venir nous expliquer. Le chef en question semble être celui qui a pris les cedulas. Il redescend avec, nous les rend, et déclare qu'ils avaient une information concernant le troisième étage et que c'est ce qui justifiait la perquisition. Nous lui demandons franchement ce qu'ils cherchaient. Ils répond qu'il ne peut pas le dire mais que si l'information qu'ils avaient avait été vraie nous aurions été en grand danger... Ouai, ouai... tout est bon pour justifier leurs méthodes brutales. Ils s'en vont par où ils sont rentrés. En passant dans le couloir, une des femmes policier, l'air aigri, me regarde, et interroge son chef : "Et elle ?". Notre gardien se rapproche et s'interpose. "Non, ici, tout est sure." C'est Virginie qui me fait remarquer, choquée, que c'est moi qui ait inspiré des soupçons à cette dame. Le chien part avec toute sa clique, bredouille. La porte du bas de l'immeuble a été défoncée : du moins ils ont fait sauter la serrure. Les voisins se sont agglutinés pour voir le spectacle. Notre gardien nous donne l'autorisation de retourner à nos activités. Nicolas file à la douche. J'appelle au lycée pour prévenir de son retard en classe. Et puis les commentaires vont bon train, en bas, parmi les voisins, qui s'inquiètent quand même de savoir si nous allons bien. Virginie descend les poubelles à temps. Nicolas part à 6h50 au lieu de 6h30. Il ne faut pas se laisser faire. Ils faut faire une réclamation. Ils avaient un mandat de perquisition ? Oui : Daniel l'a vu. Je ne sais pas ce qu'il y avait dessus. Ils ont prétendus aussi, les policiers, que quelqu'un avait appelé pour dénoncer. Ils n'ont pas beaucoup enquêté alors avant de se fier à cette délation erronée, car ils ne savait rien de nous : ni nos professions, ni nos identités, ni que nous étions étrangers pour la plupart... C'est quand même pas difficile à trouver comme info quand on est flic et qu'on même une enquête minimum. Visiblement ils cherchaient de la drogue, vu la présence du chien. Daniel aimerait qu'on signale l'incident à note ambassade. Lui a consulté son avocat. Mais bon ne nous faisons pas trop d'illusions : nous ne saurons jamais qui a  dénoncé, ce qu'ils cherchaient précisément, ni ce que le délateur s'imagine et sur qui en particulier, pour comprendre cette intrusion inopinée à 6h du matin ce mardi 16 décembre 2008 dans notre espace privé par les forces de polices armées. En tout cas, nous n'avons rien à nous reprocher, et ils nous auraient presque fait croire le contraire !
Voili, voilou.

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mercredi 3 décembre 2008

Le déluge... ou les premiers signes de l'apocalypse.

Hier, en rentrant du travail à l'Alliance Française où je termine à 21h, je me suis tapée l'aguacero du siècle : un vrai déluge.

giromonLa journée avait déjà été chargée : matinée à graver les données de mon disque dur sur des DVD pur les sauvegarder (je ne l'avais pas fait depuis mai et il y a eu les vacances au Bréil entre temps), à corriger quelques travaux faits en classe par les élèves de l'Alliance, à remplir la grille d'évaluation de contrôle continue de la classe à partir de mes observations faites à chaque cours (expression écrite et orale, compréhension écrite et orale : prononciation, articulation, intonation, orthographe, grammaire, vocabulaire, conjugaisons, participation, lecture, travail à la maison fait ou pas, rythme d'apprentissage...), à faire mes comptes, et à diverses choses... Plus préparer le soupe de giromon pour le soir (couper le giromon que j'ai acheté cette fois entier, sur la photo ci-contre), déjeuner (au passage), prendre une douche, me laver les cheveux (c'était le jour du shampoing...)... Je suis partie précipitamment à 16h25 pour aller donner mon cours qui était à 16h30 à quinze minutes à pied de chez moi. Je suis arrivée en retard, en nage, et assoiffée, mais nous avons bien travaillé, une heure chrono pour approfondir la méthodologie de la dissertation, puis mon téléphone portable sonne. C'est Virginie, pas contente : j'ai oublié le pain dans le four (pain qui était congelé et que j'avais mis à réchauffer pour le soir). Heureusement elle a senti l'odeur persistante en rentrant du travail vers 17h45 (le pain était donc au four depuis presque deux heures). le pire c'est qu'il n'était même pas brûlé ! La maison non plus : un vrai miracle.

