lundi 8 juin 2009
Ça, c'est fait !
Jeudi dernier j'ai acheté mon billet d'avion pour la Guadeloupe. Un aller simple. Je n'avais pas assez d'argent pour le retour... Ça a été très dur, psychologiquement, de n'acheter que l'aller... Mais bon. Il faut que je sache ce que je veux... Si je veux revenir, comme je le dis et le pense, je reviendrai. Ma vie est ici, en Colombie, maintenant, et d'ailleurs je dois avouer que cela me déchire le cœur, rien qu'à l'idée de partir. Très forte émotion lundi dernier, quand j'ai réalisé que je partais... et que tant de choses allaient me manquer... Ça va être dur. En fait, c'est déjà dur. Comme l'année dernière, quand je suis partie, quelque mois, au Brésil et en Argentine. J'avais à peine passé la frontière, que je me sentais mal... j'ai été comme ça pendant presque dix jours, jusqu'à l'expédition dans la forêt amazonienne qui m'a littéralement régénérée... Enfin.
Sinon eh bien finalement l'Alliance Française ne va pas fermer pour vacances de mi-année, je vais garder mon groupe intensif jusqu'au 25 juin, et mes cours particuliers ne décroissent pas vraiment : au contraire, j'ai encore de nouveaux élèves, et certains demandent plus d'heure pour préparer les examens... Je ne vais donc pas avoir beaucoup de temps libre à passer avec mes amis avant de partir... ça aussi ça me fend le coeur...
Mais bon, j'ai quand même envie d'être en Guadeloupe !
Hier soir, je suis encore allée me baigner dans ma cascade préférée (j'y vais toutes les semaines maintenant), et un ami m'a fait découvrir une montagne que je ne connaissais (c'est pas c'qui manque par ici) : magnifique, avec une vue panoramique, sur les nevados derrière, sur les collines cultivées à gauche, la vallée en face, et la ville au fond, et les collines de pins à droite... Wouhou ! On a passé un tellement bon moment qu'après j'étais complètement inspirée : au restaurent, le soir, on a écrit un scénario, en deux heures, sur le set de table.
Voili, voilou.
Voili, voilou.
mardi 31 mars 2009
Partir ?
Depuis quelques temps, j'ai une envie irrésistible d'aller en Guadeloupe : en vacances, y vivre, y travailler... je ne sais pas. Depuis Noël, période à laquelle j'ai eu des difficultés financière et où je me suis retrouvée un peu seule en ville, tout le monde étant parti en vacances (ici ce sont les grandes vacances annuelles dans les entreprises, les écoles, les universités), puis sachant que mon frère, Patrick, y est parti s'y installer depuis maintenant un mois et demi avec sa petite amie, Karine, et ajouté à ça le fait que j'aurai vraiment aimé être en Guadeloupe au moment de la grève et des mobilisations politiques et culturelles qui ont eu lieu, ayant toujours souhaité pour la Guadeloupe ce genre de mouvement politique, presque révolutionnaire, de remise en question argumentée de la situation économique de la Guadeloupe, avec force et détermination, etc... eh bien, ces trois choses ont produit en moi une envie de retourner en Guadeloupe, d'y être, tout simplement. Peut-être que je me sens enfin mûre pour le retour au pays natal... Peut-être que la Guadeloupe est enfin mûre pour les changements que j'ai envie d'y mettre en œuvre... Je ne sais pas... Advienne que pourra.
Voili, voilou.
jeudi 15 janvier 2009
La Colombie : la mauvaise réputation ! Info ou intox ?
Plusieurs personnes ces derniers temps on évoqué dans leur correspondance avec moi leur peur de voyager en Colombie étant donné sa mauvaise réputation notoire et son climat supposé instable politiquement et socialement. Certe, tout n'est pas rose en Colombie, mais tout n'est pas noir non plus, et d'autres pays qui ont bonne presse, du moins touristiquement, peuvent être bien plus dangereux, à mon sens...
Je peux dire, maintenant que j'y vis depuis plus d'un an, que la Colombie ne craint vraiment rien touristiquement. La situation politique et diplomatique est plutôt calme. Les villes sont sures (pas moins sures que Lima que je connais, ou que Quito ou Mexico aux dires de mes amis qui ont voyagé dans ces pays). Mon coloc vient de passer trois semaines chez une amie au Mexique, sur la côte pacifique, et bien il affirme qu'il se sent dix fois plus en sécurité ici qu'il ne s'est senti là bas.
