vendredi 11 décembre 2009
Que d'émotions...
Après le fameux dimanche où les colibris m'ont mangé dans la main, je n'ai pas cessé d'accumuler les aventures inoubliables. D'abord, lundi matin, je suis allée chez Guillaume (ex-coloc de l'année 2007-08, prof de maths au lycée français, resté en Colombie après avoir quitté le lycée, vit dans une maison en guadua sur une colline un peu isolée, sur le point de repartir en France). Cela faisait des mois qu'il me parlait d'un endroit qu'il avait découvert pas loin de chez lui : un bulle de verdure et de lumière dans un ravin où coule un ruisseau en contrebas de la colline où il habite, un endroit difficile d'accès, où il s'est rendu au hasard, ouvrant un chemin à la machette, pour dévaler la pente abrupte, puis au fond du ravin très étroit... Sachant qu'il repartait, et que nous ne savons pas quand nous nous reverrons, il a renouvelé son invitation à aller explorer cet endroit qu'il voulait me montrer, et j'ai fini par accepter, et surtout me décider à y aller (car j'avais déjà accepté). Je suis donc montée chez lui bien équipée et avec de quoi déjeuner après notre expédition. Et cela a été tout simplement géantissime, indescriptible. J'ai bien essayé de prendre des photos de la pente abrupte que nous avons dévalé tranquillement sur les fesses, nous agrippant à l'herbe, aux quelques arbustes, aux racines et bananiers pas très bien implantés... mais cela ne rend pas les sensations de cette descende vertigineuse dans cette végétation dense et chaotique. Et une fois en bas, on découvre un petit couloir, dans lequel coule un petit ruisseau, jonché d'arbres, de troncs, de plantes, de racines... eux mêmes peuplés d'araignées, de champignons, de mousses, de lychens... couvert d'un toît de guadua, laissant passer des couloirs de lumière... Alors nous nous sommes assis là, moi sur un rocher, lui sur un tronc de guadua... et quand nous en avons eu assez de contempler le silence délicieux qui s'imposait, nous avons discuter, de nos sensations, de nos impressions, de notre perception, de la vie. Cela a été un moment aboslument divin, hors du temps, et cet endroit restera à jamais gravé dans ma mémoire.
L'après-midi, après m'être décrottée (car nous sommes remontés de sa bulle couverts de boue, je suis remontée personnellement à genoux, en plantant la pointe de mes chaussures et les doigts dans la boue pour m'agripper à la pente presque parallèle à mon corps, presque vertical...), je me suis embarquée dans un bus avec Céline, Natalia et Jonattan à destination de Quimbaya, dans le Quindio, LA ville à voir le jour de l'Alumbrado (paraîtrait-il le plus bel alumbrado de "faroles" (lampions de carton et de papier vitrail coloré), de la région, voire de Colombie). Ceci dit, les deux années précédentes, j'avais passé l'alumbrado aussi à Quimbaya, et les deux fois il avait plu, et les deux fois j'avais été déçue. Cette fois, une fois n'est pas coutume, il a fait beau (primo), secondo j'ai pris quelques photos, tertio il y avait un monde incroyable, et quarto nous ne sommes pas rentrés le soir même à Pereira, ce qui est toute une aventure car généralement tout le monde s'en va en même temps et les derniers bus aussi et cela provoque des embouteillages monstres à la sortie de la ville. Là nous avons passé une bonne partie de la soirée à boire des cafés puis des bières dans le café de la tante de Natalia, qui nous a ensuite hébergé chez elle pour la nuit à Armenia. Cela a été une soirée de lumières, jolie et sympathique, mais rien d'exceptionnel : tous les faroles étaient sur le thème de l'environnement et il n'y en avait pas qui soit vraiment très originaux... En tout cas rien qui nous laisse présumer de la journée suivante que nous allions vivre.