Après mon cours particulier je rejoins l'Alliance Française en bus, je récupère les sujets des examens. 18h30 les élèves entrent en classe. On corrige d'abord le petit exo qu'ils avaient fait le week-end et que j'avais ramassé la veille pour le corriger. Dernières recommandations. Je distribue le sujet. Après la pause on regarde la moitié d'un film. Dehors il pleut, mais bien au chaud à l'intérieur, aucun de nous n'imagine à quel point !

La rue 21 qui descend l'Alliance Française était transformée en toboggan naturel, comme au Parc Chapada Diamantina au Brésil. Un jour il faudra que je vous fasse une belle photo d'aguacero colombien... cela vaut le détour ! La pluie est tombée à seau pendant plus de trois heures. J'ai attendu que ça se calme. Puis j'ai abandonné l'élève que je connais, qui habite dans mon quartier, et qui m'avait proposé qu'on partage un taxi quand ça s'arrêterait parce que lui ne voulait pas se mouiller de peur de tomber malade... J'ai marché jusqu'au locutorio du coin pour m'abriter et attendre le bus 8 (l'un des deux seuls qui du centre passe par mon quartier, Jardin Primera, et le seul qui en plus passe à 20 mètres de l'AF). Puis un collègue de l'alliance (le chargé des affaires culturelles) est passé avec un parapluie percé et m'a proposé de marcher jusqu'à la tête de station à cent mètres pour en trouver un. Il faut savoir que quand il pleut à Pereira, c'est impossible de trouver un taxi : même en appelant leur centrales au téléphone, et encore moins en l'attendant dans la rue. Nous arrivons donc à la tête de station de taxi sur la place Gaetan. En 100 mètres j'ai mouillé toutes les parties de mes vêtements qui y avaient encore échappé. Et là, des taxis, abandonnés, aucun chauffeur, tous au bistrot du coin à boire une bière pour se réchauffer... Le seul qui est là dit déjà avoir un client (quelqu'un est avec lui dans la voiture), mais il reste là, sans travailler. On attend. On tape la discute avec la dame qui vend des cafés et des pan de bono et sous la cabane de laquelle nous nous abritons. Et puis arrive un monsieur aux cheveux blancs. La dame nous présente : "nous sommes des clients, est-ce qu'il veut bien nous amener ?" Avec son plus joli sourire. Il accepte, mais après son café et sa clope. Une autre cliente lui demande s'il est libre. Je réponds qu'il est occupé ! Il y a même un type qui me demande à moi qui je suis chauffeur de taxi (avec un sac à dos d'écolière dans le dos) : il faut vraiment être désespéré ! Puis un couple de jeune discutent avec notre chauffeur : ils vont dans un quartier qui est sur notre chemin. Il nous emmènent tous ensemble. On dépose les deux jeunes : ils payent leur course. Puis nous continuons jusqu'à Jardin Segunda, où habite aussi le collègue, et j'arrive à la maison à 22h20. Il n'y a pas d'électricité. Mes colocs sont couchés. Je fais réchauffé la soupe de giromon que j'avais préparé dans l'après-midi à la lumière de la bougie. Un bout de pain avec du "queso crema para untar" (el pecado colombiano : ma seule raison valable de vouloir rester vivre dans ce pays). Et puis je vois une lueur sous la porte de Virginie. Elle regarde un film avec les quelques minutes d'autonomie qui restent à son ordinateur tout neuf. Elle n'a pas envie de dormir. On tape la discute. La lumière revient. Je regarde si j'ai des mails. Et je vais me coucher. Il est 23h. Quelle longue journée !