Je crois vraiment que les médias et
les gens en Europe fantasment complètement sur la situation de la
Colombie. Il y a eu beaucoup de violence et de graves problèmes, mais
aujourd'hui on peut circuler, voyager et vivre en Colombie en toute
tranquilité.
Le seul danger c'est la pauvreté des gens, quand on est un
touriste européen ou nord-américain, et au même titre que tous les pays
d'Amérique Latine, et du Monde d'ailleurs. En fait, la guerilla et les
paramilitaires ont semé la terreur pendant des années, mais aujourd'hui
les Farcs sont moins nombreux que les forces militaires officielles de
l'état (c'est l'une des armées les plus nombreuse du monde en
proportion avec la population) qui occupent tout le territoire, sauf la
forêt Amazonienne, les Farcs relachent tout le monde petit à petit, et
les paramilitaires (qui ont été créé par Uribe pour lutter contre les
Farcs et dont il dit avoir perdu le contrôle pour se désolidariser des
massacres qu'ils ont commis contre les civils innocents dans les
campagnes et pour dissimuler ses liens (ceux d'Uribe) avec les
narcotrafficants qui sont de sa famille) ont été démobilisés et
réinsérés dans la société civile au même titre que la plupart des
guérillero.
Je n'ai pas entendu parler d'incident causé par la guérilla ou les paramilitaires depuis que je suis arrivée. Juste de négociations et de libérations d'otages, avec des interventions internationales et dans des zones inhabitées et non touristiques du pays (l'Amazonie). Quand je suis arrivée, des gens m'ont raconté des trucs qui seraient arrivés peu de temps avant mon arrivée, mais depuis, ce qui fait parler les gens et les médias colombiens, c'est surtout les Pyramides (une société qui a arnaqué les pauvres en leur prenant toutes les économies et en leur promettant qu'ils allaient gagner beaucoup, pendant qu'Uribe, qui était au courant, ne faisait rien...), la mobilisation des étudiants contre la privatisation des universités et l'augmentation des frais d'inscription, durement réprimée par la brigade de l'Esmad (les CRS d'ici, surnommés Robocop), et aussi les grèves et manifestations des coupeurs de cannes, indigènes et autres travailleurs agricoles spoliés encore une fois, par l'Etat,...
La menace dans ce
pays, elle est sociale, elle est économique, et elle s'exerce contre le
peuple, contre les pauvres, contre les colombiens eux-même, qui
commencent à ouvrir les yeux sur la face caché de leur cher
président... et sa propagande Bushiste pour assimiler toutes les
protestations sociales et économiques légitimes contre son gouvernement
à du terrorisme, au nom duquel aucune loi ne peut s'appliquer (Uribe
a déclaré que quand il s'agit de lutter contre le terrorisme, il n'est
pas nécessaire de respecter la loi : pas de jugement, pas de défense
pour les accusés, pas de respect des procédures, etc...). Bref.
Les
touristes, les étrangers (s'ils viennent de pays riches), ils peuvent
visiter tranquilles la Colombie, conduisent sans permis, et peuvent
même sniffer de la cocaïne dans les bars... tant qu'ils payent ! Enfin.
Il se peut que je t'ai fait encore plus peur avec ce topo, mais si la
crainte que vous avez, c'est la réputation violente de ce pays à cause
de l'existence d'une guérilla active qui pratique des séquestrations
d'étrangers contre rançons... ce n'est pas la Colombie dans laquelle je
vis, et je ne la connais pas celle-là ! Alors si vous vous laissez
tenter par la Colombie, ce sera avec grand plaisir... Je serai votre guide, autant que faire se peut. Je pense vraiment
que ce n'est pas pire que le Pérou, ou le Vénézuela, ou même le
Mexique. Enfin.
