Qui m'aime me suive...

Carnet de route.

samedi 19 décembre 2009

Silence et solitude.

Poème d'un ami bien aimé.

Le silence s'installe quand on est le matin
on vient de prier ensemble
et on prit chacun dans son coin

Le silence s'installe quand on est l'après midi
on vient de manger ensemble
et on a un petit répit

Le silence s'installe le soir
on vient de ranger la cuisine
et on prie dans le noir.

Mais quand je suis en famille
qu'elle soit de sang ou de cœur
les partages et les prières fourmillent.

C'est plus difficile pour moi
car lorsque j'aime fort
c'est souvent les mots qui sortent de moi.

Mais j'apprends de toi
qu'on peut aussi partager un beau silence
avec quelqu'un qu'on aime et en qui on croit.

D'ailleurs nos mails sont comme ça
entrecoupés de silence
pour mieux nous lire à chaque fois !

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dimanche 12 avril 2009

L'Homme et la Mer.

DSC_6744

Homme libre, toujours tu chériras la mer!
La mer est ton miroir, tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais a plonger au sein de ton image;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets;
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets!

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, O frères implacables!

 

L'Homme et la Mer, de Charles Baudelaire

Merci Daniel, du compliment (avoir dit que ma photo te faisait penser à ce poème que je ne connaissais pas et qu'à la découverte j'aime beaucoup...)

La photo a été prise vendredi soir dernier, entre 22h et minuit, sur la plage de San Juan del Cabo, dans le Parc National Tayrona (sur la côte Caraïbe, près de Santa Marta, en Colombie)... petit paradis terrestre où j'ai passé quelques jours de vacances, trop courts mais bien mérités, à dormir dans un hamac, bercée par le vent, sous les caresses des rayons de la Pleine Lune sur mon visage, la peau salée de mes journées passées à me baigner, et à sécher au Soleil, comme un iguane, qui à chaque fois que la température de son corps augmente trop, se replonge dans l'eau fraîche, avant de se remettre à faire la sieste sur un rocher... J'ai aussi lu (oh!)... lu un livre, je veux dire (oh!)(une pièce de théâtre, précisément : Les Mains Sales, de J.P. Sartre)..., et puis j'ai marché trois heures dans la jungle, pieds nus, sur la terre de mes ancêtres amérindiens... Tous les jours je mangeais du poisson ou des crevettes... un vrai régal... Je ne me suis presque pas rendue compte que la plage principale où la plupart des gens restaient, était noire de monde, pour cause de Semaine Sainte (parmi les rares semaines de vacances des Colombiens, alors ils vont tous sur la côte prendre le Soleil !), tant j'étais dans mon monde.

Voili, voilou.

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mercredi 5 novembre 2008

Molécule d'O.

J'aimerai être une molécule d'O pour voler avec une autre molécule d'O, sur le dos d'une molécule de C jusqu'à ton visage, être aspirée par ton inspiration jusque dans tes poumons, puis assimilée par tes bronchioles dans ton sang, et remonter jusqu'à ton coeur dans le flux et le reflux de tes globules, et entrer dans la citadelle interdite de ton amour et y ouvrir toutes les portes et toutes les fenêtres... De là je ferai un peu de ménage : j'aèrerai les pièces, je chasserai les boîtes noires qui contiennent tes peurs et tes inhibitions, j'ouvrirai les cages dorées où tu enfermes tes plus belles émotions, je libèrerai les oiseaux de feu auxquels tu empêches d'enflammer ton âme, je laisserai ton sang bouillir de cette flamme que tu cherches à éteindre, et tes veines battre de cette puissance que tu réprimes. Quand j'aurai tout ouvert en toi, la lumière rayonnera autour de toi, et tes yeux brilleront d'espoir. Tes mouvements seront plus libres et tu te sentiras si léger que tu auras la sensation de pouvoir voler. Je remonterai alors jusqu'à tes yeux, et avec deux molécules d'H je gonflerai tes paupières pour me jeter du bord de ta cornée sur tes joues. Je coulerai sur ta douleur pour l'apaiser...

Posté par siempreCHA à 11:52:00 - 09- Home-sweet-home - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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dimanche 26 octobre 2008

Pendiente.

PENDIENTE - Definiciones y traducciones :

I - adjectivo :
1) Estoy pendiente : pendo de tu voluntad, tus deseos, tu disponibilidad...
En frances : je suis suspendue ... à toi.
2) Estoy pendiente de ti : atenta a cada uno de tus movimientos, cada una de tus respiraciones...
En frances : je suis attentive à toi.
3) Estoy pendiente : no acabaste de decir y hacer lo que tienes que decir y hacer, y espero todavia que llegas al punto, que llega el momento.
En frances : je suis en attente de toi.
4) Estoy pendiente : dependo de ti, estoy a tu merced.
En frances : je dépends de toi, je suis à ta merci.

II - substantivo masculino :
- Soy un pendiente : podria ornar una de tus orejas, o mejor, tu corazon, tu alma...
En frances : je suis une boucle d'oreille, suspendue à ton âme.

III - substantivo feminino :
- Soy una pendiente : y no se si baja o sube... pero va hacia ti !
En frances : je suis une pente... qui monte ou qui descend, je ne sais pas, mais elle va vers toi. Je la suis...

Parfois le français offre plus de mot que l'espagnol... Mais la polysémie c'est joli aussi... cela permet de dire tout à la fois, et de jouer sur les mots.

Voili, voilou.

Posté par siempreCHA à 08:18:00 - 09- Home-sweet-home - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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jeudi 28 août 2008

N'est-ce pas merveilleux ?

No te amo como si fueras rosa de sal, topacio
o flecha de claveles que propagan el fuego:
te amo como se aman ciertas cosas oscuras,
secretamente, entre la sombra y el alma.

Te amo como la planta que no florece y lleva
dentro de sí, escondida, la luz de aquellas flores,
y gracias a tu amor vive oscuro en mi cuerpo
el apretado aroma que ascendió de la tierra.

Te amo sin saber cómo, ni cuándo, ni de dónde,
te amo directamente sin problemas ni orgullo:
así te amo porque no sé amar de otra manera,

sino así de este modo en que no soy ni eres,
tan cerca que tu mano sobre mi pecho es mía,
tan cerca que se cierran tus ojos con mi sueño.

Pablo Neruda, Soneto XVII (Cien Sonetos de Amor, 1959)

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