Voili, voilou.

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A s'en brûler les doigts...

Vendredi matin je me suis brûlée tous les doigts de la main gauche. Vous me direz : je suis droitière. Et loin d'être ambidextre... Mais bon. C'est quand on se brûle la main gauche qu'on se rend compte à quel point on l'utilise !

En fait, la veille je m'étais lancée dans une expérience culinaire : faire cuire des haricots de soja après les avoir laissé tremper (gonfler) dans de l'eau toute une nuit. J'avais trouvé la recette sur internet. J'en avais mangé à Buenos Aires chez Liliana et j'avais beaucoup aimé. J'en ai acheté. Ils sont restés dans le placard un mois. Et puis jeudi je me suis lancée. Je les ai mis à cuir. Deux tiers du kilo acheté dans un assaisonnement salé (oignon, ail, girofle, laurier, poivre, sel...), le dernier tiers dans un assaisonnement sucré (girofle, cannelle...). Les petits poids blancs avaient donc déjà bouilli toute la journée de jeudi sans que la cuisson arrive à terme, quand j'ai décidé de les y remettre le vendredi matin. Au bout de deux heures, j'ai entendu l'eau (et son écume) qui débordaient des casseroles sur la gazinière, alors je suis allée voir : j'ai goûté un haricot, il était cuit (attention, le fait que la casserole déborde n'est absolument pas un signe que les haricots de soja sont cuits : elle avait débordé plusieurs fois le jour d'avant, et la durée de cuisson a été telle que j'ai évaporé plusieurs fois toute l'eau de cuisson, devant réalimenter la casserole pour que cela ne carbonise pas... une attention de chaque instant !). Les haricots étant cuits, je me suis donc affairée à nettoyer la cuisine qui portait les traces de mon expérience. J'ai retiré avec une poignée (une manique, un torchon, un truc pour tenir les trucs chauds en cuisine...) la grille de la gazinière pour la poser à côté : mieux vaut nettoyer tant que les choses n'ont pas séché et collé sur le métal. Je nettoie consciencieusement. Tout est propre. Et hop ! Je remets la grille en place... sans la dite poignée sus citée... et ouayayay !!! Pute-borgne ! ça fait mal. Toutes les deuxièmes et troisièmes phalanges de chaque doigts de la main gauche, BRULEES !
DSC_3935J'ai mis ma main sous l'eau froide quelques minutes. Cela m'a apaisée, je suis allée faire ce que j'avais à faire... et puis à peine trois minutes plus tard la brûlure a recommencé. J'ai fait ce petit manège plusieurs fois, et puis je me suis rappellée que j'avais lu que : quand on se brûle, il faut mettre la main dans de l'eau froide voire des glaçon jusqu'à ce que la sensation de brûlure s'arrête car sinon cela indique que, si en apprence la peau va bien, dans les couches inférieure du derme, la brûlure progresse... Alors j'ai sorti les bacs à glaçon, une casserole assez grande pour ma grosse main, et j'y ai plongé la main, dans l'eau, au milieu des glaçon. Eh bien figurez vous que la douleur ne s'est arrêtée qu'au bout de deux heures ! Ensuite, je ne savais plus si la brûlure que je ressentais était celle du froid ou du chaud... j'avais les doigts congelés et un faux mouvement et ils tombaient !

Après je me suis attellée aux soins... Ma mère m'a bien recommandé les remèdes de guérisseur officiels : mille-pertuis, calendula,... Le genre de chose qu'on a jamais chez soi et dont on peut avoir besoin une fois dans sa vie, le jour où on ne les a pas ! Puis elle est passée aux remèdes de grand-mère : pulpe de pomme-de-terre crue, oignon, carotte, un blanc d'oeuf avec de l'huile d'olive... mais bon, ce jour là, c'est tout ce qui restait à la maison pour le repas de midi. Elle m'a suggéré aussi les huiles essentielles de santal et de patchouli (ce avec quoi je me parfume habituellement...), mais comme par hasard j'étais en rade de parfum ! Il ne me restait plus que du musc. Elle m'a proposé aussi d'utiliser quoi que ce soit d'hyper réhydratant, genre à base d'aloe vera... Rien. Même pas de la biafine qui traîne : je l'avais finie cet été au Brésil pendant les vacances au soleil.