Le lendemain, mardi, en effet, nous sommes repartis de chez la tante de Natalia en bus vers midi, pour nous rendre dans un endroit appellé Oceano, à mi chemin entre Armenia et Pereira, près d'un village nommé Filandia. Cet endroit, un ami m'en avait déjpà parlé, et m'avait proposé de m'y emmené. Il me l'avait décrit comme un lieu de méditation, qui propose des ateliers (yoga, taï chi, reiki, etc...), lequel endroit avait été créé par son oncle (cet ami est le cousin de Natalia, et cet oncle est aussi celui de Natalia). Nous sommes arrivés à l'heure du déjeuner : on nous a offert gratuitement un repas végétarien délicieux. Nous avons fait chacun notre vaisselle (ainsi fonctionne la communauté). Puis les autres personnes présentes sont allées à leurs activités (un atelier de "bougies" et nous, nous sommes allés découvrir le sentier de l'Alchimiste. Déjà, pour comprendre ce qu'est l'Oceano, il faut imaginer un lieu, au milieu de la nature, comme un petit village, autour d'un immense carbet de guadua, constitué d'une série de cabanes de guadua qui servent de logement, de bibliothèque, de cuisine, de salle de bain,... et autour des jardins, et surtout une forêt, avec un ravin, un ruisseau, et un sentier qui permet d'explorer tout cela. Mais avant d'entrer dans la forêt, il faut traverser le jardin, et le jardin est organisé en un itinéraire en zig-zag ponctués de 20 pancartes, présentant un chemin initiatique spirituel. Et ces 20 pancartes, après les avoir lues, on les retrouve dans le même ordre, au fil du parcours dans la forêt, dont la configuration (montée, descente, traversée du pont, grotte, passage souterrain, bassin sur le ruisseau...) correspondent exactement au chemin initiatique décrit par les pancartes. Au point oú il y a un passage difficile, et qu'on se retrouve à douter : est-ce que c'est bien par là ? ce n'est plus tellement une promenade... est-ce que je ne vais pas glisser et me blesser au fond du ravin ? est-ce que j'en suis capable ???... Une expérience tout simplement impressionante, puissante, transcendante, un lieu magique et magnifique.
Alors après toutes ces aventures, le retour à la réalité est difficile. Nous avons repris le bus sur la via Armenia, sommes retournés à Pereira, et voilà...
Le soir, j'ai invité Natalia et Jonattan à manger des crèpes à la maison. Jonattan a ouvert le coffre de ma chaîne Hi-Fi et a nettoyé la lentille laser du lecteur CD. Puis ils sont reparti chez eux.
Mercredi, jeudi... la routine. Quelques cours qui raaportent gros, mais surtout l'attente, et encore de fortes émotions : gros gros stress lié à la perspective de retrouvailles très attendues et qui se font encore attendre... les doutes, les incertitudes. Pas facile á gérer. Est-il déjà à Pereira ? Pourquoi ne m'appelle-t-il pas ? Grosse bouffée de stress jeudi que j'ai calmé en me plongeant dans la piscine vers midi avec Céline. Je n'ai nagé qu'un kilomètre mais ça m'a rafraîchi. Et puis j'ai été plus tranquille dans l'après-midi quand j'ai enfin osé téléphoner au principal intéressé et qu'il m'a confirmé qu'il n'était pas encore à Pereira. Aujourd'hui peut-être. Moi je pars dimanche pour Bogota. Mardi pour la Guadeloupe. Une grosse après-midi de cours m'attend. Je vais y aller d'ailleurs...
Je me demande pourquoi j'ai toujours aussi peur à l'approche du départ de Colombie... pourquoi cela me met une boule dans le ventre... pòurquoi je suis aussi stressée à l'idée de quitter ce pays... pourquoi j'ai peur de ne pas pouvoir y revenir, alors que je sais que si c'est ce que je veux, cela sera...
Il se passe quelque chose qui m'échappe... Même quitter la Guadeloupe cela ne me procure jamais ce genre de sensations.
Voili, voilou.
lundi 7 décembre 2009
Les colibris me mangent dans la main...
Oh oui ! Je n'aime pas... j'adore les randonnées d'observation ornithologiques, même si on doit partir très tôt le matin. On marche tranquillement, on fait des photos, on écoute, on cherche du regard dans les branchages des êtres multicolores qui toujours se dérobent à nos yeux... on écoute, on touche, on respire, on prend le temps... et le temps passe sans qu'on s'en aperçoive... on déconnecte, on s'extirpe de l'espace-temps... on retrouve notre rythme profond et intrinsèque, l'essentiel. Hier, dimanche, pour ma deuxième sortie d'observation ornithologique (la première c'était le samedi de la semaine dernière au jardin Botanique de l'Université Technologique de Pereira, avec des profs et des élèves du lycée français), nous sommes allées Céline et moi, accompagnée de Monsieur Peña, un passionné d'oiseaux et de photos, au lieu dit "La Suisse", jusqu'à la cascade Los Frailes. Départ pour Céline, Annouck et moi (Annouck est une prof de primaire qui est arrivée cette année), du terminal de chivas à 6h pour la Florida, puis la Florida/La suiza à pied. En chemin M. Peña nous rejoint en voiture accompagné de sa femme et la tante de sa femme.