Je comprends ceci dit que nous n'ayons pas tous les mêmes attentes ou perceptions des choses, et le fait que vous, pour oser voyager dans un pays, ayez besoin de "calme politique et social apparent" (masquant mieux une certaine violence psychologique dans les moyens de soumission idéologique et économique par le conditionnement à travers le travail, l'éducation, par les médias (comme par exemple : "N'allez pas en Colombie ! Ce pays a une réputation violente !!!"...) est ce qu'attendent la majorité des gens, et est légitime. Cela se respecte. Et c'est une force que d'être conscient de ses limites personnelles... Mais ne nous les fabriquons-nous pas aussi, pour donner un sens à nos peurs ? Ne nous inventons-nous pas de vraies bonnes raisons de ne pas remettre en question nos peurs et nos limites (nos faiblesses) pour ne pas trop chambouler l'ordre intérieur et extérieur des choses, de note vie, notre confort, nos certitudes, et ne pas faire face à des angoisses qui dans le fond sont plus générées par les certitudes que auxquelles nous nous accrochons, et notre incapacité à accepter l'incertitude comme telle...???
Enfin, je sais pas si vous me suivez... Rien n'est jamais certain de toute façon, tout bouge constamment, tout fluctue, tout évolue... et nous sommes pris dans le flot de réalités multiples que nous modelons à loisir en fonction de nos choix de perception, et d'action...
Une chose est certaine, il y a un risque partout : en Colombie, au Pérou, au Brésil, aux Etats-Unis, en France. Et je ne crois pas qu'il soit si facile de faire une hiérarchie des risques... Tout est relatif.
Voili, voilou.
Perspective du retour au pays natal...
Réponse à une amie guadeloupéenne exilée en Asie qui a passé des vacances de Noël en Guadeloupe :
Je n'ai jamais trop fait de "chanté noyel", mais quand j'en ai vécu l'expérience lors du Noël 2006 que j'ai passé en Guadeloupe après 11 Noëls passés en France, tu ne peux pas savoir le bien que ça m'a fait ! D'ailleurs, ce Noël 2006 a été le plus beau que j'ai vécu de ma vie : juste mes parents, mon frère, ma soeur, mon (ex-)beau-frère et moi... on s'était régalés, on s'était fait des tonnes de petits cadeaux tous bien personnels, et on avait beaucoup rigolé lorsque mon père avait joué le Père Noël nous demandant à tous et à chaque cadeau si on avait été sages... Enfin.
C'est sur qu'au bout de quelques années d'exil, on finit par, non pas, s'acculturer, mais se déculturer,... avoir des façons de faire, de penser, de vivre un peu plus libres et universelles, moins typiquement du pays, et qu'on porte un regard différent sur notre propre culture, que parfois même on a du mal avec certaines choses... mais passé un certain cap, je crois qu'on peut y retourner et s'y réadapter, avec un regard indulgent, attendri, et même peut-être critique et constructif, non ?
L'essentiel
c'est de ne pas s'attacher aux images : l'image que l'on garde de ce
qu'était la Guadeloupe quand on y étais, l'image que l'on en perçoit à
travers ceux qui y sont encore, l'image que l'on s'en fait après y
avoir passé quinze jours et avoir été déçu par certaines choses,
événements, personnes, l'image qu'en donnent les médias, l'image de ce
que l'on souhaiterait qu'elle soit, qu'elle devienne, vers quoi on
aimerait qu'elle évolue... Les images fixes, c'est ce qui pollue notre
vie, notre ouverture au monde, notre compréhension, et parasite notre
perception, nous empêchant d'apprécier les choses telles qu'elles sont,
et nous plongeant dans l'intolérance, la frustration, les espoirs
déçus...
Moi je me suis toujours sentie guadeloupéenne, mais peut-être un peu différemment de d'autres, à cause du fait que chez moi (à la maison, chez mes
parents) cohabitaient déjà deux cultures (ma mère étant de la
Dordogne), mais si pendant des années je me disais que je ne pourrais
plus me réadapter à la vie en Guadeloupe (j'avais déjà tellement envie
d'en partir quand j'étais en terminale, non pas par dégout ou rejet de
la Guadeloupe, mais parce que j'avais l'impression d'y étouffer, pas
assez d'espace, et très envie de connaître le reste du Monde),
aujourd'hui, après y avoir vécu presque sept mois en 2006-07 sans savoir
vraiment si je repartirai, je crois que oui, je pourrai y vivre de
nouveau, et j'aimerai y vivre de nouveau.
De toute façon, le seul pays auquel on appartienne, ce sont les gens qu'on aime, n'est-ce pas ?
Voili, voilou.
mardi 11 novembre 2008
Différence ?
Découvert "comme de par nasard" sur mon MySpace. J'ai aimé, alors je partage.
http://bibix.free.fr
http://www.myspace.com/lebibix
Voili, voilou.
vendredi 3 octobre 2008
Ça, c'est fait !