Alors j'ai regardé dans ma trousse de secours (dont la majorité du contenu est périmé puisqu'elle date de mon départ en avril 2007 pour la France et le Canada... mais les pansements en général cela se conserve bien. Comme j'ai tendance à distribuer la trousse de secours aux nécéssiteux que je rencontre et que je ne m'en sers jamais pour moi, ou presque, je n'étais pas sure du tout qu'il me reste quelque chose pour les brûlures. Et heureusement, il me restait des pansements anti-brûlure : soulage la douleur, favorise la cicatrisation, préserve le confort du patient... C'est-y pas merveilleux tout ça ? Je les découpe et les enroule autour de mes cinq doigts. Et voilà. J'ai eu l'air con 24h avec ces espèces de ruban adhesifs en colle plastique épaisse qui s'aggripaient sur tout laissant une gomme dégoulinante, et puis la peau en dessous m'a tiré et piqué pendant un bon moment, mais ma main gauche (on ne sait jamais, des fois qu'un jour j'en ai besoin pour autre chose que soulever une grille de gazinière encore incandescente, tenant encore l'éponge de la main droite) était sauvée.

Le lendemain je me suis appliquée à décoller les fameux pansements de ma peau toute gonflée et gondolée sans la déchirée : mais ça va, j'ai la peau épaisse. J'ai semé des boulettes de colle à pansement anti-brûlure partout sur mon chemin : en ville, à la maison. Et j'ai laissé la nature faire le reste. Maintenant, certaines brûlures ressemblent à de grosses ampoules que je laisse sécher, et d'autres à des durillons... C'est pas très joli mais ça fait plus mal. De toute façon, avec les main de boulanger que j'ai... je suis tout juste bonne à faire du pain, ou des massages.

Mais qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire quand on se brûle les doigts... au-delà du sens figuratif de l'expression bien connue "se brûler les doigts". L'explication de ma sorcière :
" Se brûler : il y a quelque chose qui me brûle à l'intérieur, une profonde douleur, des émotions violentes refoulées (colère, chagrin...) si bien que je retourne tout ceci contre moi, sous forme de culpabilité et d'autopunition. [Je confirme] Se brûler les mains : probablement je me sens coupable d'accomplir quelque chose par rapport à la situation présente. [Je n'aurai pas mieux dit!] Se brûler sur du métal : ce type de brûlure implique une combustion sur le plan mental et spirituel. [Ah bon ? J'y aurai pas pensé... tiens, tiens, tieeeeens... (ironie, bien sûre)] Brûlure au premier degré : contrariété. [C'est le moins qu'on puisse dire !] Deuxième degré : peine par rapport à un ou des aspects de ma vie que je juge important. [C'est possible...] Troisième degré, jusqu'aux tendons :..." Je n'y suis pas arrivée ! Ouf !

Je vous passe les détails sur les remèdes... C'est un peu personnel, mais bon voilà. Il faut savoir tirer les leçons des mauvaises expériences. Je crois que prendre une grille qui vient de chauffer pendant deux heures... on ne m'y reprendra pas.

Voil, voilou !

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samedi 25 octobre 2008

Muraquitã et la Grenouille.