Puis nous prenons 4h aller/retour pour faire une marche qui normalement aller/retour ne dure pas plus d'1h. Nous n'avons pas vu énormément d'oiseaux, car il a fait rapidement trop beau et chaud pour qu'ils sortent en nombre, mais nous en avons vu quelques uns magnifiques. Alors, personnellement, je ne serai jamais de ceux qui les reconnaissent et connaissent leurs noms vulgaires et scientifiques dans quatorze langues, mais je me laisse transporter avec délice par leurs chants, mais aussi par toutes les autres mélodies, toutes les autres couleurs, toutes les autres sensations de la Nature. La cascade Los Frailes en plus est de toute beauté, et après la marche, rien de tel que de se laisser rafraîchir par les embruns de l'eau qui se jette du haut des 68 mètres de la montagne. Je ne me suis pas baignée à la cascade parce qu'il y avait à peine 30 cm de profondeur et un vent glacial à cause de la paroi très haute... mais au retour, je n'ai pas pu résister de me tremper dans l'eau froide de la rivière que cette même cascade alimente.
A 13h nous étions en voiture (une dans le coffre, à tour de rôle, car nous étions six pour cinq places dans un break), et redescendions vers la civilisation. Une halte sur la route pour déjeuner dans un resto familial très amusant : tout en bois, avec vue sur la vallée, et au sol jonché de copeaux de bois. Puis M. Peña (William) nous a emmené chez lui, voir et photographier les colibris, car derrière sa maison il a installé une dizaine de mangeoire qui distribuent de l'eau sucrée, et après les avoir regardé, appris à reconnaître le mâle et la femelle des cinq espèces qui viennent à cet endroit là, et bien d'autres oiseaux du quartier (pourtant résidentiel), il a proposé à Céline et moi de mettre une mangeoire dans notre main pour voir venir les colibris y manger. Impressionnant : le vent produit par le vol des colibris qui s'approchent par à coup de nos mains et donc de notre visage... le bourdonnement de leur vol, le contact avec leurs pattes sur la paume des mains quand ils se posent pour boire l'eau sucrée... Un souvenir inoubliable. Cela a été difficile de partir, mais vers 18h nous nous sommes décidées.
Céline et moi avons pris le bus à Combia pour Pereira. Quand William nous a déposé à l'intersection d'oú ils partent, il y en avait un qui prenait le départ, alors nous avons couru pour monter dedans (oui, j'ai couru, au moins 150 mètres, voire plus... même pas fatiguée, une vraie surprise pour moi), sans regarder où il allait, pensant qu'ils allaient tous à Pereira, et voilà que le bus nous a fait faire une visite "touristique" de tous les quartiers rives droite de Pereira : des endroits que je ne connaissait pas, relativement pauvres, avec des "alumbrados" (mise en lumière des maisons pour Noël) tous plus magnifiques les uns que les autres... Au bout d'un moment, le bus a fini par arriver à un endroit que nous connaissions : l'entrée de Dos Quebradas, de l'autre côté du Viaduc (fierté de la ville de Pereira, qui est actuellement tout en lumière pour Noël), alors nous sommes descendues là, nous nous sommes fait une petite séance photo de nuit du Viaduc, puis nous l'avons traversé à pied, sommes descendues faire quelques courses au supermarché en contre-bas, et sommes enfin rentrées chacune chez nous, pour ma part en taxi.
Ce fût une journée très riche : se lever très tôt un dimanche matin et partir sans réveiller les colocs (un vrai défi parce que les portes chez nous ne ferment pas, elles claquent ! quelque soit la délicatesse dont on fait preuve), la marche, les oiseaux de toutes les couleurs, les photos, la cascade, le déjeuner dans le resto de copeaux de bois, le trajet en voiture dans le coffre, les colibris qui viennent me manger dans la main, le bus qui nous perd dans les quartiers pauvres, les photos avec un appareil à 600€ (pour moi, plus pour Céline) dans un quartier tout aussi pauvre, la traversée du Viaduc à pied... Wuf ! Que d'émotions !!!
Voili, voilou.
mercredi 25 novembre 2009
Et si le Coca ça poussait ???

Nature VS Culture en Colombie.
Et si le Coca ça poussait ??? Faut-il le planter par la tête ?
Lors de notre sortie au Charco Negro dimanche après-midi dernier, l'un d'entre nous a glissé sur une pente boueuse, s'est super bien rattrapé puisqu'il ne s'est absolument pas sali, mais la bouteille de Coca-Cola qu'il portait lui a échappé des mains et a atterri la tête la première et s'est planté ainsi dans la terre.
samedi 18 juillet 2009
L'indiscible.