Après 4 heures à courrir dans tous les sens de guichet en guichet au terminal de bus de Buenos Aires, et une demi-douzaine, ou plutot, une double douzaine d'appels téléphoniques en province, au Chili et au Pérou pour obtenir des informations et les recouper et faire le tri de ce qu'on me dit pour me vendre un billet de bus, et de ce qui est vrai... j'ai enfin réussi à planifier mon retour.
La bonne nouvelle, déjà, c'est que vendredi dernier, alors que je discutais de mon retour avec une amie sur MSN, elle m'a tout simplement proposé de me prêter les sous pour les billets de bus retour (c'est déjà elle qui garde les affaires que j'ai laissé en Colombie, et elle m'avait déjà proposé de m'héberger à mon retour). La nuit porte conseil : le lendemain j'ai accepté sa proposition.
Et puis voilà. Je ferai une halte de deux jours et une nuit à Tucuman où je vais rendre visite à une amie, Ana, rencontrée lors de mon premier voyage en Argentine : alors que j'étais perdue dans le désert de l'Alti Plano à la recherche de la Laguna Pozuelos, elle m'avait pris en sotp, hébergé chez elle, trouvé les informations pour aller à la Lagune (dans cette région absolument pas touristique), puis nous nous étions revues chez elle à Tucuman.
Je pars donc lundi 6/10, en train, à 10h30, pour mon plus grand bonheur : 24h de train de Buenos Aires à Tucuman. Le plaisir de voyager en train. Et surtout 210 pesos d'économies car le voyage en train coûte 40 pesos au lieu de 250 en bus. Puis mercredi 8/10 dans l'après-midi il faut que je rejoigne Salta (5h de bus) avant 20h30, car là bas, un gentil monsieur a accepté de me réserver une place dans un bus du lendemain pour le Chili, par email et sans que je paye en avance : 250 pesos, 23 heures de voyage, de Salta (Argentine) à Arica (frontière Chileno-péruvienne). Jeudi 9/10 matin 7h je pars donc pour le Chili. J'y arrive le vendredi 10/10 matin à 6h. De là je traverse la frontière pour Tacna (Pérou) oú je vais passer la nuit, avant de repartir le lendemain, samedi 11/10 en fin d'après-midi pour Lima (billet que je n'ai pu ni acheter ni réserver, mais au téléphone, différentes sources m'ont confirmés qu'ils y avait plusieurs compagnies qui faisaient le voyage, avec de nombreux départs, et tous les jours). Je pourrai aussi, en arrivant à Arica (Chile), traverser tout de suite la frontière, et enchaîner direct vers Lima, mais encore faudra-t-il que le bus Salta-Arica soit à l'heure... Quien sabe ! Arrivée prévue à Lima, dimanche 12/10 à la mi-journée. Une nuit à Lima (ou deux, si j'ai enchaîné direct a Arica-Tacna), avant de repartir pour Cali (Colombie), en traversant sans s'arrêter l'Équateur (72h de voyage à priori). Billet qui m'a coûté cher (467 pesos argentins) et dont j'ai cru à un moment que j'allais regretter de l'avoir acheté (pas de remboursement possible) parce que je n'arrivais pas à combiner les correspondances précédentes pour arriver à Lima en temps et en heure. Arrivée prévue à Cali le 15/10, à Pereira le 15/10 au soir ou le 16/10 au matin, selon le retard du bus Lima-Cali. Total 160 heures de bus prévues, en 9 ou 10 jours, avec une halte de une nuit entre chaque trajet, pour laisser de la marge aux bus sud-américains qui sont souvent en retard. Pour les retards de bus, j'ai fait au plus large. Reste plus qu'à souhaiter que je n'ai pas de problème aux frontières (je vais en traverser quatrre), que les bus ne tombent pas en panne au milieu d'un désert ou en passaant une cordillère, et que leur route ne croise aucun "hold-up" !!! Saint Christophe, soit avec moi comme tu l'a toujours été !
Samedi soir, petite soirée de despedida ici chez Lili, avec Méli, Léo, et Pauli (mon unique élève), et aussi Isa, Diego et Moises (les pensionnaires de Lili). Je vais faire des tartes. Boire mes dernières bières argentines avant un moment, et essayer de ne pas pleurer.