Sans_titreJadis, il y avait une tribu de femmes guerrières, les Icamiabas, qui n'avaient pas de maris, et qui ne laissaient personne s'approcher de leur village. Il semblerait que Laci, la lune, les protégeait. Une fois par an, elles recevaient dans leur village les guerriers Guaracis, comme s'ils étaient leurs maris. Si de cette rencontre naissait un petit garçon, elles le confiaient aux guerriers pour qu'ils l'élèvent. Si c'était une petite fille, elles la gardaient. En ce jour spécial, un peu vanat minuit, quand la lune était presque plaine, elles se rendaient en procession au lac, amenant sur leur dos des jares pleines de parfum qu'elles versaient dans l'eau pour un bain purificateur. A minuit elles se baignaient dans le lac et en sortaient une vase verte à laquelle elles donnaient diverses formes : grenouille, poisson, tortue et autres animaux. Mais c'est la forme de grenouille qui était la plus représentée, pour ête considérée comme la plus originale. Elles donnaient aux Guaracis, qui portaient des pendentifs à leurs colliers, des mèches de cheveux tressées de leurs amantes, comme amulette. Dénommée Muriraquitãs, ces talismans apportaient chance, protégeant ceux qui les portaient des maux et des dangers.
(Traduit du portugais au français par mes faibles ressources linguistiques)
Voili, voilou.

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Ridicule face aux signes.

Hier, vendredi matin, je me suis découverte terriblement croyante et superstitieuse. Je m'en doutais déjà, depuis un moment. J'avais bien senti que s'étaient opérés en moi dans changements. Mais cela m'a frappé en plein, comme une claque dans la gueule... Comment ? Une révélation. J'ai perdu toutes mes pierres. Celles que ma mère m'avait donné pour me protéger (un cristal et un quartz rose). Et même le cristal qu'un ami m'avait donné. Plus une petite grenouille brésilienne (dont je vais raconter l'histoire ensuite) et un coquillage trouvé à Salvador (et qui sert dans le candomblé et la magie blanche). Je me suis retrouvée sans protection. Je me suis sentie toute nue, toute vulnérable, toute bizarre...

DSC_3324Et aussi un peu stupidement ridicule, parce que je me suis rendue compte que je suis croyante et superstitieuse, malgré moi... moi qui me targue de ne pas croire, de ne pas me soumettre intellectuellement à des croyances. Je me suis rendue compte de leur disparition jeudi soir vers 22h : j'allais faire ma méditation quotidienne avant de dormir, je les ai cherché où je les mets toujours, et je n'ai plus retrouvé ma petite bourse tibétaine dans laquelle je les gardais pour les avoir toujours avec moi. Je ne les quittais jamais : toujours dans la poche de mon jean, ou dans mon sac quand je portais des jupes sans poches. Je les laissais seulement pour me doucher et aller à la piscine. J'ai retournée tous mes vêtements, toute ma chambre, mes draps... Et en y repensant je ne les avais plus depuis mercredi soir en sortant de mon entrainement de natation : elles avaient du glisser de mon sac où je les avais mises, ou on me les aurait volées pendant que je nageais, ou que je me changeais dans les vestiaires... Je m'habituais déjà à leur absence, mais j'ai eu carrément peur : me protégeaient-elles vraiment ? saurais-je me protéger seule, sans elle ? Serait-ce un signe de ce que je suis capable de me libérer aussi de ce type d'attachements superstitieux ? Ou que la chance m'abandonne ?...

De rage (contre ma superstition et mon attachement à des choses aussi ridicules), j'ai décidé de m'arracher tous mes bracelets porte bonheur : celui qui réprésentait ma promesse à moi-même de revoyager (ce que j'ai fait)(un bracelet offert par un voyageur passé à la maison au tout début où je vivais à Pereira et m'installais dans la sédentarité et le salariat), celui que j'avais acheté à Rioacha, devant la Mer Caraïbe, et qui symbolisait mon attachement à la Mer Caraïbe, et la Guadeloupe,... et puis il y en a un qui a résisté : impossible de défaire le noeud, impossible même de le couper avec des ciseaux, un coupe-ongles, un couteau... rien à faire, il ne voulait pas partir, et devinez quoi ? C'est celui en corde qui est composé de perles aux couleurs du drapeau colombien et qui symbolise mon attachement à la Colombie... Conclusion je l'y ai laissé. Serait-ce un signe ?