J'aime le vent retrouvé. J'aime la mer retrouvée. J'aime la nuit, la lune, les nuages, les étoiles... J'aime la pluie qui sèche mes larmes. J'aime le phare retrouvé, et sa lumière qui tourne et m'étourdie. J'ai besoin de silence pour fuir la solitude au milieu des mien. Je ne supporte pas l'isolement, l'éloignement... Tout le reste me semble étrange. Je ne suis pas moi-même ici. Je ne suis plus chez moi ici. J'ai perdu mes repères. Je ne m'y retrouve plus. Je ne trouve rien à dire. Pleins de comportements, d'attitudes, de réflexions, de propos, de détails m'énervent. Je ne sais pas quoi dire d'autre. J'essaye de comprendre... j'observe... j'attends, rien de spécial, j'attends, que cela se passe. Les images peut-être combleront mon silence.
Voili, voilou.
lundi 18 mai 2009
L'oeil macro de Celleci.

J'adore. Couleurs... formes... perspective... détails.
Pour en voir plus, suivez le lien.
Voili, voilou.
dimanche 12 avril 2009
L'Homme et la Mer.
Homme libre, toujours tu chériras la mer!
La mer est ton miroir, tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais a plonger au sein de ton image;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets;
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets!
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, O frères implacables!
L'Homme et la Mer, de Charles Baudelaire
Merci Daniel, du compliment (avoir dit que ma photo te faisait penser à ce poème que je ne connaissais pas et qu'à la découverte j'aime beaucoup...)
La photo a été prise vendredi soir dernier, entre 22h et minuit, sur la plage de San Juan del Cabo, dans le Parc National Tayrona (sur la côte Caraïbe, près de Santa Marta, en Colombie)... petit paradis terrestre où j'ai passé quelques jours de vacances, trop courts mais bien mérités, à dormir dans un hamac, bercée par le vent, sous les caresses des rayons de la Pleine Lune sur mon visage, la peau salée de mes journées passées à me baigner, et à sécher au Soleil, comme un iguane, qui à chaque fois que la température de son corps augmente trop, se replonge dans l'eau fraîche, avant de se remettre à faire la sieste sur un rocher... J'ai aussi lu (oh!)... lu un livre, je veux dire (oh!)(une pièce de théâtre, précisément : Les Mains Sales, de J.P. Sartre)..., et puis j'ai marché trois heures dans la jungle, pieds nus, sur la terre de mes ancêtres amérindiens... Tous les jours je mangeais du poisson ou des crevettes... un vrai régal... Je ne me suis presque pas rendue compte que la plage principale où la plupart des gens restaient, était noire de monde, pour cause de Semaine Sainte (parmi les rares semaines de vacances des Colombiens, alors ils vont tous sur la côte prendre le Soleil !), tant j'étais dans mon monde.
Voili, voilou.
mardi 31 mars 2009
Pereira : Prométhée.
Le Monument aux Fondateurs, sculpture de Rodrigo Arenas Betancourt, Pereira.
La statue représente un homme enflammé, Prométhée, un des sept titans
de la mythologie grecque, connu pour avoir fondé la race humaine. Elle
a été léguée à la ville par la maître sculpteur Rodrigo Arenas
Betancourt, comme celle de « Bolivar Nu » se trouvant sur la Place du
même nom. « El Prometeo » comme l'appellent communément les habitants
de Pereira, est un point de repère incontournable sur l'avenue
Circunvalar, avenue très animée étant donné le nombre important de bars
et de restaurants qu'elle comporte.
Photos de Charlotte Aristide (dans le sens de lecture : 2, 4 et 6) et David E. Gomez A (1, 3, 5 et 7).
lundi 30 mars 2009
Dans ma boîte aux lettres.


L'année a commencé avec la carte de voeux de l'Alliance Française, aux couleurs de la Tour Eiffel... que de clichés. Mais après j'ai reçu de vraies lettres, envoyées par de vrais amis, qui me manquent vraiment, et que j'aime beaucoup, des lettres qui m'ont fait vraiment plaisir, et que du coup, je garde sur ma table de chevet, comme des fétiches, des possibilités de bientôt les revoir, la preuve qu'ils sont avec moi...
Voili, voilou.
La fête de la Créolo-phonie à l'Alliance Française.
Pour vous raconter en bref, j'ai mené deux projets pour la fête de la Francophonie à l'Alliance Française.