Hier je suis allée à La Plata avec Léo. Il voulait absolument me présenter un ami peintre à lui, dont un des tableaux, qui s'appelle Las bailarinas (les danseuses), lui aurait fait pensé à mon idée de film, La Esquina... Je n'ai pas trop vu la relation... mais il m'a promis de m'expliquer un jour. L'ami en question peint des choses interessantes, certaines m'ont plues, mais le personnage en soi, bof : il s'est tellement drogué toute la soirée qu'il a rapidement été impossible de discuter avec lui. On s'est retrouvés invités à un asado tupiquement argentin : un régal, chez des amis de Léo. On est partis de là à 2h du matin en taxi pour le terminal de bus, le bus à 2h45, plus 1h de trajet a Buenos Aires, puis 45 minutes à attendre le bus 111 qui me ramenait du centre à la maison de Lili, plus 10 cuadras à marcher... je me suis couchée à 6h du matin avec la bière qui coulait encore à flot dans mes veines... mais tout va bien.
Aujourd'hui j'ai pu parler avec Lili (ce midi) et avec Méli (cet après-midi) de mon départ, de mon séjour à Buenos Aires... J'ai pu essayer de les libérer de la culpabilité qu'elles ressentent chacune à leur manière de ne pas avoir été beaucoup là avec moi, trop absorbées par leurs difficultés actuelles. C'est leur impression mais moi je n'attendais rien et je considère qu'elles ont beaucoup fait pour moi en m'hébergeant ainsi : je me suis en quelque sorte réfugiée chez elle alors que j'étais sans sous. J'ai pu leur dire que je leur suis infiniment reconnaissante de tout ce qu'elles ont fait pour moi, que je comprenais très bien ce qu'elles vivent, et que nous nous retrouverions certainement prochainement dans de meilleures circonstances... que je reviendrai, pour de vraies vacances, et passer du temps avec elle, quand les choses iront mieux pour elle (ce qui peut être très bientôt parce qu'en un mois passé ici elles ont trouvé des dizaines de solutions à leurs problèmes et les choses sont en train de s'arranger à la vitesse grand V). C'était nécessaire car le dimanche précédent quand j'ai annoncé mon départ à Méli elle s'est complètement fermée et n'a rien dit, le regard fixe dans le vide, elle s'est mise à griffoner sur un papier.
Léo je lui ai annoncé lundi soir, et il a regretté aussi de ne pas m'avoir vu plus souvent pendant le mois et demi que j'ai passé ici (3 fois en tout et pour tout)... et il a décidé de m'emmener à La Plata (sa ville natale, dont il adore l'organisation urbaine et architecturale ultra rationnelle, et que je déteste) pour me présenter son ami Manu, et son tableau des danseuses.
Demain donc, despedida. Dimanche je ne sais pas. Je n'ai fait presque aucune photo de Buenos Aires. Il pleut de nouveau. J'ai juste hâte de passer à autre chose, d'affronter le réel qui m'attend à Pereira.
Voili, voilou !
dimanche 27 juillet 2008
Brazilia - Salvador : terminus, tout le monde descend !
Nous sommes arrivés jeudi après-midi. Trois jours á ne rien foutre. C'est trop bon. Clémence avait eut la bonne idée, et finalement peu couteuse, de réserver deux studios dans un immeuble du front de mer de Salvador pour nous héberger trois semaines ici. Finalement on se retrouve pour cinq jour dans un seul appartement en attendant de rejoindre les studios mardi aprés-midi, mais cela revient au même. Vue sur la mer, au huitiéme étage, avec le vent qui souffle perpétuellement dans ma chambre dont je laisse les fenêtres grandes ouvertes la nuit, á trois minutes de la place qui de toute façon est magnifique partout á Salvador. Quand on revient de nos bains quotidiens á la mer, les pieds pleins de sables, on passe par l'escalier de service. Le premier jour on a créé un pot commun, puis on a fait des courses pour remplir le frigo. Nous nous relayons aux courses, la lessive, la cuisine, la vaisselle. Et le reste du temps on glande. Je trie mes photos, je charge de la musique sur mon Ipod, j'écris, je dors, je regarde la mer, j'écoute le vent siffler, je compte les étoiles... Trop dur la vie !
Pour les photos par contre il faut aller voir sur Facebook oú je les charge petit á petit parce que sur le blog clea ne fonctionne toujours pas... connexion trop lente.
Voili, voilou.