Mais le mieux, c'est quand même que ce matin, alors que sur le conseil de Virginie, je m'étais décidée à aller faire un tour à la piscine (qui est à pétaouchenoque) pour demander s'ils n'auraient pas retrouvé mes pierres (parce que, dit Virginie, si je n'étais pas allée voir, je m'en serais voulu toujours de ne pas avoir été voir, même s'il y avait peu de chance pour qu'ils les aient trouvées, et gardées). Alors je me décide, je sors des sous-vêtements pour aller prendre une douche, et qu'est-ce que je trouve ? Ma bourse tibétaine et mes pierres. Eh bien je n'ai même pas ressenti de soulagemet, parce qu'en 36 heures j'avais déjà réussi à me faire à l'idée que je les avais perdues et qu'il faudrait que je fasse sans, et que je pense vraiment être capable de faire sans,... mais j'ai été contente ! Quand même !

En fait, tout ce que je vis, même dans les anecdotes les plus aodines de ce type, semble me conduire à chaque fois à me libérer de ce à quoi je m'entrave parfois volontairement, parfois inconsciemment, pour essayer de me sentir confiante en moi-même, en me rattachant à des détails matériels,... Tout me conduit à me libérer, et à apprendre à avoir confiance en moi sans le support d'éléments extérieurs...

Voili, voilou.

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jeudi 21 août 2008

Trucs et astuces.

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Voilá des touristes bien rôdés : à la queue leu leu pour se passer la crème de protection solaire.

Voili, voilou.

Posté par siempreCHA à 09:53:36 - 07- On The Road #3 (Brésil, Argentine...) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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lundi 28 juillet 2008

L'irlandais.

DSC_9043Il était une fois un irlandais qui n'avait rien demandé à personne et qui s'en était pris plein la gueule. Dans son long voyage de un an seul et avec son sac sur le dos en amérique du sud, il avait eu l'idée de faire une excursion de quatre jours dans la forêt amazonienne au Brésil, et par le plus grand des hasards, il se retrouva à partager cette expérience inoubliable au coeur de la Nature la plus pure, avec un groupe de spécimens exceptionnels de la pire des Cultures Humaines qui soit donnés de rencontrer á la surface de cette planète. Certes, le dit irlandais, sous toutes apparences, n'avait pas toutes les qualités pour attirer á lui la sympathie d'Autrui, mais nul ne mérite le mérpis ou la moquerie de celui qui par dessus tout se croit mieux placé pour juger du haut de ses principes ce qu'il interprète des intentions d'autrui.

Pour tout dire, l'étranger, qui en plus du malheur d'être un anglophone qui ne fait pas beaucoup d'efforts pour parler espagnol ou portugais quand il voyage en amérique latine (un anglophone quoi!), semblait avoir des moeurs incompréhensibles et inacceptables aux yeux du groupe de français qu'il a eu le malheur de rencontrer. En effet, dès qu'il était au soleil, l'irlandais se cachait dans son tee-shirt, le faisant remonter au-dessus de son nez, sans doute par crainte d'un coup de soleil douloureux sur sa peau de roux, non sans s'être au préalable badigeonné d'une bonne couche de crème solaire, de façon, comment dire, dégoulinante. De plus, il portait, sous son tee-shirt, anciennement blanc, et maculés de tâches de toutes les couleurs pouvant se rapprocher de la crasse, un coupe vent noir, dès qu'il partait marcher dans la forêt, peut-être par peur des piqures de moustique, mais au contact direct de sa peau, ce qui devait le faire suer particulièrement, et devait être à l'origine de l'odeur qui émanait de lui, aux dire de certains membres du groupe. Et enfin, le pire de ses défaut aux yeux des français, ces derniers étant dotés d'une grande éducation et d'un savoir vivre au dessus de tous soupçons, était d'avoir un sacré coup de fourchette. Car lá était le point sensible, le talon d'achille de certains des membres moteurs du groupe.