L'idée étant de représenter un pays de la Francophonie, une de mes élèves du soir ayant déjà commencé à préparer des danses folkloriques françaises (de sa propre initiative) pour cette fête, et le chargé culturel souhaitant qu'elle en représente de la Guadeloupe, j'ai décidé de carrément représenter la Guadeloupe dans cette fête : travail de vocabulaire avec les élèves (en français et créole) sur les fruits, légumes, fleurs, animaux, traditions musicales, danses, mode, mais aussi de civilisation (histoire, géographie, culture, langue...) et d'actualité (LKP), pour faire une grande exposition dans une salle de classe, mais aussi cuisine (j'avais dans mon groupe un pâtissier et une future chef cuistot) et décoration aux couleurs de la Guadeloupe. Les danseuses ont même trouvé un tissu qui ressemble à du madras, et avec un élève guitariste, j'ai chanté deux airs traditionnels que le public a repris en chœur avec nous. On a mis une ambiance du tonnerre de Dieu ce soir-là, pendant que les autres représentaient la Belgique, le Canada et la Suisse... un peu plus austères. Les colombiens ont a-do-ré la biguine, la mazurka, le zouk, le créole... Ils ont tous dansé et chanté. C'était impressionnant comme fusion culturelle. Ils ont adoré aussi le planteur, les acras, le colombo, et les gâteaux... Tout est parti comme des petits pains.
L'autre projet, avec le groupe du samedi, c'était une exposition de photo-carte postales de Pereira, qui valorise une ville dont la réputation est plutôt réduite à son activité commerciale (les centres commerciaux poussent comme des champignons : blanchiment d'argent de la drogue ???...) et à la "facilité" de ses femmes (surnommée "ciudad con las piernas abiertas" : "la ville aux jambes ouvertes", et non pas "puertas abiertas" : "portes ouvertes"), photos supposément faites par les élèves, mais que j'ai du en majorité refaire parce qu'elles n'étaient pas terribles, mais accompagnées de textes et de légendes écrites par eux, sur le thème de la vie culturelle et des loisirs touristiques dans la ville, avec pour pour point de vue de la narration, le regard d'un touriste français qui se balade dans la ville.
Voili, voilou.
Les photos dans le sens de lecture :
- la statue de Bolivar Nu sur la place Bolivar (centre de la ville),
- le viaduc de Pereira* (grande fierté de la ville),
- fleurs du Jardin Botanique (les fleurs sont l'emblème de la ville, son slogan "Pereira, tierra de flores"),
- l'église San José (architecture gothique mais en ciment !),
- la statue de Prométhée (ou Monument aux Fondateurs, sur l'avenue Circunvalar, avenue des bars et retaus chics, point de rendez-vous facile),
- la place du Lago (accueille une piscine-fontaine où se sont tenus des cours de natation fut un temps),
- Sanandresito (centre commercial de produits piratés, de contre-bande, etc... le comble du culte de l'illégalité dans ce pays),
- Centre Culturel de la ville (il ne s'y passe presque jamais rien),
- Musée d'Art (personne n'y va mais pourtant il s'y passe des choses sympa).
* photo prise par un élève.
jeudi 4 décembre 2008
Alumbrado : le côté positif de Noël !
Noël, j'aime pas. La folie de l'achat dans les magasins, les centres villes noirs de monde, les musiques niaises sur la naissance de Jésus, les orgies culinaires, le sentiment d'obligation de faire des cadeaux, la charité bien-pensante,... Et puis ici en Colombie c'est vraiment trop : trop de décorations quitches (sapins, anges, étoiles,... tout classique quoi ! rien d'original, rien de colombien !),... C'est super lourd : trop festif, trop commercial, trop excessif, trop famille, trop religioeux, trop de bruit, trop de pétards, trop de musiques gnan-gnan, trop de Pères Noëls en positions inconfortables sur les immeubles,... trop de trop !
Et même pas de cheminée, de neige,... le seul inéterêt de cette préiode de l'année en Europe : regarder des heures les flammes qui dansent sur les bûches dans une cheminée, et se jetter en arrière dans la neige pour faire l'ange en regardant les étoiles...
Mais les lumières... j'aime. C'est la seule chose de Noël que j'aime. Les guiralandes lumineuses sur les maisons, les étoiles dans le ciel, les feux d'artifices.
Au fait ! Merci à David (Zombie) de m'avoir prêté cette optique fish-eye avec laquelle je m'amuse beaucoup... J'ai toujours rêvé d'en avoir une, et j'adoooOOOooore cet effet... J'adore !
Voili, voilou.






