La présence de cet Autre, particulièrement vorace, a révélé chez eux une véritable angoisse de la famine, et même, plus précisément une obsession de la répartition équitable des aliments au sein du groupe. Il est vrai que partir en "expédition" dans la forêt amazonienne avec un guide (fort expérimenté, qui a coutume de travailler avec l'armée brésilienne, et qui ayant bien compris le stress de certain, s'est empressé de nous apprendre á reconnaître l'arbre "coupe-faim", un arbre qui peut permettre de survivre plusieurs jour en buvant une goute de sa seve diluée dans de l'eau...), partir comme ça dans la forêt, á 3 heures á pied et une heure en bateau de toute épicerie, quand on a toujours vécu à la ville avec un Mac Do à cinq minutes de chez soi et un frigo bien plein, c'est pas facile facile.

Bref, au camp de base, quand l'irlandais s'est servit sa première assiétée lors du premier déjeuner que nous avons fait avec lui, les commentaires ont fusé bon train, et quand le soir il s'en est servit, et qu'il n'est pas resté assez de poulet pour deux des membres du groupe qui étaient arrivés á table en retard, cela a été le scandale. Quand le groupe a su le lendemain matin que monsieur "je-bouffe-tout-et-j'en-laisse-pas-une-miette-aux-autres" avait son guide perso et ne viendrait pas avec nous, ce fût un "ouf" de soulagement chez les angoissés de la bouffe. Mais quand en fin d'après-midi, il a débarqué sur notre campement, en plein milieu de la forêt, avec un nouveau guide, cela a été la panique á bord ! Tout de suite, les mauvaises langues ont déclarés que c'était pour manger plus, qu'il avait peur de ne pas en avoir assez s'il était seul avec un guide, qu'il avait du demandé á rejoindre notre groupe (en réalité, l'endroit oú nous campions était déjà á moitié aménagé et sans doute le seul point de chute pour ce genre de sorties en foret), et je ne sais quelle autre hypothèse farfelues.

Bref, le soir même, quand le guide nous a servi sa bouillie de riz aux carottes et aux oignons, les éléments moteurs (les angoissés, qui croyaient bien sure bien faire, pour la survie du groupe) ont illico presto pris les choses en main, en se chargeant de fait, de la répartition de la pitance. De toute façon, les guides ont trés bien géré le truc (dont je pense qu'ils ont trés bien compris les tenants et les aboutissants), parce qu'il ont fait á manger, et ont mis la marmitte sur le sol devant le tronc d'arbre qui nous servait de salle á manger, et débrouillez-vous, chacun se sert s'il veut, ce qu'il veut... au pillage ! Précisons, qu'entre temps, lors du seul repas fait sans l'irlandais, les mêmes éléments avaient déjà trouvé un nouveau bouc émissaire, en la personne d'un membre du groupe qui s'était servi un peu trop copieusement á leur goût. C'est alors qu'on a pu s'apercevoir (mais certains ne s'en sont pas aperçut car ils ne voulait pas le voir) que non seulement il y en avait assez pour tout le monde, mais qu'en plus il y en avait assez pour se faire éclater la panse. Résultat, il en est resté, et on a pu même manger de la soupe de riz caramélisé (ou carbonisé au fond de la marmitte, c'est selon) le lendemain au petit déjeuner.

Mais les membres qui avaient eut le courage et la responsabilité de prendre cette situation á bras le corps en prenant l'initiative de faire le service afin que personne ne soit lèsé par l'ignoble goinfre sont sans doute allés se coucher avec le coeur léger et l'esprit en paix, fiers d'avoir sauvé la survie du groupe et d'avoir assuré l'équité et la justice dans la répartition de la nourriture... En tout cas, cela a dû calmer temporairement leur angoisse parce que quand l'irlandais le lendemain a osé se lever du tronc d'arbre salle á manger pour se resservir du même riz collant de la veille, ils ont regardés, surveillé, scruté ses gestes... mais n'ont rien dit, en tout cas pas tout de suite.

Le pire, c'est que vu comment, avec ou sans irlandais, la nourriture disparaissait en mois de cinq minutes comme si personne n'avait fait de repas depuis huit jours, vu comment chacun se jetait sur la bouffe, soit dans la peur de ne pas en avoir, soit par appétit réel, soit juste pour avoir sa part (même s'il n'a pas faim, afin de ne pas la laisser á un autre, et que la répartition soit égale, peu importe si les appétit eux ne le sont pas)... ce n'est pas tellement l'irlandais qui posait un probleme avec la nourriture, mais bien le groupe.

Heureusement pour lui, celui qui était la cause de tous les maux du groupe, parce que le groupe n'était plus capable de parler d'autre chose, ne s'est pas joint à nos promenades le jour suivant : il a fait les siennes dans son coin avec son guide. En effet, les membres actifs les plus virulants de cette fatoua à celui qui osera menacer la survie alimentaire et donc physique du groupe, formulaient leur critiques ironiques et parfois franchement de mauvais goût, á haute voix, et en présence du principal interessé, tout en sachant que tous savaient qu'il (l'irlandais), non seulement comprenait le français, mais en plus le parlait un peu.

Personnellement j'étais trés gênée pour lui de tout ce qui se disait sur lui et de l'attitude du groupe avec lui, et quand il m'a adressé la parole je lui ai répondu : j'ai même fait des photos de lui pour lui á sa demande, et je lui ai traduit en anglais quelques explications du guide lors de la seule activités qu'il a fait avec nous. ce dont il m'a remerciée. Mais il aurait été plus logique pour moi que ce soit le groupe qui aille vers lui. Ce qui n'a jamais eu lieu.

Mais quand le 2éme jour de l'excursion (1er jour en pleine foret), j'en ai eu marre d'être prise á partie par ces commentaires qui á mon sens extrapolaient complètement et auxquels je refusais de participer, alors que nous étions tous réunis sur le tronc d'arbre qui nous servait de salon (aussi), j'ai fini par dire "stop". Et lá, j'ai tout bonnement été accusée de vouloir "créer un clan" dans le groupe, avec l'un des membres qui lui aussi refusait de donner dans la persécution de l'irlandais (comme par hasard, celui qui était devenu bouc émissaire en l'absence du bouc émissaire le midi même). Ce á quoi j'ai répondu que "précisément non, c'est ce que je ne voulais pas, des clans qui s'affrontent, des groupes qui s'acharnent sur celui qui est plus faible parce que seul". Ce á quoi il m'a quand même été répondu que "je n'avais qu'à m'en aller si cela ne me plaisiait pas". Je m'étais levée pour aller prendre ma douche dans la cascade á ce moment là. J'ai donc répondu au membre qui m'avait interpellé qu'il avait dû déjà remarqué que je prenais peu part aux activités et aux conversations du groupe depuis deux jours, que ma désolidarisation était délibérée. Et je suis allée prendre ma douche.

Les rumeurs, remarques, commentaires se sont calmés, du moins en ma présence et á ma direction. J'en ai reparlé ensuite avec certains : du comportement de groupe qui prafois prend des dimensions incontrolables et qui peut avoir des conséquences irréparables, et surtout de l'exclusion d'un individu qui doit faire face á un groupe aussi peu engageant, voire même rebutant... Mais il a fallut quand même quelques jours APRES la fin du séjour dans la forêt pour que les quolibets sur l'irlandais cessent, et depuis que nous sommes revenus á la civilisation, chacun mange á sa faim (vu qu'on a beaucoup mangé au resto et que lá chacun paye sa part s'il veut doubler...).

Ceci dit, il était étrange quand même cet irlandais (dont certains á la fin du séjour ne savaient même pas qu'il s'appellait David) : il faisait de la musique tout seul dans son coin avec sa langue et ses dents en utilisant sa bouche comme caisse de résonnance... Super bizarre cet irlandais.

Voili, voilou.

Posté par siempreCHA à 19:46:25 - 07- On The Road #3 (Brésil, Argentine...) - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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